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Hervé Morin © D. R.
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» Age : 46 ans
» Origine : Pont-Audemer (Eure)
» Situation :
marié, deux enfants
» Ses atouts : il représente l'ouverture au centre du gouvernement.
» Ses faiblesses : l'allié Hervé Morin, fondateur du Nouveau centre, gardera tout de même sa liberté de parole au sein du gouvernement, ce qui pourrait parfois entraîner quelques difficultés.
Le jocker "centre" de Nicolas Sarkozy
Diplômé de Sciences Po Paris, Hervé Morin débute sa carrière politique en 1993 auprès de François Léotard, alors ministre d'Etat et ministre de la Défense dans le gouvernement d'Edouard Balladur. En 1995, il est élu pour la première fois maire d'Epaignes, en Normandie, fonction qu'il occupe encore aujourd'hui. Il cumule cette mission avec un mandat de député de l'Eure à partir de 1998, inscrit au groupe UDF. Mais Hervé Morin a surtout été un proche de François Bayrou et un soutien historique de l'UDF. Ce qui lui vaut, en 2000, d'être nommé délégué général chargé du projet du parti, puis porte-parole du candidat UDF pour la campagne présidentielle de 2002. La même année, il est élu Président du Groupe UDF à l'Assemblée nationale.
En 2007, Hervé Morin s'engage de nouveau dans la campagne de François Bayrou, dont il est conseiller politique. Mais pas jusqu'au bout. Car lorsque son candidat penche de façon tacite, dans l'entre-deux-tours, pour un vote en faveur de Ségolène Royal, le chef de file des députés UDF annonce son ralliement à Nicolas Sarkozy. Il ne participe donc pas à la création du Mouvement démocrate, mais fonde le Nouveau centre avant les législatives, étiquette sous laquelle il compte incarner l'ouverture au sein du gouvernement Fillon, tout en précisant qu'il reste "libre".
Son parti a obtenu 20 députés à l'issue des résultats du 17 mai. Un nombre suffisant pour constituer un groupe à l'Assemblée.
Le ministère de la Défense
Le ministère de la Défense ne devrait pas subir de changements particuliers. En dépendront toujours le département des Anciens combattants, le chef d'Etat major des Armées et le Délégué général pour l'Armement. Nicolas Sarkozy a d'autre part annoncé, pendant sa campagne, qu'il "maintiendrait l'effort de défense au moins à son niveau actuel", c'est-à-dire un budget de 2 % du PIB. Cependant, la création d'un Conseil de sécurité nationale, directement rattaché à l'Elysée, pourrait réduire les pouvoirs du ministre de la Défense en donnant davantage d'importance aux conseillers directs du Président.
De même, le rôle du ministère pourrait être diminué par les réformes envisagées par Nicolas Sarkozy pour le Parlement. Ce dernier pourrait en effet obtenir un pouvoir de contrôle plus important des activités de défense (services de renseignement, modalités d'intervention des forces armées à l'étranger, ratification des accords de défense, etc.).
» Secrétaire d'Etat rattaché : Alain Marleix
» Adresse du ministère : Hôtel de Brienne, rue Saint-Dominique, dans le VIIe arrondissement à Paris
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