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Olivier : Allez-vous instaurer davantage de proportionnelle pour les prochaines élections législatives ?
F. B. : Il faut être honnête, pour les prochaines élections législatives, celles qui vont intervenir les 10 et 17 juin, c'est impossible de modifier la loi. D'ailleurs, il n'y a pas de Parlement actuellement présent pour modifier la loi électorale. Ceci ne pourra donc pas se faire pour ces élections-là. D'une certaine manière, ça va offrir une chance de renouvellement très importante aux Français. Car ils vont avoir sous la main leurs responsables politiques, et si ces responsables ne suivent pas la direction que les Français auront choisie d'un nouveau Président et d'une nouvelle entente, ils seront balayés. Donc cela va être aussi une forme de pression. Mais si j'avais pu le faire, je l'aurais fait. Malheureusement, c'est impossible.
En revanche, aussitôt après, oui, on entrera dans la grande réflexion institutionnelle, et on va garantir qu'il y aura de la proportionnelle -moi je propose 50 % des sièges -, de manière à ce que toutes les sensibilités puissent être représentées à l'Assemblée nationalité, que les débats puissent avoir plus d'authenticité, de vérité. De la même manière, je m'attaquerai au cumul des mandats, au droit du Parlement. On va faire toutes ces choses pour que la France retrouve une démocratie normale, au lieu de la démocratie complètement confisquée et monarchique que l'on a à l'heure actuelle.
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