Porte de Vincennes : quatre otages tués, le tireur est mort

Porte de Vincennes : quatre otages tués, le tireur est mort L'assaut a été donné par les policiers vendredi au supermarché cachère de la Porte de Vincennes, à Paris, où un homme retenait plusieurs otages. Le bilan fait état de cinq morts : quatre otages et le terroriste Amedy Coulibaly.

[Mis à jour le 09/01/2015 à 20h35] Le bilan est lourd. Cinq personnes ont trouvé la mort ce vendredi après-midi dans la prise d'otages du magasin Hyper Cacher situé à la Porte de Vincennes, à l'est de Paris (voir la vidéo ci-dessous). Quatre otages ont été tués en cours de journée, dont trois dès la fusillade qui a marqué le début de l'attaque, vers 13 heures. Le preneur d'otage, Amedy Coulibaly, est mort lors de l'assaut policier donné à 17h12. Le coup de force a duré moins d'une minute. Une cinquantaine de coups de feu ont retenti, après quatre déflagrations. Deux policiers ont été blessés lors de l'intervention, donnée quasiment simultanément à celle de Dammartin-en-Goële. L'incertitude demeurait vendredi soir sur le sort de la compagne et complice de Coulibaly, Hayat Boumedienne.
A 13 heures, Amedy Coulibaly, lourdement armé, s'est introduit dans cette vaste épicerie située à l'entrée de Paris. Si une partie des clients est parvenue à fuir, au moins deux femmes, deux hommes et un bébé de huit mois ont été retenus dans le magasin. Le preneur d'otages avait promis un "bain de sang" dans la boutique parisienne si les frères Kouachi étaient attaqués par le GIGN. Or, vers 17 heures, les deux hommes ont été abattus par les forces de l'ordre dans l'entrepôt de Dammartin-en-Goële dans lequel ils s'étaient retranchés. L'assaut a été donné quelques secondes après à Paris. Une attaque policière très spectaculaire, comme en témoignent ces images :
Le preneur d'otage de la porte de Vincennes s'est identifié lui-même comme le tireur de Montrouge. "Vous savez qui je suis", aurait-il affirmé aux forces de l'ordre, selon la radio France Info, qui assurait que l'homme avait appelé le 17 pour signaler la fusillade et la prise d'otage. L'homme se montrait, selon RTL, "très calme" depuis le début des négociations, entamées aux alentours de 15 heures. Il aurait évoqué l'intervention de la France au Mali et sa volonté de venger "ses frères musulmans".
Le Monde affirme qu'Amedy Coulibaly se trouvait encore à la Grande Borne, à Grigny (Essonne), le week-end dernier. De même, il a contacté la rédaction de BFM-TV a laquelle il a expliqué s'être synchronisé avec les tueurs de Charlie Hebdo : "Eux, Charlie Hebdo, moi, les policiers", a-t-il expliqué. Il a également expliqué être membre de l'Etat islamique.
Amedy Coulibaly était un ancien délinquant (condamné à plusieurs reprises pour vol, vol aggravé, détention de stupéfiants...), qui aurait intégré les milieux islamistes en 2010. Son nom est apparu - avec celui de Chérif Kouachi - dans la tentative d'évasion de Smaïn Aït Ali Belkacem, auteur de l'attentat de la station RER du Musée d'Orsay. Contrairement à Kouachi, il n'avait pas bénéficié de non-lieu et effectué trois ans de prison.

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