Nicolas Sarkozy
 
Nicolas Sarkozy © Marco Pirrone
 
"L'égalitarisme, c'est l'assurance de l'immobilisme et de la stagnation"

L'économie, ce n'est pas que de la statistique. L'économie, ce n'est pas que de l'arithmétique. L'économie, elle se fait aussi avec des passions humaines, avec des sentiments, avec des croyances. L'économie, elle dépend de ce à quoi chacun aspire, de ce qu'il veut pour lui-même, pour sa famille, pour son entreprise, pour la France. Elle dépend de la manière dont chacun perçoit son avenir, s'il le perçoit comme une promesse ou comme une menace. Elle dépend de ce que le passé, l'histoire, l'expérience, l'éducation, la culture ont déposé en chacun de nous, des traces qu'elles ont laissées dans notre mémoire, dans notre identité.

L'avoir oublié, avoir oublié que chaque être est une personne, que chaque pays a une identité, une personnalité, avoir oublié qu'un pays comme une personne ce n'est pas une page blanche et que dans la succession des jours et dans la succession des générations il faut toujours prendre l'histoire là où elle en est, avoir oublié dans la politique et dans l'économie la part de l'humain, je vous le dis, ce fut l'erreur fatale qui a si souvent fait échouer les réformes, si souvent fait obstacle au changement.

Moi, si j'ai voulu mettre l'identité, la morale, les valeurs au cœur de la campagne présidentielle, c'est parce que je suis convaincu que cela joue un rôle central dans l'économie. C'est parce que je suis convaincu qu'avec de l'identité, de la morale, des valeurs, on va aller chercher le ressort principal de la croissance.

Si j'ai tant parlé de l'identité et de la morale, c'est parce que je suis convaincu que si nous n'arrivons pas à résoudre la crise d'identité et la crise morale que nous traversons, nous ne retrouverons pas la croissance. Si j'ai tant parlé des valeurs, c'est parce que je suis convaincu que l'on ne va pas sortir durablement du marasme social et du marasme économique qui nous accablent tant qu'on n'aura pas réconcilier les Français avec les mots : réussite, travail, mérite et risque. Si j'ai tant parlé de la réussite et du mérite, c'est parce que si la réussite n'est pas valorisée, si le mérite n'est pas récompensé, alors tous les talents, tous les créateurs, tous les entrepreneurs s'en vont.

L'égalitarisme, c'est l'assurance de l'immobilisme et de la stagnation. C'est le contraire du mouvement, le contraire du progrès. Si j'ai tant parlé de protection, c'est parce que je suis convaincu qu'une certaine dose de protection est nécessaire pour faire accepter le risque, pour faire aimer le risque. On ne prend pas de risque quand on a peur de tout perdre, quand on a peur de l'exclusion, quand on est angoissé par l'avenir. Je veux protéger les Français parce que c'est la condition du changement, parce que c'est la condition de la réforme. Protéger c'est le rôle du Président de la République. C'est la raison d'être de la nation, c'est la première mission de l'Etat, c'est la condition de l'ouverture d'esprit.

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