Fusillade à Chatillon : mort de la policière, un lien avec Charlie Hebdo ? [EN DIRECT]

Fusillade à Chatillon : mort de la policière, un lien avec Charlie Hebdo ? [EN DIRECT] Une fusillade a éclaté sur la commune de Montrouge, Porte de Châtillon, près de Paris, ce matin vers 8h30, tuant une policière municipale. L'un des auteurs de la fusillade serait toujours en fuite d'après Bernard Cazeneuve. Un autre aurait été interpellé.

[Mis à jour le 8 janvier 2015 15h18] Une enquête a été ouverte par le parquet antiterroriste après la fusillade de Montrouge (en savoir plus sur Montrouge), tout près de la Porte de Châtillon, au sud de Paris, ce matin. Les chefs invoqués pourraient rapprocher cette fusillade de l'attaque sanglante ayant eu lieu la veille dans les locaux de Charlie Hebdo : "assassinat de personne dépositaire de l'autorité publique", "vol avec arme" et surtout "tentative d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste".

Une importante intervention de la police a été constatée par plusieurs témoins à Montrouge aux environs de midi. De nombreux policiers se sont déployés autour d'un hôtel de la rue Pierre Brossolette, où une fusillade a éclaté tôt ce matin, tuant une policière municipale et blessant grièvement un autre agent. Le dispositif a été levé vers midi selon des salariés travaillant dans un immeuble voisin.

Fusillade à Montrouge : un tireur bien équipé

La policière tuée avait été grièvement blessée lors de coups de feu tirés à l'arme automatique, porte de Châtillon, près de Paris. Gravement touchée, elle aurait subi sur place un massage cardiaque avant d'être prise en charge dans un état critique. Entre la vie et la mort depuis le drame, elle aurait finalement succombé à ses blessures. Son pronostic vital était engagé depuis le départ des faits. Prénommée Clarissa Jean-Philippe, elle avait 26 ans selon un portrait diffusé par LCI.

Un homme, qui portait un gilet pare-balles et un fusil mitrailleur de type M5, a ouvert le feu, à 8h20, dans la rue Pierre Brossolette, à Montrouge. Deux agents municipaux ont été touchés : un autre agent de 45 ans serait en effet gravement blessé selon le Parisien et "choqué". Un homme, "de type africain", âgé de 52 ans, a rapidement été interpellé par la police. Son identité circule déjà : Serge G. était déjà connu des services de police avec une dizaine d'inscriptions à son actif. Mais il ne s'agirait pas du tireur qui, lui, "est toujours en fuite" a affirmé Bernard Cazeneuve, le ministre de l'Intérieur.

Selon des sources policières, c'est un accident entre deux véhicules, dont une Clio grise, qui aurait déclenché cette fusillade. Suite à l'accrochage, des policiers municipaux sont arrivés sur place. Selon France Info, le tireur venait de voler la voiture en menaçant sa conductrice avec une arme.

Le quartier de la porte de Châtillon a été bouclé. Selon Europe 1, "le signalement de [l'homme interpellé] ne correspond pas avec les deux frères activement recherchés depuis mercredi, Chérif et Said Kouachi".

Fusillade de Châtillon : pas de lien apparent avec l'attentat de Charlie Hebdo

Si cette hypothèse se confirme, il n'y aurait donc aucun lien avec l'attentat qui a visé le magazine satirique Charlie Hebdo hier. Dans cette affaire, Saïd Kouachi et Chérif Kouachi sont toujours recherchés par la police, tandis qu'un 3e suspect, Hamyd Mourad, s'est lui rendu hier soir, vers 23h à Reims, et est actuellement entendu par les services de police. Douze personnes sont décédées hier dans l'attaque contre Charlie Hebdo, dont 5 dessinateurs de l'hebdomadaire : Charb, Cabu, Honoré, Wolinski et Tignous. En fin de matinée, deux hommes lourdement armés s'étaient introduits rue Nicolas Appert, à Paris, dans les locaux de Charlie. Ils ouvert le feu sur l'équipe éditoriale et les policiers qui assuraient la sécurité de Charb.

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