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Bernard Kouchner © OTAN |
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» Age
: 67 ans
» Origine
: Avignon (Vaucluse)
» Situation
: divorcé puis remarié, trois enfants
» Ses
atouts : sa popularité, son expérience internationale,
et, surtout, le fait d'être socialiste et d'accepter de travailler avec
Nicolas Sarkozy...
» Ses faiblesses
: une liberté de parole qui pourrait poser quelques difficultés
au sein du gouvernement.
Le "French
doctor" : droits de l'Homme et ouverture à gauche
Bernard Koucher a
plusieurs vies. Celle, d'abord, d'humanitaire, fondateur de Médecins du monde
et de Médecins sans frontières, de "french doctor" médiatique et populaire, et
de militant de la première heure en faveur du droit d'ingérence. Celle, ensuite,
de responsable international, avec un passage au Kosovo entre 1999 et 2001 en
tant que Haut représentant de l'ONU.
Enfin, la troisième vie de Bernard
Kouchner est celle de l'homme politique de gauche. Mais malgré sa popularité et
son expérience, cette vie-là n'a pas, jusqu'à aujourd'hui, été très porteuse.
Bernard Kouchner n'a jamais obtenu d'autre mandat législatif que celui, de 1994
à 1997, de député européen. Ses expériences ministérielles sont également peu
nombreuses. Le "french doctor" a bien été plusieurs fois secrétaire d'Etat (en
1988 ou encore en 1997), mais il n'a été ministre qu'à deux reprises, et moins
d'un an à chaque fois. En 1992, d'abord, à la Santé et à l'Action humanitaire.
Puis, de février 2001 à mai 2002, il est ministre délégué chargé de la Santé au
ministère de l'Emploi et de la Solidarité.
Lors de la campagne présidentielle
de 2007, Bernard Kouchner apporte logiquement son soutien à Ségolène Royal. Mais
Nicolas Sarkozy, après sa victoire, promet un gouvernement d'ouverture pour lequel
il ne semble pas vouloir se passer de Bernard Kouchner. Très populaire, le "french
doctor" a tous les atouts : de gauche, il est suffisamment indépendant de son
parti pour s'en être écarté à plusieurs reprises au cours de sa carrière en se
rapprochant du centre. Une qualité qu'il ne semble pas prêt à sacrifier, souhaitant
garder, au gouvernement, une certaine liberté d'action. Quant à sa vision de la
politique étrangère, elle a notamment été marquée, en 2003, par une prise de position
en faveur de l'intervention française en Irak, ou encore par de vives critiques
sur la guerre en Tchétchénie et la pratique du pouvoir par Poutine. Ce qui devrait
aller dans le sens de la conception de Nicolas Sarkozy, très engagé en faveur
des droits de l'homme durant sa campagne.
Le
ministère des Affaires étrangères et européennes
C'est donc à la
tête du ministère des Affaires étrangères que Bernard Kouchner agit désormais,
avec deux autres socialistes, nommés secrétaires d'Etat : Jean-Marie
Bockel à la Coopération et à la Francophonie et Jean-Pierre
Jouyet aux Affaires européennes. Un portefeuille redéfini, lui aussi, car
il devra tenir compte du Conseil de sécurité nationale que Nicolas Sarkozy crée
en parallèle, et qui sera, lui, directement rattaché à l'Elysée. Bernard Kouchner
devra donc travailler en collaboration avec Jean-David Levitte, qui prendra la
tête de ce Conseil. Comme le reste du gouvernement, il s'est rapidement mis au
travail depuis le 18 mai, en tentant de trouver une solution à la crise
du Darfour via des négociations avec le Tchad. Peu présent dans
la résolution de l'affaire des infirmières bulgares, Bernard
Kouchner s'est récemment rendu en Irak. C'est la première visite
d'un membre du gouvernement depuis le début de l'intervention américaine.
» Secrétaires
d'Etat rattachés : Rama
Yade, Jean-Marie
Bockel, Jean-Pierre
Jouyet
» Adresse
du ministère : Quai d'Orsay, dans le VIIe arrondissement,
à Paris
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