Nicolas Sarkozy
 
Nicolas Sarkozy © UMP
 
"Il faut taxer la richesse produite plutôt que la production de richesse"

Alors il y a bien d'autres obstacles à la croissance dans l'amoncellement des réglementations. Cela s'appelle la déréglementation, c'est difficile. Mais c'est un investissement à long terme. Je veux prendre mes responsabilités : le Premier ministre créera dans les semaines qui viennent une commission sur le modèle de la commission Rueff-Armand créée par le Général de Gaulle au début des années 60. Cette commission aura la même mission : recenser tous les obstacles à l'expansion qui seront supprimés. Mais cette commission aura trois mois, par un jour de plus, pour remplir sa mission.

Et il ne faut pas seulement lever les obstacles à la croissance. Il faut aussi encourager le travail, la production, l'investissement. Je veux prendre mes responsabilités : toute notre fiscalité doit être revue en fonction de ces trois objectifs : travail, production, investissement, auxquels j'en rajoute un quatrième, fiscalité écologique. La réforme globale de la fiscalité je l'appelle de mes vœux. Il faut taxer la richesse produite plutôt que la production de richesse si l'on veut garder des usines sur notre territoire. Il faut détaxer le travail qui se délocalise et taxer davantage ce qui est moins aisément délocalisable. Il faut alléger les charges fixes qui amplifient les chocs, pour les remplacer par des charges variables qui au contraire les amortissent.

Il faut nettoyer les niches fiscales qui rendent notre système opaque et inégalitaire. Cette remise à plat, je vous propose qu'elle concerne tous les grands prélèvements : cotisations sociales, taxe professionnelle, taxe sur les salaires, TVA, impôt sur le revenu, CSG. Mesdames et Messieurs, si vous pensez que l'on peut s'attaquer à un petit bout sans toucher au reste, c'est que nous n'avons pas la même vision de l'entremêlement de la société française. Je souhaite notamment que le crédit d'impôt recherche soit porté à 100% et que soit étudiée la possibilité de moduler le taux de l'impôt sur les sociétés en fonction des investissements et des créations d'emplois, de sorte que les entreprises qui créent des emplois et qui investissent dans notre pays paient très peu d'impôts et que les entreprises qui désinvestissent et qui suppriment des emplois alors qu'elles font des profits paient davantage d'impôts.

Je souhaite également que la TVA sur les produits écologiques soit systématiquement abaissée au taux réduit. Nous nous battrons au Conseil européen pour obtenir l'accord de nos partenaires. Pour qu'il y ait de la croissance il faut investir. L'effort d'investissement est énorme : révolution numérique, biotechnologies, nucléaire, transports, santé, technologies propres, logement, recherche, innovation, éducation, enseignement supérieur, formation, intelligence économique··· Je veux prendre mes responsabilités : l'aide à l'innovation ne peut pas être qu'en direction des très grandes entreprises, même si elles ont un rôle essentiel à jouer. Je souhaite que sur les 2 milliards d'euros qui sont affectés à l'Agence pour l'innovation industrielle nous arrivions à ce qu'1 milliard soit consacré aux entreprises moyennes, qui sont les oubliées de tous les systèmes d'aides. Je souhaite également que la politique des pôles de compétitivité soit amplifiée. Il nous faut une nouvelle politique d'aménagement du territoire, une nouvelle politique industrielle.

» Lire la suite : "Au coeur de ces priorités : le développement durable"

» Que pensez-vous du discours de Nicolas Sarkozy ? Témoignez


Chaine Actualité Envoyer Imprimer Haut de page
Votre avis sur cette publicité
Voir un exemple

Voir un exemple

Voir un exemple

Voir un exemple

Voir un exemple

Toutes nos newsletters

Accueil

Connexion

rechercher