Nicolas Sarkozy et les homosexuels : la grimace qui fait tache

Nicolas Sarkozy et les homosexuels : la grimace qui fait tache C'est une grimace qui est d'abord passée inaperçue, mais qui est de plus en plus relayée sur les réseaux sociaux. Nicolas Sarkozy est accusé d'homophobie larvée. Tempête dans un verre d'eau ?

Le mariage pour tous, et plus encore, le débat sur son maintien ou sa nécessaire abolition, est un sujet très délicat pour l'UMP, tout comme pour Nicolas Sarkozy en vue de la présidentielle 2017. L'ancien chef de l'Etat est bien obligé d'aborder cette question lors de ses nombreux meetings de campagne, ce qui parfois le pousse à des déclarations qui ne manquent pas d'être très commentées. A Marseille, le 28 octobre, Nicolas Sarkozy a une fois de plus taclé le gouvernement pour "l'instrumentalisation de l'homosexualité" généré par la loi Taubira : "On était gêné de cette intrusion, de cette exploitation médiatique. Un jour, on vous demande de faire une interview dans une revue pour homosexuelle... Excusez-moi, moi je parle à des citoyens, je parle pas à des hétérosexuels ou à des homosexuels". Le hic, c'est qu'en prononçant, "dans une revue homosexuelle", l'ancien chef de l'Etat s'est laissé aller à une grimace sans équivoque de répulsion.

Nicolas Sarkozy est ainsi depuis quelques jours pointé du doigt pour cette réaction sur les réseaux sociaux (voir ci-dessous). La vidéo de ce moment précis de son discours à Marseille, mise en ligne sur Youtube, est de plus en plus partagée sur le Web. Elle a été reperée par le site yagg.com, "premier média social LGTB", qui estime que l'ancien chef de l'Etat "a fustigé l'expression publique de l'homosexualité". Depuis, les accusations d'homophobie larvée sont de plus en plus nombreuses à s'exprimer sur la Toile. Pourtant, il apparaît assez clairement que Nicolas Sarkozy ne s'offusque en rien de l'homosexualité. "La sexualité est quelque chose qui ne se choisit pas. Reprocher à quelqu'un d'être homosexuel n'a aucun sens" disait quelques instants plus tôt. En revanche, le président a choisi d'insister sur l'instrumentalisation supposée de l'homosexualité par le gouvernement, quitte à montrer, physiquement, son dégoût à l'idée d'accorder une interview de manière communautariste à un magazine homosexuel. Une posture qui n'était pas la sienne en 2007 et 2012, lorsqu'il avait accordé des entretiens à Têtu.

Mais depuis, l'ancien chef de l'Etat a dû se prononcer davantage sur le mariage homosexuel, avec des prises de positions plus radicales. Ainsi, il considère aujourd'hui que "la PMA pour les couples de femmes homosexuelles, cela revient à la GPA".

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