Traque Charlie Hebdo : les prises d'otages à Dammartin-en-Goële et à la Porte de Vincennes terminées

Traque Charlie Hebdo : les prises d'otages à Dammartin-en-Goële et à la Porte de Vincennes terminées PRISES D'OTAGES - Les prises d'otages dans la zone industrielle en Seine-et-Marne et à Paris, dans une épicerie casher, ont pris fin vers 17h ce vendredi. Les trois terroristes ont été tués après un assaut coordonné du GIGN, du Raid et de la BRI.

[Mis à jour le 9 janvier 2015 à 20h29] : Les frères Kouachi, les deux terroristes qui retenaient en otage une personne à Dammartin-en-Goële (Seine-et-Marne) depuis ce matin, ont été tués après un assaut du GIGN. L'otage a été libéré sain et sauf. A Paris, où une autre prise d'otages avait lieu depuis le début d'après-midi dans un supermarché casher, l'assaut a également été donné au même moment par le Raid et la BRI. Plusieurs otages ont été libérés mais 4 auraient trouvé la mort, vraisemblablement avant l'assaut des policiers d'élite. 4 policiers ont été blessés. Le preneur d'otage, Ahmedi Coulibaly, a été tué.

20h28 : Bernard Cazeneuve, le ministre de l'Intérieur, confirme le bilan de la prise d'otages de la Porte de Vincennes : 5 morts, dont le forcené, et 4 blessés. 20h10 : Dans des allocutions, le Premier ministre Manuel Valls, et le président François Hollande, appellent au rassemblement et à l'unité. "De cette épreuve, nous sortirons encore plus forts", assure le chef de l'Etat. 19h05 : BFM TV révèle avoir été en contact au téléphone avec deux des trois terroristes dans la journée. L'enregistrement n'a été révélé qu'après l'assaut des forces de l'ordre pour ne pas perturber leur travail. On apprend notamment que Montrouge n'était pas la cible initiale de Coulibaly et que ses actions étaient coordonnées avec celles des frères Kouachi. "Eux, c'était Charlie Hebdo, moi les policiers", a-t-il révélé. 18h45 : l'otage à Dammartin-en-Goële n'en était en fait pas un : il était caché ans un carton et renseignait les forces de l'ordre.18h13 : le bilan à Vincennes est lourd : 4 civils tués et 4 blessés "dans un état d'urgence absolue", selon des sources sécuritaires.

18h04 : le bilan à Vincennes reste très flou. RTL annonce 3 civils tués, 4 très grièvement blessés. 17h47 : RTL annonce que les otages de la Porte de Vincennes sont sains et saufs. 17h41 : RTL évoque quatre morts, dont le preneur d'otages, à la Porte de Vincennes. Mais l'information n'est pas confirmée. 17h23 : des véhicules du Samu et des pompiers sont présents devant le supermarché casher Porte de Vincennes. Un homme aurait été tué dans l'assaut. On ignore s'il s'agit du terroriste ou d'un policier. 17h14 : RTL annonce la libération de plusieurs otages à Vincennes. L'assaut a duré moins d'une minute. 17h13 : les frères Kouachi ont été tués par le GIGN (AFP). L'otage à Dammartin serait sain et sauf. 17h12 : l'assaut a été donné à Vincennes. 17h11 : un hélicoptère de la Sécurité civile s'est posé à Dammartin-en-Goële. 16h55 : des échanges de coups de tirs "très nourris" ont eu lieu pendant quelques secondes à Dammartin, selon les journalistes présents sur place. Des grenades assourdissantes ont explosé. De la fumée s'échappe de l'entreprise où a lieu la prise d'otage depuis ce matin. 16h : Les deux affaires (Vincennes et Dammartin-en-Goële, ndlr) sont clairement liées", selon Le Figaro, qui cite une source policière.

15h49 : à Paris, les magasins de la rue des Rosiers, qui abrite des commerces juifs, sont fermés sur ordre de la police. 15h35 : le preneur d'otage a des revendications : si le GIGN ne se retire pas en Seine-et-Marne, il tuera des otages (RTL). 15h32 : l'école Henri Dunant à Dammartin-en-Goële a été évacuée. Les parents viennent récupérer les enfants au gymnase de la ville. 15h18 : fausse alerte au Trocadéro. Le trafic du métro repend normalement. 15h02 : selon Europe 1, le preneur d'otages de la Porte de Vincennes serait prêt à relâcher des otages si les deux preneurs d'otages en Seine-et-Marne sont laissés libres. 14h49 : deux femmes, deux hommes et un bébé sont retenus en otages à Paris, selon Le Point. 14h35 : Hayat Boumeddienne et Amedy Coulibaly font l'objet d'un appel à témoins de la police. Contacter le 0805 02 17 17 si vous avez des informations à leur sujet. 14h34 : les autorités demandent aux Français d'éviter le secteur de la Porte de Vincennes (XIIe arrondissement de Paris).

