Premiers résultats législatives : qui va oser les rendre publics

Toutes les rédactions auront accès aux enquêtes des instituts de sondage dès cet après-midi. Un média français va-t-il se risquer à les publier ou laissera-t-on encore ce monopole à la Suisse et à la Belgique ?

Le ministère de l'Intérieur est en théorie le seul organe susceptible de calculer les résultats des élections. Mais lors des législatives de nombreuses estimations, émanant des instituts de sondages vont de nouveau être mises à la disposition des médias. A eux de décider s'ils les diffusent ou pas. De l'autre côté de la frontière, la question de se posera pas par exemple pour les médias belges et suisses, qui estiment ne pas être contraints par la loi française.

La Radio-télévision suisse, 20Minutes.ch, la Tribune de Genève, La Libre Belgique, Le Soir ou encore la Radio-télévision belge francophone ne se priveront donc pas et devraient donner dès 18 heures une idée de ces résultats. Ces derniers seront ensuite repris et démultipliés sur Twitter, le réseau de microblogging étant devenu le lieu de diffusion des résultats avant l'heure par excellence. En France, sauf surprise, aucun média ne devrait se risquer à violer la loi.

Lors du premier tour de la présidentielle, un titre de presse, Libération, avait pourtant promis à ses lecteurs qu'il diffuserait des informations dès que possible à ses lecteurs, avec pour seule limite la certitude que celles-ci étaient fiable. Mais devant les menaces de sanctions de la justice française (375 000 euros pour les "personnes morales", c'est-à-dire les entreprises), Libé avait finalement fait machine arrière.

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