H5N1 : la surveillance continue

La mutation d'une souche H5N1 pourrait être à l'origine d'une pandémie. © CDC/ Courtesy of Cynthia Goldsmith; Jacqueline Katz; Sherif R. Zaki

Le virus continue de sévir, au Cambodge ou en Egypte. La grippe aviaire H5N1, identifiée pour la première fois en 1997 à Hong-Kong, est l'un des virus les plus mortels pour l'homme. Entre 2003 et 2006, les autorités mondiales redoutèrent une pandémie de grande ampleur. La période d'incubation s'étale sur sept jours et dépasse parfois les deux semaines. Les malades ressentent une fièvre intense, vomissent, saignent du nez ou des gencives. Plus de 300 personnes en sont mortes en quinze ans. Comme dans le cas de la grippe H7N9, c'est la mutation d'une souche H5N1 qui pourrait constituer un danger mondial. D'autant que "l'homme n'a quasiment pas d'anticorps pour lutter contre les virus zoonotiques, c'est-à-dire ceux qui passent de l'animal à l'homme", explique Vincent Enouf, spécialiste de la grippe à l'Institut Pasteur.

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