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Salon doré cherche hôte prestigieux
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Le Salon doré © D. R.
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1er étage, vue sur jardin, en plein centre du palais : le Salon doré ne pouvait devenir que le bureau des présidents de la République. Nicolas Sarkozy s'y est donc installé, en regrettant, selon certaines rumeurs, de ne pas avoir d'accès direct aux jardins.
Le premier Président à avoir occuper le Salon doré fut le général de Gaulle, en 1958. Mais il le fit malgré lui, selon son fils Philippe de Gaulle, qui précise qu'il n'était "guère enchanté de s'installer sous les lambris de la République". Le général n'en aurait pas moins demandé que soit installé, dans le Salon doré, un bureau Louis XV sculpté au XVIIIe siècle par l'artiste Charles Cressent. Une ancienne pièce de la collection du Garde-meuble de la Couronne, auparavant placée dans un bâtiment à disposition de la Marine, avenue Gabriel. C'est aujourd'hui le meuble le plus précieux de l'Elysée.
Au goût du Président
Les lambris ont même poussé Valéry Giscard d'Estaing à préférer au Salon doré une pièce attenante, généralement réservée au Secrétaire général de l'Elysée (2), dans lequel il fit venir le bureau en acajou qu'il utilisait déjà au ministère des Finances. C'est le seul à s'être permis cet écart.
Et ce, malgré le droit qu'a chaque Président de redécorer la pièce à son goût, en puisant dans les réserves du Mobilier national.
Ainsi, le bureau Louis XV a disparu du Salon doré durant le deuxième mandat de François Mitterrand, qui a fait installer à la place un mobilier neuf dessiné par le designer alors en vogue Pierre Paulin. Mais, épisode célèbre du palais, lorsque Jacques Chirac a pris possession des lieux en 1995, son prédécesseur avait remis le Salon doré dans l'état dans lequel l'avait laissé le général de Gaulle (son bureau ayant été repris par Elizabeth Guigou puis François Fillon). Un choix qui convint à Jacques Chirac pendant ses 12 années à l'Elysée.
Pour l'instant, Nicolas Sarkozy n'a fait part d'aucun souhait de changement. Mais peut-être le Salon doré subira-t-il, lui aussi, le nouveau style "décontracté" que le Président imprime à son mandat depuis quelques semaines ?