Bienvenue Prénom - Déconnexion
Services gratuits : Inscription | Accès membres
DOSSIER
Juin 2006
Michel Chamauret : "Quand on retrouve des héritiers, il faut savoir les convaincre"
"Ce n'est pas toujours gai au début." Michel Chamauret le concède facilement : rechercher des héritiers, c'est avant tout "retrouver les vivants les plus proches d'une personne décédée dans l'ordre du code civil". Mais le défi en vaut la peine. Jeune juriste, aspirant journaliste, Michel Chamauret est propulsé dans la profession au hasard d'une rencontre en 1977. Vingt-neuf ans après, il se passionne toujours pour ce travail d'enquête juridique et historique. Recréer la réalité et convaincreEtat-civil déposé aux archives départementales et au greffe des tribunaux de grande instance, archives militaires et fiscales, recensements de population... Le généalogiste successoral doit jongler avec l'histoire et le droit de la famille. "On n'invente rien, mais on recrée la réalité à partir des informations que nous donne le notaire", explique Michel Chamauret. "Quand on retrouve un héritier, certains pensent que c'est la manne et commencent à faire des projets démentiels, d'autres n'y croient pas, d'autres refusent et, dans ce cas-là, il faut savoir les convaincre." Une partie des revenus des généalogistes successoraux provient en effet d'un pourcentage perçu sur les héritages, en fonction du degré de parenté et du montant hérité. Leur rémunération peut également être forfaitaire, dans le cas d'une vérification demandée par un notaire.Témoin des bouleversements familiaux
|