Accueil

Connexion

Grève : les prévisions

En savoir plus

Pourquoi ils sont dans la rue ?

manifestation des salariés de la filière automobile en fin d'année à paris.
 
Manifestation des salariés de la filière automobile en fin d'année à Paris. ©  Laurent Garric
 

"Mobilisation contre la politique du gouvernement" ou  "cri de colère" pour les syndicats. Grève "fourre-tout" sans vraie revendication pour la majorité. Le motif de la grève du 29 janvier fait débat. Pour ses instigateurs, il s'agit de se mobiliser pour "l'emploi, les salaires et  les services publics". Pas très précis certes. Voici quelques mots d'ordre profession par profession :

Les cheminots et salariés de la SNCF et de la RATP réclament une augmentation du Smic,  l'ouverture d'une véritable négociation salariale et l'augmentation des budgets pour un service public de qualité. Ils revendiquent aussi l'arrêt des suppressions d'emploi, et le maintient d'un statut unique pour tous les salariés. Elèves,  professeurs et parents d'élèves dénoncent quant à eux les suppressions de postes dans l'Education nationale qui se poursuivent l'an prochain, la suppression de la carte scolaire et la réforme du lycée qui constitue toujours un point de tension entre gouvernement et monde enseignant. Les enseignants-chercheurs protesteront contre la réforme de leur statut, ces derniers craignant une soumission totale aux présidents d'université et à leur conseil d'administration. Les salariés de la Poste s'élèvent contre la future " privatisation " de l'entreprise. L'Etat envisageait encore il y a quelques semaines de transformer la structure publique en société anonyme, en ouvrant son capital.

Les salariés de France Télécom et des entreprises énergétiques se joignent aux revendications salariales. Elles pourraient aussi envoyer un " message fort " à leurs directions qui seraient, selon eux, en train de préparer un plan social. Les employés du nouveau Pôle emploi entendent protester contre le changement de leurs missions prévuà la suite de la fusion ANDE-Assedic. Ils veulent défendre leurs conditions de travail et exigent une augmentation des effectifs et des salaires. Les salariés de la fonction publique demandent l'ouverture de "véritables négociations" salariales et le maintien de leur pouvoir d'achat. Ils souhaitent aussi "l'annulation" des délocalisations de certaines administrations dans le cadre de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP). Les magistrats protestent contre "le démantèlement du service public de la justice" entamé selon eux par Rachida Dati notamment avec la réforme de la carte judiciaire.

Les salariés de l'audiovisuel public demandent un "financement pérenne et dynamique" de leurs chaînes après la suppression de la publicité. Un plan social à Radio France International (RFI) est aussi dans le collimateur des syndicats. Dans le secteur automobile, on proteste contre la mise en place du chômage partiel en période de crise et contre d'éventuels plans sociaux. Les journalistes seront dans la rue pour protester contre la "précarisation de l'emploi, le blocage des salaires, les menaces de dépeçage de la convention collective des journalistes". Les routiers réclament un plan de soutien au secteur en cette période de crise.

Et aussi sur L'Internaute



Régimes spéciaux : qui en profite ?
Avant la réforme de 2007, ces derniers concernaient déjà1,6 million de personnes. Quels sont exactement les avantages des régimes spéciaux ?  Dossier

 

Ces professions qui ont déjà un service minimum
  Interdite jusqu?au XIXe siècle dans le privé et jusqu'à l'après-guerre dans le public, la grève a été progressivement autorisée pour tous. Mais il y a des exceptions. Dossier

 

  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commentaires
  • Commenter
Autour du même sujet
Chaine Actualité Haut de page
Aucun commentaire sur cette publication
Soyez le premier à déposer un commentaire
Votre avis sur cette publicité

Voir un exemple

Voir un exemple

Voir un exemple

Voir un exemple

Voir un exemple

Toutes nos newsletters