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Dans les hôpitaux, une réquisition des personnels grévistes est possible © D.R.
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Si la grève peut être purement et simplement interdite pour les professions liées à la sécurité intérieure, d'autres secteurs, comme la santé, l'énergie, l'audiovisuel public ou la navigation aérienne, ont déjà leur service minimum. Depuis 1964, les contrôleurs aériens ont ainsi l'obligation d'une prise en charge minimale du trafic, pour des raisons de sécurité. Ce qui n'empêche pas de lourdes perturbations en cas de mouvement important. Il en va de même pour certains salariés travaillant à l'entretien, la maintenance et le fonctionnement d'installations nucléaires.
À EDF-GDF, obligation est aussi faite d'assurer la continuité de l'alimentation en électricité. Depuis une loi de 1979, la télévision et la radio publiques ont également leur obligation de diffuser un journal d'information et une émission de divertissement chaque jour.
Enfin, dans les hôpitaux, une réquisition des personnels grévistes est possible. Réquisition
qui s'applique également, dans certains cas particuliers (menace du territoire, défense) et par décision gouvernementale, aux chefs d'établissement et personnels techniques jugés indispensables.
Pas de restriction pour les enseignants
Aucune restriction n'encadre en revanche les enseignants. Les directeurs d'établissements scolaires n'étant pas compris dans les "chefs d'établissements" cités ci-dessus, leur statut fait l'objet d'un flou juridique. Ces derniers ont, en pratique, le droit de faire grève, mais plusieurs dispositions contradictoires peuvent les en empêcher. Selon plusieurs réglements ministériels de 1971 et 1978, le jour de la grève, le directeur ou la directrice doit en effet être présent dans l'école pour recevoir les enfants qui se présenteraient et qui devraient y être accueillis. Mais ils n'ont pas l'obligation d'assurer les cours.
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