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Résultats du 2nd tour (le
16 mars 2008)
L'élection à Marseille se jouait, pour le 2nd tour, dans le
3e secteur où s'affrontaient l'UMP Renaud Muselier et le PS Jean-Noël
Guérini. C'est le candidat de droite qui l'a emporté avec 50,5 %
des voix. Une victoire qui assure à Jean-Claude Gaudin de conserver
son siège.
Résultats du 1er tour (le
11 mars 2008)
Les résultats sont plus favorables à la droite à Marseille
où les listes de Jean-Claude Gaudin (UMP) ont rassemblé 41,4 %
des voix. Après une soirée à rebondissements où
il est plusieurs fois revenu au score, Jean-Noël Guérini (PS) a obtenu
35,8 %. Au second tour, la liste socialiste s'allie avec le MoDem
de Jean-Luc Bennahmias.
Les forces en présence (le
7 mars 2008)
Ancien rival du socialiste Gaston Defferre, maire de Marseille de 1953 à 1986, Jean-Claude Gaudin tient les rênes de la 3e ville de France depuis 12 ans. Ce cadre de l'UDF devenu co-dirigeant de l'UMP, député des Bouches du Rhône de 1978 à 1989, et maire des VIe et VIIIe arrondissements de 1983 à 1989, voit la gauche reculer année après année sur la Canebière. Au 2e tour de la présidentielle, Nicolas Sarkozy y a obtenu 55 % des suffrages. Une tendance confirmée aux législatives où l'UMP a remporté 6 circonscriptions sur 8. Dans la 4e circonscription, correspondant aux quartiers populaires, le candidat UMP, Bernard Susini, avait même stoppé 70 ans de domination communiste en éliminant Frédéric Dutoit au 1er tour (avant d'être battu par le PS au second). Un échec qui a poussé Dutoit, maire du XVe, à accepter l'union avec le candidat du PS, Jean-Noël Guérini, aux municipales. Une gauche unie en 2008, donc ? Pas si sûr. Il manque à Jean-Noël Guérini, conseiller municipal depuis 1977 et président du Conseil général, le soutien d'un tenor de la gauche locale : Philippe Sanmarco. Un temps présenté comme le dauphin de Gaston Defferre, cet élu de Marseille (DivG) a préféré rallier Jean-Claude Gaudin pour les municipales. L'ancien sénateur UDF Jacques Rocca-Serra, écarté par le Modem au profit de l'ex-Vert Jean-Luc Bennahmias, a lui aussi décidé de soutenir le maire sortant. Ce qui a sans doute réduit les espoirs des centristes qui se sont fixés un objectif de 10 % des voix le 9 mars. A l'extrême droite, Bruno Mégret s'était déclaré candidat à l'automne 2007, comme en 2001. Mais en pleine réconciliation avec Jean-Marie Le Pen, il devrait laisser le champ libre au prétendant du FN Séphane Ravier.
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