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La promesse phare : "Adopter un traité simplifié"

Nicolas Sarkozy
 
Nioclas Sarkozy lors de son premier déplacement à Bruxelles le 23 mai 2007. © Service photo Elysée
 

» Promesse tenue. "Traité simplifié", "limité aux questions institutionnelles", "mini traité"… L'idée martelée par Nicolas Sarkozy pendant toute la campagne pour relancer le processus européen s'est finalement concrétisée dans les 12 premiers mois de son quinquennat avec le traité de Lisbonne. Après le coup d'arrêt provoqué par les "non" français et hollandais au projet de constitution européenne en 2005, les 27, et notamment la Pologne, se sont mis d'accord sur un second texte réduit. Un succès que le chef de l'Etat s'est largement attribué, et qui s'est conclu dans la nuit du 22 au 23 juin à Bruxelles après plusieurs heures de négociations et officialisé à Lisbonne le 13 décembre. La France a ratifié le texte en février en congrès réuni à Versailles, avec les voix d'une gauche divisée sur la question : certains élus souhaitaient un référendum, d'autres dénoncaient un traité aux "mini ambitions".


Les autres promesses

Mettre en place un président stable de l'Union européenne et un ministre des Affaires étrangères européen Tenue… en partie. Cette disposition figure dans le traité de Lisbonne, mais les pouvoir du Président de l'UE ont été revus à la baisse.
Garantir et mettre en œuvre le principe de préférence communautaire Pas de nouvelles.
Mettre en place l'Europe de la défense et une force d'intervention européenne de sécurité civile ("casques verts") En cours. Lors des vœux aux corps diplomatiques et aux armées en janvier, Nicolas Sarkozy a rappelé cette "priorité de la présidence française" de l'UE. Un accord avec Goerge Bush a été trouvé au cours du sommet de l'Otan, à Bucarest, début avril.
Inscrire dans les statuts de la Banque centrale européenne l'objectif de croissance-emploi Pas de nouvelles.
Stopper toute nouvelle adhésion tant qu'aucune réforme institutionnelle n'a eu lieu Tenue. Si les négociations, notamment avec la Croatie, se sont poursuivie, aucun élargissement n'a été décidé avant la signature du traité de Lisbonne.
Limiter l'action européenne à des domaines où elle est indispensable Pas de nouvelles.
Renforcer le rôle des Parlements nationaux et des gouvernements dans la construction communautaire Pas de nouvelles.
Négocier un partenariat stratégique avec la Turquie et non son intégration Non tenue. Nicolas Sarkozy a rappelé cette idée de partenariat lors de son interview du 24 avril, mais les négociations d'adhésion à l'UE se poursuivent et le projet de loi de réforme des institutions (adopté en conseil des ministres le 22 avril) veut retirer l'obligation de référendum pour toute nouvelle adhésion



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