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Nathalie Kosciusko-Morizet © D.R.
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» Age :
34 ans
» Origine : Paris
» Situation : mariée, un enfant
» Ses atouts : elle incarne un certain renouveau de la politique ; sa spécialisation sur les questions environnementales.
» Ses faiblesses : son manque de notoriété ; ses positions parfois contestées dans certains dossiers polémiques comme le nucléaire ou les OGM.
"Madame Ecologie"
La politique est une affaire de famille chez les Kosciusko-Morizet : un arrière-grand-père sénateur-maire SFIO de Boulogne-Billancourt, un grand-père gaulliste de la première heure et ancien Ambassadeur de France à Washington, et un père longtemps maire de Sèvres. Nathalie Kosciusko-Morizet pouvait donc difficilement y échapper. Polytechnicienne spécialisée en biologie et ingénieure de l'École nationale du génie rural, des eaux et des forêts (ENGREF), sa deuxième passion est donc l'environnement. En mai 2002, elle entre ainsi au cabinet de Jean-Pierre Raffarin, alors Premier ministre, en tant que conseillère technique pour l'écologie et le développement durable. Mais à peine en place, "N-K-M" est propulsée au Palais Bourbon en remplacement de Pierre-André Wiltzer et devient ainsi la benjamine de l'Assemblée. Présidente du groupe parlementaire Santé et environnement, elle est vite repérée par Jacques Chirac qui lui propose de l'accompagner au sommet de Johannesburg, puis de participer à son projet de Charte de l'Environnement. Elue conseillère régionale d'Ile-de-France en 2004 lorsque la vague rose inonde la France, Nathalie Kosciuscko-Morizet est le symbole d'une jeunesse politique montante. Ce que ne manque pas de remarquer Nicolas Sarkozy qui lui offre d'être sa conseillère sur l'environnement pendant la campagne présidentielle. Enfin, lors des élections législatives de juin 2007, elle est réélue députée de l'Essonne.
Sans doute pas assez expérimentée pour obtenir un portefeuille à part entière, notamment celui du grand ministère du Développement durable, Nathalie Kosciusko-Morizet obtient néanmoins le secrétariat d'Etat qu'elle espérait : celui de l'Ecologie. Avec Jean-Louis Borloo, le nouveau "super-ministre" de l'Environnement, ils vont s'attaquer au Pacte écologique de Nicolas Hulot sur lequel s'est engagé Nicolas Sarkozy au moment de la campagne présidentielle et poursuivre l'organisation du "Grenelle de l'environnement, entamé par Alain Juppé. L'expérience de Nathalie Kosciusko-Morizet sur les questions environnementales est évidemment un atout de taille et un gage de compétence pour la nouvelle équipe Fillon.
» Pour connaître les attributions du ministère de l'Ecologie et du Développement durable, consultez la fiche de Jean-Louis Borloo
» Adresse du ministère : 20 avenue de Ségur, dans le VIIe arrondissement, à Paris
» Lire aussi : Interview de Nathalie Kosciusko-Morizet
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