Sondages NKM : Nathalie Kosciusko-Morizet a-t-elle déjà perdu ?

Sondages NKM : Nathalie Kosciusko-Morizet a-t-elle déjà perdu ? Depuis le début des municipales à Paris, les sondages ont été défavorables à Nathalie Kosciusko-Morizet.

Entre 43 et 53 % des suffrages au second tour pour Anne Hidalgo selon les enquêtes et les modes de calculs. Entre 37 et 47 % pour Nathalie Kosciusko-Morizet, battue, donc, avec une marge confortable pour la socialiste. Voici ce que les résultats des municipales à Paris devraient offrir aux électeurs. Selon les différentes enquêtes et sondages sur les municipales à Paris publiés, NKM est donc à chaque fois donnée perdante. Une situation inconfortable qui s'explique par une multiplication de facteurs défavorables.

Premier d'entre-deux, la campagne difficile de NKM tout au long de ces municipales. La candidate de l'UMP a d'abord été désignée en novembre 2013 lors de primaires serrées, dans un climat des plus lourds pour la droite parisienne, dont les divisions sont nombreuses et historiques. Venue de Longjumeau, en banlieue, "parachutée", NKM a subi une série d'attaque et de coups durs de son propre camp. Aux rivalités avec Rachida Dati et Pierre-Yves Bournazel notamment, ont succédé les dissidences à la suite de la composition des listes. Tenue de faire de la place à ses alliés UDI et Modem, NKM a fait des mécontents parmi les évincés dont plusieurs ont fini par constituer leurs propres listes. Le cas de Charles Beigbeder est symptomatique de ce dilemme. Et pourrait donc laisser une trace les 23 et 30 mars.

Mais NKM a souffert d'autres couacs dans sa campagne municipale, pour la plupart liés à sa communication. Deux principaux griefs lui ont été adressés par ses adversaires de droite comme de gauche : trop "bobo", trop issue des "élites" pour certains, elle s'est montrée trop "cassante" pour d'autre. Deux travers qui se sont particulièrement vus lors de deux événements devenus anthologiques. Le premier suivant une tirade maladroite sur le métro de Paris, le second lors de la virulente prise à partie de journalistes lors de la campagne.

En novembre, NKM a ainsi qualifié le métro parisien de "lieu de charme" dans le magazine Elle. Une phrase qui a provoqué un déchainement de moqueries sur Internet et mis en lumière, pour ses détracteurs en tout cas, la "déconnexion de NKM des réalités des Parisiens". La seconde est l'attaque de NKM contre certains journalistes. Certains auront eu droit à un "vous me faites chier !" en pleine campagne dans le métro justement. D'autres à des accusations de connivence avec la gauche comme une journaliste du monde dans les dernières semaines de campagne.

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