Nicolas Sarkozy
 
Place de la Concorde, le 6 mai © Agathe Azzis, L'Internaute Magazine
 
"Peu importe que la franchise soit annuelle ou à l'acte. On en discutera"

Je prendrai donc mes responsabilités. Je pense en particulier au problème de la santé. Et je parle très sérieusement de ces questions. Nous le savons tous, de nouvelles dépenses sont inévitables. Je ne serai pas celui qui ira raconter aux Français que l'on ne dépensera pas plus pour la santé des Français. On dépensera davantage.

Ces dépenses sont inévitables à cause des progrès de la médecine, du vieillissement, des maladies pour lesquelles il faut que nous fassions des efforts supplémentaires. Je ne serai pas celui qui expliquerait aux Français : on va faire des économies sur la recherche du cancer, alors que le cancer brise atrocement des centaines de milliers de familles. Il faut trouver des solutions. Je ne serai pas celui qui regarderait les bras ballants progresser la maladie d'Alzheimer, alors qu'à l'horizon de 25 ans, dans chaque famille de France, il y aura une personne, pas si âgée que cela, qui sera sortie d'elle-même.

Je ne dirai pas aux Français : nous n'avons pas d'argent pour répondre à cette terrifiante maladie. Je ne serai pas celui qui expliquerait aux Français qu'il n'y a pas d'argent pour qu'un membre de vos familles ait le droit de mourir dans la dignité, parce qu'en France, nous avons moitié moins de lits de soins palliatifs qu'en Grande-Bretagne. Alors, que les choses soient claires, je ferai du cancer, d'Alzheimer et des soins palliatifs, un chantier présidentiel. Pour financer ces dépenses nouvelles, naturellement qu'un effort supplémentaire sera nécessaire. Je mettrai sur la table ce dont j'ai parlé pendant la campagne présidentielle : la question de la franchise. Le gouvernement et le Premier ministre, comme moi-même avec le ministre de la Santé, nous serons ouverts à toutes les modalités.

Peu importe que la franchise soit annuelle ou à l'acte, qu'elle soit assurable ou qu'elle ne le soit pas. On en discutera, y compris de son montant. On en discutera. Mais ces sommes dégagées par les ressources supplémentaires serviront à financer les dépenses de santé dont on a besoin. Et quant au plan d'économie proposé par la Caisse nationale d'assurance maladie, il servira à couvrir, si le Gouvernement accepte telle ou telle de ces mesures, les déficits accumulés. Que les Français le sachent : s'il y a des recettes supplémentaires, ce sera pour financer des dépenses supplémentaires au service de leur santé. Et s'il y a des économies à faire, en luttant contre la fraude scandaleuse, contre la gabegie scandaleuse, contre ce qui n'est pas utile, ce sera pour rembourser les dettes accumulées.

Donc vous voyez, Mesdames et Messieurs, une grande souplesse sur les modalités, une grande créativité sur les conditions de mise en œuvre. Mais une chose est sûre : pour lutter contre Alzheimer, pour lutter contre le cancer, pour avoir les soins palliatifs, pour avoir les maisons médicalisées pour les personnes âgées, il faudra une recette supplémentaire. Je ne fuirai pas, je ne mentirai pas, je ne me cacherai pas et ceux qui ne voudront pas des recettes supplémentaires devront expliquer aux Français qu'ils ne voudront pas non plus des investissements supplémentaires au service de la santé des Français.

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