Otage français décapité : quand Hervé Gourdel plaisantait sur son retour

Otage français décapité : quand Hervé Gourdel plaisantait sur son retour Quelques jours avant son enlèvement et sa mort, l'otage français lui-même plaisantait sur Facebook de la dangerosité de son expédition. La décapitation d'Hervé Gourdel est si effroyable et soudaine que son entourage peine à y croire.

L'émotion est très forte encore ce matin à Saint-Martin-Vésubie, village de l'arrière-pays niçois où vivait Hervé Gourdel. Hier, son exécution par les jihadistes, qui l'avait enlevé dans les montagnes de l'Algérie dimanche, a provoqué une onde de choc de consternation et de peine. Ses amis et ses proches se sont réunis sur la place du village et devant la vitrine du bureau des guides de haute montagne, où travaillait 'Hervé Gourdel. Sur Facebook, les messages de soutien à sa famille sont extrêmement nombreux. Un compte à été créé pour lui rendre hommage.

Sur sa page personnelle, son expédition en Algérie était l'objet de commentaires de ses amis. A l'un d'eux qui l'invitait à déjeuner il répondait : "Quand je rentre d'Algérie, après le premier octobre, si je rentre !". Une phrase qui aujourd'hui renforce le sentiment d'indignation de tous ceux qui connaissait cet homme décrit comme "chaleureux" et très professionnel. Le guide semblait donc prendre avec détachement et humour les risques de traverser cette région du pays. Hervé Gourdel expliquait ses projets pour son aventure en Algérie : "Je vais participer à l'ouverture d'une voie, faire une randonnée avec bivouac, de la speleo aussi. Pour une fois, je me laisse guider !" écrivait-il sur Facebook, rajoutant "Je vais dans le massif du Djurdjura.[...] Tu connais mon envie de découvrir ces contrées si loin si proches !".

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