Ebola en France : la patiente de l'hôpital Bichat n'est pas malade

Ebola en France : la patiente de l'hôpital Bichat n'est pas malade A Paris, à l'hôpital Bichat, l'Américaine prise en charge n'a pas contracté le virus Ebola. Elle est encore placée en chambre stérile, mais les tests s'avèrent négatifs.

[Mis à jour le 10 octobre 2014 à 18h04] La ministre de la santé Marisol Touraine a confirmé que la patiente suspectée d'avoir contracté le virus Ebola au Liberia n'était finalement pas atteinte de la maladie. Selon la ministre, les tests réalisés autour de ce cas suspect d'Ebola à l'hôpital Bichat avaient "permis d'écarter la suspicion" (fin du direct).

URGENT 16h00 - LA PATIENTE N'EST PAS MALADE - La patiente américaine ne serait pas infectée par le virus Ebola. L'information vient d'un journaliste d'Europe 1, Christophe Carrez, qui poste ce tweet : "Ebola : L'américaine hospitalisée à Bichat n'est pas malade. Résultat négatif. Info Europe 1". Les premiers tests réalisés à l'institut Pasteur de Lyon sont négatifs. D'autres tests sont en cours : les résultats définitifs concernant la patiente, qui avait développé certains premiers symptômes du virus Ebola, seront connus dans la soirée.

15h35 - Un cas assez attendu - Les pouvoirs publics s'attendaient à ce qu'un cas d'Ebola puisse être importé sur le territoire français, de manière isolée. Il est quasiment impossible d'empêcher son apparition, mais le risque d'un déclenchement d'une épidémie en France paraît toujours impossible. Pour autant, les autorités sanitaires françaises réfléchissent à une intensification de la vigilance du personnel soignant et de la rigueur des dispositifs de surveillance.

15h08 - Vigilance de tous les instants à Bichat. Le professeur Yazdanpanah, chef du service des maladies infectieuses de l'hôpital Bichat, était interrogé par le Monde mercredi au sujet des possibles cas suspects d'Ebola. "Encore en formation, nos internes et externes ne participent pas aux soins de ces patients. Les mesures de prévention sont adaptées mais il faut être encore plus vigilants" expliquait-il. "L'exemple espagnol montre qu'une erreur probable face à un patient extrêmement contagieux parce qu'en phase terminale de la maladie peut coûter cher" ajoutait-il.

14h42 - Protocole contre suspicion. Le ministère de la Santé a indiqué qu'il ne "commentait pas les suspicions" rappelant que le protocole sanitaire était actif. Le ministère explique sur son site que les médecins de l'hôpital sont formés : "Des consignes leur ont été adressées sur la conduite à tenir devant une personne susceptible d'être atteinte par la maladie, aussi bien sur les modalités de diagnostic biologique, que sur la procédure d'alerte des autorités sanitaires et le dispositif de prise en charge médicale".

14h31 - "Le risque zéro n'existe pas". Marisol Touraine, la ministre de la Santé rappelait mercredi que "le risque zéro n'existe pas et nous sommes prêts à faire face à d'éventuels cas de malades. [...] Nous nous sommes organisés en conséquence, en identifiant des hôpitaux prêts à accueillir des malades en situation d'isolement et de sécurité et nous mettrions tout en place pour faire en sorte que la maladie ne se propage pas " expliquait la ministre sur France Info.

14h06 - Manuel Valls veut éviter la psychose. "Il faut être prudent. Cette prudence s'adresse aux autorités et à la presse pour ne pas provoquer des mouvements de panique comme on a pu en constater" a déclaré le Premier ministre. "L'ensemble des services du ministère de la Santé sont mobilisés" a-t-il ajouté.

14h01 - Le protocole en cas de confirmation de contamination est strict. Sur les recommandations de l'OMS, "les cas confirmés devront également être séparés les uns des autres" dans des "zones de traitement", "le personnel clinique et non clinique devra être assigné exclusivement aux salles d'isolement" . L'accès au visiteur est alors interdit, "sauf si la présence est nécessaire pour le bien être du patient ou les soins, par exemple le parent d'un enfant".

13h48 - Selon RMC, la personne placée en chambre stérile revient bien d'Afrique, mais n'est pas un personnel soignant.

13h33 - La patiente serait de nationalité américaine. Elle se serait rendue en France après un passage au Liberia, un pays dans lequel près de 1800 personnes sont décédés du virus Ebola.

12h53 - Des résultats attendus d'ici 12 heures. Selon les informations d'Europe 1, l'attente devrait être longue avant de savoir si oui ou non la patiente de l'hôpital Bichat est contaminée par le virus Ebola. C'est à Lyon que sont centralisées les analyses des prélèvements fournis par l'établissement parisien. Le temps de transférer les échantillons puis de les analyser dans des conditions optimales, les résulmtats devraient être connus dans la soirée voire dans la nuit.

12h36 - Le ministère de la Santé coupe court "aux suspicions" : "Si un cas d'Ebola venait à être confirmé en France, il ferait l'objet d'une information publique immédiate, ce n'est pas le cas pour l'instant" indique le ministère. Il faut en effet attendre les résultats des examens des prélèvements pour savoir si le cas "probable" peut être "confirmé".

12h26 - En France, une dizaine de cas suspects ont déjà été signalés comme "possibles" dans l'échelle d'évaluation des risques de contamination. Il s'agit donc du premier cas de cas "probable".

12h15 - La patiente revenait d'un voyage au Liberia avant d'être prise en charge à l'hôpital Bichat

12h05 - La personne prise en charge n'a pas la nationalité française. C'est en Afrique qu'elle aurait été exposée à Ebola et contaminée.

11h34 - A savoir : l'hôpital Bichat est un établissement du 18e arrondissement de Paris doté de près de 1000 lits. Il couvre les arrondissements du 17e, 18e et 19e ainsi que la commune de Saint-Ouen. L'hôpital a développé un service de spécialité "Maladie infectieuses et tropicales".

11h25 - Les prélèvements effectués sur la patiente suspectée d'être contaminée par Ebola ont été envoyés à l'institut Pasteur de Lyon. Les résultats sont attendus dans l'après-midi.

 

Nouveau cas suspect d'Ebola jugé "probable" à Bichat

Après plusieurs premiers cas suspects détectés dans un bâtiment public de Cergy-Pontoise hier soir, c'est ce vendredi 10 octobre un nouveau cas qui a été détecté à Paris apprend-t-on d'Europe 1. Une femme a été placée ce matin en chambre stérile à l'hôpital Bichat à Paris, la patiente présentant des symptômes de la fièvre hémorragique à virus Ebola. Isolée dans un espace confiné de l'établissement, cette femme qui aurait contracté la maladie en Afrique, doit désormais attendre les résultats des analyses de prélèvements effectués par les médecins, qui devraient nécessiter au moins 6 heures.

La patiente était déjà surveillée par les services sanitaires. Son cas était en effet considéré comme suspect, avant que les médecins ne décident de considérer la suspicion de la contamination comme "probable", un niveau d'évaluation du risque encore supérieur dans les procédures de détection de la maladie. C'est un interrogatoire de l'Institut de veille sanitaire (INVS) qui a permis de préciser le risque encouru et de préciser les évolutions des symptômes.

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