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 DOSSIER 
Janvier 2006

Natalité : la nouvelle exception française ?

La France, championne européenne des bébés ? Presque. En 2005, les Françaises tiennent le second rang européen en matière de fécondité. Un record. Explications.
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Taux de fécondité en Europe
(nombre d'enfants par femme)
Irlande
1.99
France
1.94
Finlande
1.80
Danemark
1.78
Suède
1.75
Royaume-Uni
1.74
Pays-Bas
1.73
Luxembourg
1.70
Belgique
1.64
Chypre
1.49
Portugal
1.42
Autriche
1.42
Estonie
1.40
Malte
1.37
Allemagne
1.37
Italie
1.33
Grèce
1.32
Espagne
1.29
Moyenne
1.50
Source : INSEE

"Mini-baby boom", "exception française" : de "Newsweek" à la "BBC", la presse étrangère n'en finit pas de commenter le "miracle démographique français." Les termes sont sans doute exagérés, mais dans un paysage démographique européen en berne, la situation française a de quoi étonner.

Une situation française exceptionnelle
Avec 1,94 enfants par femme, la France a enregistré en 2005 le deuxième indice de fécondité de l'Europe des 25, juste derrière l'Irlande (1,99 enfants), mais largement au-dessus de la moyenne européenne (1,50).
Et cette tendance semble solide : la fécondité des Françaises n'a pas baissé depuis 25 ans et augmente depuis bientôt 5 années consécutives : l'effet "an 2000", d'abord supposé éphémère par les démographes, paraît donc bien ancré.

Une tradition française de politique familiale
"La France a compris avant les autres pays la nécessité d'avoir des enfants" explique France Prioux, démographe à l'Institut national des études démographiques (INED). "Au début du siècle dernier, c'est le premier pays à avoir été confronté à la dénatalité, et les hommes politiques français se sont rendu compte des conséquences du vieillissement : ils ont fait appel à l'immigration, ils ont développé les aides aux familles…" . Allocations familiales dès le premier enfant, aides pour avoir des assistantes maternelles, entrée en maternelle dès l'âge de 3 ans... "Tout cela contribue à ancrer l'idée que les femmes peuvent travailler et avoir de jeunes enfants", souligne la demographe.

Allemagne, Italie, Angleterre à la traîne

Sommaire
Les chiffres 2005
Exception France
Interview
Service Prénoms
Le système français n'est pas encore aussi adapté aux besoins des femmes actives que ceux des pays d'Europe du Nord. Il est cependant largement en avance sur ceux de ses voisins européens : "L'Italie, l'Espagne ou la Grande-Bretagne ont des politiques familiales très défavorables à la natalité. Ces pays intègrent le fait que les femmes puissent avoir des enfants, tout en ayant une vie professionnelle, mais sans leur en donner les moyens. La politique allemande quant à elle est très favorable à la natalité mais concerne les femmes au foyer," analyse France Prioux.
Si la population française continue cette évolution, elle devrait atteindre 75 millions d'habitants à l'horizon 2050, alors que la population britannique stagnerait, que l'Allemagne perdrait 11 millions d'habitants et l'Italie 14,5 millions, d'ici 50 ans. Grâce à ce dynamisme, la France comptait déjà pour près de 10 % de la croissance démographique européenne en 2003.
 
 Claire Planchard, L'InternauteSavoir
 
Magazine Savoir
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