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Simone : Si vous êtes élu, choisirez-vous Nicolas Sarkozy comme Premier ministre ? Et lui vous choisirait-il s'il était élu ?
F. B. : (Rires) Je n'ai pas l'impression que ça aille dans ce sens…
Simone : Au deuxième tour, soutiendrez-vous Mme Royal ?
F. B. : Si je suis face à Mme Royal, je ne la soutiendrai pas évidemment. En même temps, voyez-vous, la question est la suivante : je ne changerai pas de ligne politique selon que je serai en face de l'un ou de l'autre des candidats. Je ne vais pas me transformer en candidat de la droite si je suis contre Ségolène Royal, et en candidat de la seule gauche si je suis contre Nicolas Sarkozy. Je vais défendre ma ligne politique, qui est : "Désormais, écoutez-moi bien, on a besoin de travailler ensemble". Si vous croyez que dans votre camp refermé, vous allez apporter quelque chose de bon à la France, vous n'y arriverez pas. Vous êtes trop sectaires. Vous êtes au pouvoir, les autres sont contre. Les uns diront oui, les autres diront non. Ils flingueront ce que vous ferez, ils seront en embuscade. Tout cela, ça ne va pas. Et donc on a besoin, en effet, de ce grand changement qui fait qu'un Président de la République va dire : "Mesdames et messieurs, maintenant, au nom de tout le monde, est-ce que vous acceptez ou est-ce que vous refusez ?". Si vous refusez, les Français en seront juges. Et vous verrez la dureté des Français dans ce cas-là, car les Français veulent qu'on s'occupe d'eux. Ils ont compris qu'il y avait un jeu politique entre UMP et PS. Et pour moi, ce sera ma ligne politique.
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