Jeannette Bougrab : elle se livre complètement à MSNBC après la mort de Charb

Jeannette Bougrab : elle se livre complètement à MSNBC après la mort de Charb La compagne de Charb a confié son désespoir à la télévision américaine. Dans une interview poignante, elle raconte ce qu'elle a ressenti en apprenant la mort du dessinateur de Charlie Hebdo et comment elle lui a fait ses adieux.

La famille de Charb l'avait exhortée de ne plus s'exprimer. Mais Jeannette Bougrab, qui affirme avoir été en couple trois ans avec le dessinateur de Charlie Hebdo, n'en a que faire. Passée sur de nombreux plateaux de télé français, elle s'est récemment confiée en anglais à MSNBC. Après avoir publié plusieurs extraits mardi, la chaîne américaine a dévoilé l'intégralité de cette interview bouleversante. L'ancienne femme politique y crie son chagrin d'avoir perdu celui qu'elle aimait. "Quand j'ai appris la nouvelle, j'ai essayé de l'appeler tout de suite, raconte-t-elle en anglais. Mais il n'a pas répondu. Habituellement, il me répondait tout de suite quand je l'appelais."

Jeannette Bougrab dit avoir vite pris un taxi pour se rendre à la rédaction de Charlie Hebdo. "J'ai vu plein de policiers, et le président de la République était là, je lui ai demandé où était Charb, mais il n'a pas répondu." C'est finalement un garde du corps qui lui apprendra la terrible vérité. "Je ne voulais pas y croire, ce n'était pas possible, c'était un cauchemar. Je voulais entrer, mais le policier m'en a empêché. Le garde m'a dit que le corps de Charb n'était pas beau à voir". Elle s'est alors effondrée à terre et a passé de longues heures dans le froid, avant d'être conduite à l'hôpital.


Celle que les médias américains appellent "la veuve du journaliste" en a également profité pour montrer plusieurs objets et documents personnels, comme pour prouver à ceux qui en doutent la véracité de son histoire avec Charb. Mais le moment le plus émouvant de cette entrevue, c'est sans doute quand l'ex-secrétaire d'Etat revient sur les adieux qu'elle a faits à la dépouille de Charb, à la morgue. "J'ai embrassés ses mains et sa tête, mais pas son visage car il n'avait pas de visage, explique-t-elle, les yeux embués de larmes. Les médecins avaient mis un voile sur son visage parce qu'il était trop abîmé (...). Je lui ai dit 'Je t'aime', que pouvais-je dire d'autre ?" Et la veuve, en pleurs, de conclure : "Je préfèrerais être morte."

EN VIDÉO - Jeannette Bougrab s'est également exprimé sur plateau du JT de 20 heures, où elle a confié sa colère.

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