Nicolas Sarkozy : sur France 2, une question qui tue et un gros mensonge

Nicolas Sarkozy : sur France 2, une question qui tue et un gros mensonge Invité du 20 heures de France 2 face à David Pujadas ce mercredi 21 janvier, Nicolas Sarkozy a esquivé une question piège du journaliste et proféré un énorme mensonge.

Trop complaisante pour certains, truffée d'erreurs et de mensonges pour d'autres, débordant sur l'anecdotique voire le hors sujet pour les derniers... Les interviews de Nicolas Sarkozy à la télévision font toujours l'objet de vives critiques dans la presse et sur les réseaux sociaux. Celle de ce mercredi 21 janvier, au 20 heures de France 2, ne déroge pas à cette règle. Face à David Pujadas, Nicolas Sarkozy a été jugé d'un côté "dans un mauvais jour" (plusieurs réponses étaient confuses), de l'autre "trop offensif" (son attaque de Manuel Valls après ses propos sur l'apartheid a été très commentée). Quant au journaliste, il a été taxé de dérouler le tapis rouge à l'ex président quand il n'était pas jugé trop impertinent au risque de perdre en crédibilité.

Une question qui tue de David Pujadas est très commentée depuis l'interview.  A la fin de son entretien, le présentateur du 20 heures évoque devant Nicolas Sarkozy les images le montrant en train de se faufiler au premier rang de la marche républicaine, le 11 janvier, manifestement pour être sur les photos au milieu des chefs d'Etat. Après avoir été la risée du Web, Nicolas Sarkozy est ainsi interrogé sur sa soif de revenir "au premier plan". Mais l'ancien chef de l'Etat va esquiver et balayer de la main la question de son interlocuteur : "Franchement, Monsieur Pujadas, on parle de 17 morts, des risques d'attentats [...] permettez-moi de ne pas tomber à ce niveau-là". Accusant les médias d'une "caricature de la politique", Nicolas Sarkozy va refuser de parler de "la mousse, de la politicaille".

EN VIDÉO - L'ex-président de la République a affirmé que "comparer la République française à l'apartheid, c'est une faute".

Autre séquence très commentée : celle qui concerne les effectifs de police et de gendarmerie. Alors que David Pujadas lui rappelait que les effectifs des forces de l'ordre avaient baissé pendant son quinquennat, Nicolas Sarkozy s'est indigné : "C'est faux, c'est faux, c'est totalement faux !" Un gros mensonge qui régale le Web encore une fois. En mettant en place dès 2007 la "Révision générale des politiques publiques (RGPP)", Nicolas Sarkozy a instauré et appliqué jusqu'en 2012 le principe du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant en retraite. Tous les secteurs de l'action publique ont été intégrés au dispositif. Les effectifs de police et de gendarmerie s'en sont donc trouvés impactés.

12 000 postes ont été supprimés selon une tendance confirmée par le ministère de l'Intérieur. Selon un rapport parlementaire plus mesuré daté d'octobre dernier, le nombre "d'équivalents temps pleins travaillés (ETPT)", autrement dit le nombre de postes votés dans les différents budgets lors de son quinquennat, sont passés de près de 150 000 postes à près de 144 000 soit une baisse de plus de 6 000 emplois. Nicolas Sarkozy évoquait quant à lui sur France 2 une hausse de 1 700 postes de plus lorsqu'il était ministre de l'Intérieur, de 2002 à 2011. "Je crois que le ministre de l'Intérieur avant et le président après étaient les mêmes personnes, j'essaye d'englober le total", complètera-t-il avec véhémence. Une façon d'entretenir la confusion ?

Article le plus lu - Un acteur accuse Asia Argento d'agression sexuelle › Voir les actualités

Annonces Google