Municipales à Nice
  Patrick Mottard et Patrick Allemand (PS), Jacques Peyrat et Christian Estrosi (UMP) © Jacqueline Joly, www.patrickmottard.blogspot.com, Sénat, DR.  

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L'édition Nice de L'Internaute

Résultat du 2e tour (le 16 mars 2008)
Avec 41,3 % de voix obtenues selon les dernières estimations, Christian Estrosi, candidat UMP, remporte le fauteuil de maire de Nice, loin devant son rival socialiste Patrick Allemand, qui totaliserait environ 33,1 % des voix. Comme promis Christian Estrosi a démissionné du poste de secrétaire d'Etat à l'Outre-mer.

Forces en présence (le 7 mars 2008)
Si Toulouse a été fortement marquée par la famille Baudis, les Niçois peuvent en dire autant de la famille Médecin, aux manettes de la ville de 1947 à 1990, date des déboires judiciaires de Jacques Médecin. Et comme dans la "ville rose", la droite se présentera divisée aux municipales de 2008 dans la capitale de la Côte d'Azur : le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer Christian Estrosi, député de la ville depuis 1988, et réélu en 2007 dès le premier tour avec plus de 60 % des voix, a officialisé sa candidature le 21 octobre, grillant la priorité au maire sortant, l'ancien membre du FN Jacques Peyrat. Reçu à l'Elysée fin 2007, ce dernier n'a pourtant pas lâché l'idée pour un 3e mandat. Il sera candidat dissident, quitte à subir les sanctions de l'UMP ! Mais à Nice, la gauche aussi est en crise. Deux candidats PS sont aujourd'hui déclarés : Patrick Mottard, chef de file de l'opposition au conseil municipal, jouera le rôle du dissident et Patrick Allemand, vice-président du Conseil régional, celui du candidat officiel du PS. Et à ce jeu des divisions, l'UMP devrait sortir vainqueur. Nicolas Sarkozy a obtenu 65 % des voix au second tour de la présidentielle dans cette ville très ancrée à droite et les 5 circonscriptions de Nice ont toutes élu des députés UMP en juin dernier. Christian Estrosi, dauphin de Jacques Médecin dont il a été adjoint aux Sports, a rallié le centriste Rudy Salles (NC). C'est Hervé Cael qui mènera la liste Modem. Enfin, Jean-Marie Le Pen, qui avait proposé son soutien à Jacques Peyrat en décembre, s'est finalement déclaré favorable à la constitution d'une liste indépendante du FN. C'est Lydia Schenardi qui mène cette liste.

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