Mysimba : le nouveau médicament anti-obésité est-il sans danger ?

Mysimba : le nouveau médicament anti-obésité est-il sans danger ? Dangereux ou pas ? Le Mysimba, un nouveau médicament anti-obésité, fait son apparition sur le marché européen. Mais il inquiète déjà plusieurs médecins.

Un temps enterrés à cause de leur inefficacité et des scandales sanitaires, les voilà de retour. L'Agence européenne du médicament (EMA) a autorisé la commercialisation d'un médicament anti-obésité. Son nom ? Le Mysimba. Il est fabriqué par un laboratoire américain, basé en Californie et baptisé Orexigen Therapeutics. Cette nouvelle pilule combine deux principes actifs : le naltrexone, notamment employé pour lutter contre la dépendance à l'alcool, et le bupropion, utilisé comme antidépresseur et pour lutter contre l'addiction au tabac. Un temps dans le viseur des autorités des Etats-Unis car soupçonné de provoquer des problèmes cardiaques, le médicament a finalement passé avec succès les tests de l'agence américaine du médicament, en septembre dernier. Le résultat positif de quatre études pivot a semble-t-il été décisif.

En Europe, le Mysimba ne sera disponible que sur ordonnance et destiné aux seuls adultes obèses ou à certaines personnes en surpoids. Pour s'en voir prescrire, il faudra également cumuler au moins deux facteurs de risques, comme, par exemple, l'hypertension ou un taux important de cholestérol. Les patients traités avec ce médicament devront être revus par leur médecin au moins bout d'une période de seize semaines, précise l'EMA, citée par l'AFP. 

Mysimba : des risques cardiovasculaires ?

Le traitement devra être interrompu si les patients n'ont pas perdu au moins 5 % de leurs poids initial. Mais, déjà, certains médecins pointent du doigt les effets indésirables du médicament (troubles gastro-intestinaux ou liés au système nerveux). Plus inquiétant encore, l'EMA reconnaît que "des incertitudes subsistent sur les résultats cardiovasculaires à long terme". Mais précise que les résultats intermédiaires d'un essai clinique sont rassurants.

Pas de quoi apaiser les craintes de la revue française Prescrire. Elle dénonce le fait que du bupropion, une molécule proche des amphétamines, entre dans la composition du médicament. Et rappelle le désastre du Mediator. Ce coupe-faim, mis au ban parce qu'il provoquait des problèmes cardiaques, contenait déjà une molécule proche des amphétamines : le benfluorex...

En vidéo - Récemment, 25 médicaments génériques ont été retirés de la vente en France.

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