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En 1950, l'éditeur publicitaire Jacques Lafitte décide d'adapter en France le "Who's Who" anglais, créé en 1849, et rachète à l'éditeur londonien les droits d'exploitation de ce dictionnaire biographique.
La première version française du "Who's Who" voit le jour en 1953 : elle comporte 5 000 biographies de notables exclusivement parisiens. Parmi eux, une forte proportion d'industriels, de hauts fonctionnaires, de diplomates et de militaires. Dans cette première édition, seules 2 % des personnalités recensées sont des femmes. Mistinguett et Simone de Beauvoir y sont mentionnées, mais leurs biographies ne tiennent qu'en quelques lignes. En 1954, le nombre de biographies est doublé et la périodicité du "Who's Who" fixée à 2 ans.
Après le décès de Jacques Lafitte en 1974, sa femme Marie-Thérèse reprend les rênes de la maison d'édition. Elle suivra à la lettre les instructions laissées par son époux : ce dernier tenait en effet à ce que chaque édition comprenne en moyenne 20 000 biographies. Cette règle s'applique encore aujourd'hui.
Le "Who's Who" se modernise
En 1983, les éditions Jacques Lafitte sont rachetées par Antoine Hébrard. Il détient alors 51 % du capital. En 1992, après avoir acquis la totalité du capital, il prend la direction du "Who's Who". En 2001, Antoine Hebrard devient également PDG du Bottin Mondain. A son contact, le "Who's Who" se renouvelle. Sa périodicité devient annuelle en 1988, et des ouvrages dérivés ne tardent pas à voir le jour : Who's Who "International du Vin et des Spiritueux" en 1991, ou encore "Les disparus du XXe siècle" en 2001.
En 2004, le "Who's Who" se dote d'un site Internet qui permet d'accéder en ligne à la base biographique. Suivra ensuite l'envoi de newsletters hebdomadaires aux 15 000 abonnés. Fin octobre 2006, le "Who's Who" met en ligne une nouvelle version, plus performante, de son site Internet.
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