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Réélu au premier tour
(le
10 mars 2008)
A Nantes, le maire sortant Jean-Marc Ayrault (PS) est largement en tête du
premier tour (58 %). Considéré comme "intouchable"
à Nantes il entame sa 20e année à la mairie.
Les forces en présence (le
7 mars 2008)
Dans le fief des Ducs de Bretagne, Jean-Marc Ayrault, maire depuis
1989, sera probablement candidat dans un contexte très favorable :
lors de la présidentielle à Nantes, Ségolène Royal était arrivée largement
en tête au 1er tour avec 34 % des voix avant de devancer Nicolas Sarkozy
au second tour (56 %). Les 5 circonscriptions de Nantes sont tenues
par des députés de gauche et aux législatives, Jean-Marc Ayrault a frôlé
l'élection dès le premier tour (66 % au second). Enfin,
il ne devrait pas avoir à affronter une candidature des Verts avec
lesquels le PS est plutôt en bons termes. Le Vert François De Rugy a
été élu député avec le soutien du PS en
juin dernier et ne devrait pas s'opposer au président du groupe PS
à l'Assemblée. Dans l'opposition, plusieurs candidats sont tout
de même susceptibles d'inquiéter le leader socialiste. Francis
Pinte, ancien directeur de cabinet de François Fillon, puis Michel Hunault
(NC), ex-soutien de François Bayrou avant de rejoindre le giron sarkozyste,
étaient pressentis. Mais ces deux options ont été abandonnées. C'est donc
Sophie Jozan, diplômée de Sciences Po, ancienne militante d'ATD Quart-Monde,
chef de l'opposition municipale et conseillère régionale, qui sera la candidate
officielle de l'UMP en mars. En juin, lors des législatives, elle était
parvenue à mettre le député-maire de Nantes en ballotage. Dernier acteur
majeur de cette municipale, le Modem, fort de ses 300 adhérents et des 21 %
recueillis par François Bayrou à Nantes présentera une liste
autonome, alors qu'il jouera le rassemblement dans le reste du département.
Benoît Blineau, membre de l'opposition municipale, en sera le numéro 1.
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