Ebola : les blouses blanches mal préparées en France ?

Ebola : les blouses blanches mal préparées en France ? Alors que le virus Ebola est annoncé en France, des professionnels de santé s'alarment de l'impréparation du personnel médical, en particulier des infirmières.

Elles seront les premières personnes en contact avec la maladie en cas d'Epidémie en France. Ebola approche et les infirmières seraient mal informées sur la fièvre hémorragique qui a déjà fait plus de 4000 victimes en Afrique. Selon in syndicat d'infirmières, le SNPI-CFE-CGC, elles seraient aujourd'hui 500 000 à ne pas avoir reçu "d'autre information que celle dont dispose le grand public". Pour Thierry Amouroux, secrétaire général du syndicat, la campagne d'information a ciblé un grand nombre de professionnels de santé, mais les infirmières auraient été littéralement oubliées. Alors que 12 hôpitaux référents pour traiter le virus ont été désignés en France, certaines infirmières ignorent encore sir leur établissement fait, ou non, partie du dispositif. "Demandez aux blouses blanches dans les couloirs, vous aurez des réponses étonnantes", s'indigne Thierry Amouroux.

Il y a quelques jours TF1 réalisait un reportage à l'hôpital Bichat, à Paris, sur les précautions prises en France.

Un problème de transmission d'information est pointé par le syndicat. Une lacune qui s'explique par un certain "mépris" à l'égard des blouses blanches. Mépris que nie le ministère de la Santé qui affirme avoir mis en place un site Internet avec des consignes destinées à ,des professionnels et que le site Internet de l'Assurance maladie dispose désormais d'une page sur Ebola spécialement conçue pour les infirmiers. Dans les services de Marisol Touraine, on argue également que des communications ont été transmises aux professionnels de santé via la base de la Direction générale de la santé (DGS), les "DGS-urgent". Or ces communiqués sont envoyés à une base d'inscrits volontaires et pas à l'intégralité des personnels hospitaliers. L'information des infirmiers se fait donc par une démarche volontaire. Une démarche qui peut laisser beaucoup de professionnels passer entre les mailles du filet. En particulier ceux qui se trouvent à la porte d'entrée des hôpitaux et qui seront, de fait, les premiers à être en contact avec la maladie.

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