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> Vos propositions pour réformer le droit de vote > Prendre en compte le vote blanc

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"Voter blanc n'est pas s'abstenir" : une majorité d'internautes demande la prise en compte des votes blancs dans le décompte des voix.

 

» Vos propositions :

Arnaud : "Le jour où un pourcentage important d'électeurs se déplacera le dimanche aux urnes pour voter blanc, les politiques se poseront peut-être les bonnes questions. Le vote blanc est un bon moyen de faire savoir que l'on ne se reconnaît pas dans les propositions faites."

Christelle (Bordeaux) : "Je souhaiterais que le vote blanc soit pris en compte et que si un candidat n'est élu que par 20 % ou 30 % des Français, il ne soit pas investi car il n'est pas représentatif de ce qu'attendent les gens. Il faudrait faire revoter les gens."

 

» Comment ça se passe en France : Aux élections présidentielles de 1995 et de 2002, le vote "blanc et nul" représentait environ 2 millions de suffrages. Le record de 6,32 % a été atteint au 2e tour des législatives de 1997.

Mais conformément à l'article L. 66 du code électoral, le vote blanc n'a pas de valeur juridique : il ne fait pas l'objet d'un décompte spécifique et n'est pas distingué du vote nul (vote qui n'est "pas valable", contrairement au vote blanc qui "n'exprime pas de choix") . Des voix s'élèvent parmi les politiques pour dénoncer cette situation. En 2002, deux propositions de loi ont été déposées à l'Assemblée en vue de la reconnaissance du vote blanc. Cette réforme est présentée comme un moyen de lutte contre l'abstentionnisme et le vote extrémiste "contestataire".

Le politologue Dominique Reynié distingue deux arguments contre la prise en compte du vote blanc :

- le principe fondateur de la démocratie selon lequel toute personne qui veut contester l'offre politique peut contribuer à l'améliorer en se présentant lui même comme candidat ou en militant au sein d'un parti.

- la crainte que la reconnaissance du vote blanc entraîne son expansion électorale, fragilisant ainsi le système des partis politiques.

 

» Et ailleurs : Seule la Suède reconnaît le vote blanc lors des référendum et cette disposition ne semble pas entraîner une recrudescence du vote blanc : en 1992, 0,9 % des 6,5 millions d'électeurs suédois avaient voté blanc lors de la consultation sur l'adoption du Traité de Maastricht. Et le taux de participation s'élevait à 82,4 %, contre 71,1 % en France.

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