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Résultats du 2e tour (le
16 mars 2008)
Strasbourg a basculé à gauche. Le socialiste Roland Ries arrive
en tête avec 58 % des voix contre 42 % à la maire sortante
Fabienne Keller.
Les forces en présence (le
7 mars 2008)
Strasbourg fait partie des villes qui pourraient basculer de droite à gauche
en 2008. La maire sortante, Fabienne Keller, transfuge de l'UDF à
l'UMP, se représente avec le soutien de Robert Grossman, président UMP de
la Communauté urbaine. Mais Nicolas Sarkozy ne l'a emporté qu'au coude
à coude face à Ségolène Royal en mai, avec 51 % des voix, 2 points de
moins que son score national. Dans une région largement dominée par la vague
bleue aux législatives, Strasbourg a d'ailleurs créé la surprise
un mois plus tard : en plein cur de la ville, le socialiste Armand
Jung s'est imposé pour un second mandat de député (56 %) alors
qu'on s'attendait à la victoire de l'UMP Frédérique Loutrel, fidèle du maire
actuel. Un résultat en partie lié au score de la centriste Chantal
Cutajar au premier tour (11 %). Ancienne adjointe au maire de Strasbourg
et vice-présidente de la Communauté urbaine de Strasbourg, Chantal Cutajar
a obtenu à nouveau l'investiture du Modem pour les municipales. Elle
était opposée à de nombreux autres prétendants
centristes, notamment Jean-Claude Petitdemange, ancien dissident PS, accusé
par les ténors socialistes locaux d'avoir provoqué la défaite
lors des municipales de 2002. Ce qui explique sans doute qu'au PS, on ait
privilégié depuis longtemps l'union entre la députée
européenne Catherine Trautmann, maire de 1989 à 2001, et ancienne ministre
de la Culture, et son rival historique, le sénateur Roland Ries. La
première a renoncé à se présenter en faveur du second. Une réconciliation
qui donne à la gauche un atout supplémentaire pour l'emporter
en 2008.
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