Ebola : le cas de Saint-Mandé semble sérieux

Ebola : le cas de Saint-Mandé semble sérieux L'hôpital militaire Begin, à Saint-Mandé, pourrait avoir affaire à la première malade contaminée par le virus Ebola en France.

[Mis à jour le 16 octobre 2014 à 18h25] Un nouveau cas suspect du virus Ebola est signalé en France. Une infirmière qui aurait été infectée par le virus est hospitalisée actuellement à l'hôpital militaire Begin de Saint-Mandé selon le Parisien. La malade a été transférée "sous scaphandre" par les pompiers depuis son domicile dans les Hauts-de-Seine jusqu'à l'hôpital, en début d'après-midi. Cette fois, les suspicions sont particulièrement sérieuses : il s'agit d'une infirmière qui a été en contact avec l'humanitaire française contaminée au Libéria et soignée il y a peu dans le même hôpital après son rapatriement. Cette dernière avait été guérie du virus Ebola grâce à un traitement expérimental.

Après deux premières suspicions finalement écartées après analyses, ce troisième cas suspect pourrait cette fois constituer la première contamination par le virus Ebola en France. Les premières suspicions s'étaient en effet portées sur un groupe de mineurs venus d'Afrique et mis en isolement dans un centre de la DDASS sans qu'on soit certain qu'ils aient été en contact avec la maladie. Le second cas "probable", une Américaine revenue du Liberia et hospitalisée à l'hôpital Bichat, avait lui aussi abouti rapidement à des analyses négatives. Mais cette fois une chose semble certaine : l'infirmière malade a bel et bien été en contact avec une personne contaminée par Ebola. et ce contact a eu lieu sur le sol français.

Ebola en France : un premier cas "importé" en septembre 

Lucie, une humanitaire de Médecins sans frontières, avait été rapatriée du Liberia dans la nuit du 18 au 19 septembre après avoir été contaminée par la maladie. L'infirmière a été déclarée "guérie" il y a peu par la direction de l'hôpital Begin. La jeune infirmière française avait commencé à recevoir le 19 septembre des traitements expérimentaux.

L'infirmière aujourd'hui surveillée dans le même établissement avait été "en contact rapproché et régulier" avec la malade. Souffrant d'une forte fièvre, elle a bénéficié d'une escorte "ultra sécurisée" écrit le Parisien. Comme pour les précédents cas suspects, des prélèvements ont d'ores et déjà été effectués sur la patiente. Prélèvements qui ont sans doute été envoyés vers l'institut Pasteur de Lyon, où est centralisée l'analyse des cas et seul habilité à confirmer si oui ou non un patient est bien atteint du virus.

Les infirmiers avaient fait part de leur inquiétude

Si la contamination d'une infirmière de l'hôpital Begin se confirmait, elle mettrait en perspective les critiques du SNPI, Syndicat national des personnels infirmiers. Ce lundi 13 octobre, l'organisation syndicale s'alarmait du manque d'information donnée aux infirmières en France, pourtant les premières à être en contact avec les malades dans les hôpitaux. Le SNPI s'indignait d'un "mépris" vis-à-vis des blouses blanches soulignant que les infirmières étaient les grandes oubliées du dispositif de prévention et de communication, certaines professionnelles ne sachant pas "quoi faire" en cas de contact avec un patient potentiellement atteint.

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