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Les meilleures universités du monde > 5 pistes de réformes

Les classements mondiaux qui évaluent la qualité de l'enseignement pointent du doigt les lacunes de la France en la matière. Ils permettent ainsi aux universités françaises de prendre conscience du retard qu'elles ont accumulé depuis plusieurs décennies. Ce problème est bien connu des présidents d'université qui ont lancé le 28 septembre, un cri d'alarme à l'adresse des futurs candidats à la présidentielle. Ils leur ont demandé de fournir des propositions sur l'avenir des universités. Voici les nouvelles pistes qui sont évoquées.

 

1. Un nouveau dispositif d'orientation

Faute d'une orientation adaptée et d'un encadrement suffisant, l'échec en première année de fac avoisine les 40 %. Pour y remédier, le ministre délégué à l'Enseignement supérieur et à la Recherche a proposé de mettre en place dès 2007 un nouveau dispositif d'orientation. Les élèves de terminale devront être pré-inscrits dans un établissement du supérieur dès février et passer au préalable un entretien afin d'éviter les erreurs d'orientation. Beaucoup se font en effet des idées fausses sur des disciplines qu'ils n'ont jamais étudiées, comme la psychologie ou le droit.

 

2. Une sélection à l'entrée des facs

Certains proposent d'instaurer une sélection à l'entrée des universités. Selon un sondage TNS Sofres publié en septembre 2006, 61 % des Français sont favorables à cette initiative. L'objectif de la sélection est de rendre le parcours des étudiants plus cohérent. A l'heure actuelle par exemple, les titulaires d'un baccalauréat littéraire ont la possibilité de s'inscrire en fac de médecine, où leurs chances de réussite sont plus que limitées. Avec l'introduction de filières sélectives courtes et professionnalisées dans les universités et le choix de certaines facs d'admettre les élèves exclusivement sur dossier, cette idée semble faire son chemin.


3. Lutter contre "l'éparpillement" des universités

En France, 1,5 millions d'étudiants sont accueillis dans pas moins de 84 universités. Pour enrayer cette dispersion et doper la compétitivité internationale, des pôles de recherche et d'enseignement supérieur (PRES) vont être créés. Ces pôles "de mutualisation des activités et des moyens" concerneront tous les établissements géographiquement proches et désireux de s'engager dans un projet commun. Pour le moment, l'initiative n'en est encore qu'au stade de la remise des projets.

 

4. L'entrée en scène du secteur privé

Face au manque de moyens des universités françaises, certains proposent de doter les campus d'une autonomie financière et de développer des partenariats avec le secteur privé. L'Etat continuerait à financer en partie les établissements, mais les entreprises pourraient, sur le modèle américain, apporter leur soutien aux filières qui les intéressent et siéger aux conseils d'administration. Les entreprises nationales, voire locales, deviendraient ainsi des acteurs à part entière de l'enseignement supérieur. Chacun pourrait y trouver son compte : l'Etat et les collectivités seraient épaulées financièrement, tandis que les entreprises pourraient exploiter économiquement les résultats des recherches pratiquées dans les établissements.

 

5. Professionnaliser les parcours

Le principal reproche adressé aux universités françaises est de fournir des formations trop théoriques et déconnectées du monde du travail. La solution ? Transformer les étudiants en "apprentis", en leur proposant des stages, mais aussi en développant l'alternance. A leur sortie de l'université, les étudiants qui ont choisi ce type de formation intègrent souvent l'entreprise dans laquelle ils ont travaillé pendant leur cursus. Certains évoquent aussi la possibilité de mettre en place un "suivi" des anciens étudiants, qui fourniraient des informations aussi diverses que le temps qu'ils ont mis à trouver un emploi, leurs salaires, ou encore le pourcentage de chômeurs. Ces données permettront aux jeunes qui s'inscrivent dans une filière de connaître d'emblée les perspectives d'emploi.

 

6. D'autres idées à l'étude

- Des droits d'inscription calculés en fonction des revenus.
- La généralisation des outils informatiques dans les universités.
- Un apprentissage plus intensif des langues étrangères.
- La réorientation en cours d'année.
- Les tutorats, qui permettent aux étudiants d'être encadrés et de se sentir moins isolés, pourraient également être rendus obligatoires.

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