|
Résultats du 2e tour (le
17 mars 2008)
La liste du candidat socialiste Maurice Vincent arrive en tête du second
tour des municipales à Saint-Etienne avec 46,11 % des voix, devant
les listes du maire sortant UMP Michel Thiollière (41,63 %) et du MoDem
Gilles Artigues (12,27%).
Les forces en présence (le 7 mars 2008)
Saint-Etienne a longtemps cherché son orientation politique à
l'image d'un de ses dirigeants historiques, Michel Durafour, maire de 1964
à 1977, et successivement républicain, radical-socialiste puis valoisien,
et enfin ministre d'ouverture du gouvernement de Michel Rocard en 1988. C'est
d'ailleurs un maire UMP issu du Parti radical, Michel Thiollière,
que les électeurs ont choisi en 1994 après la démission
du maire de l'époque. Il a été reconduit en 1995 et 2001,
année de son entrée au Sénat. Dans une ville minée
par la crise industrielle, il tentera de mettre en avant, lors des municipales
de 2008, le redressement opéré depuis les années 1990.
L'opération d'urbanisme "Saint-Étienne 2015" ou la candidature
au titre de capitale européenne de la culture en 2013 pourraient peser en
sa faveur. Michel Thiollière devra cependant s'employer face à la poussée
socialiste observée ces derniers mois. Le conseiller régional
Maurice Vincent, candidat du PS, peut se réjouir du score de Ségolène
Royal, qui s'est imposée en mai avec 51,56 % des voix à
Saint-Etienne. Deux socialistes sur trois ont également remporté
les législatives en juin : Jean-Louis Gagnaire (53,99 %)
, dans la 2e circonscription aux mains de l'UMP depuis 1986 et Régis Juanico
(52,13 %) dans la 1re circonscription, face au centriste Gilles Artigues.
Ce fidèle de François Bayrou, membre de la direction du Modem,
est actuellement adjoint au maire de Saint-Étienne (Loire), mais il devrait
avoir du mal à s'imposer après avoir perdu son siège
de député. Enfin, l'écologiste stéphanois Olivier Longeon
va lui aussi mener une liste, celle des Verts, en mars.
|