14h25 : le preneur d'otages de Vincennes présumé, qui se trouve être aussi le tueur présumé de Montrouge, s'appelle Amedi Coulibaly et aurait bénéficié de la complicité de sa petite amie, Hayat Boumeddiene. 14h20 : il y aurait deux morts à la Porte de Vincennes (source proche du dossier cité par l'AFP). 14h15 : le périphérique parisien a été fermé dans les deux sens, la zone autour du supermarché casher bouclée. 14h09 : Le preneur d'otages de Vincennes serait armé de deux armes automatiques, selon le Figaro. 14 h : D'après BFM TV, le preneur d'otages de Vincennes est le tireur de Montrouge. 13h50 : Cinq ou six personnes, parmi lesquelles des femmes et des enfants, sont retenues en otages à Vincennes, dans le supermarché "Hyper Casher". 13h30 : une fusillade dans un supermarché casher a éclaté Porte de Vincennes (XIIe arrondissement de Paris), ce vendredi en début d'après-midi.

13h20 : les élèves de Dammartin-en-Goële ont été évacués sous escorte, selon le Figaro. 13h05 : Les services de renseignements américains affirment que l'un des frères Kouachi a reçu une formation au maniement des armes au sein de la branche Al-Qaïda au Yémen. 12h55 : les frères Kouachi et le suspect dans la fusillade de Montrouge auraient fréquenté la filière djihadiste dite des Buttes-Chaumont (XIXe arrondissement de Paris). 12h44 : si les frères Kouachi et le suspect de Montrouge se connaissaient, rien ne permet de dire, pour le moment, que les deux fusillades étaient coordonnées. 12h35 : Trois heures après le début de la prise d'otage, les négociations n'auraient toujours pas démarré. Rien d'anormal, selon un ancien chef de groupe du GIGN cité par RTL. Les discussions pourraient durer des heures, comme ce fut le cas avec Mohammed Merah. Ce matin, 12h17 : D'après l'AFP, une "connexion" entre les frères Kouachi et le suspect de Montrouge (qui a été identifié mais pas interpellé) serait établie." Ce matin, 11h10 : les terroristes présumés, qui détiennent au moins un otage dans l'entreprise à Damamrtin-en-Goële, auraient déclaré "vouloir mourir en martyrs", selon i-Télé. Ce matin, 11h05 : Selon un témoignage recueilli par France-Info, un homme est tombé nez à nez avec les terroristes alors qu'il se rendait dans l'entreprise ce matin. Les frères Kouachi se seraient fait passer pour des policiers, auraient serré la main à ce témoin avant de lui dire "On ne tue pas les civils, partez vite." Le témoin, qui se fait appeler Didier, a pu quitter les lieux. Ce matin, 11h00 : Le maire de Dammartin-en-Goële confirme à France-Info que la commune est bouclée. Les écoles sont fermées et les enfants en sécurité à l'intérieur. Les habitants et les salariés sont doivent rester confinés, éteindre les lumières et rester à terre. "Les forces de l'ordre on les choses bien en main", a-t-il assuré.

Ce matin, vers 10h50 : Il n'y pas d'assaut en cours et il y a une "quasi certitude" que les deux preneurs d'otages sont les terroristes qui ont attaqué Charlie Hebdo mercredi, a confirmé le ministère de l'Intérieur. Ce matin, 10h40 : TF1 et France 2 ont interrompus leurs programmes pour couvrir les dernières évolutions de cette prise d'otages. Ce matin,10h20 : deux pistes de l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle (CDG) ont été fermées par mesure de précaution car les terroristes possèdent au moins un lance-roquette. Le site FlightRadar24, qui suit le trafic aérien, a constaté que plusieurs vols à destination de Roissy avaient été détournés ou atterrissent sur d'autres pistes. Mais le trafic est normal. Ce matin, vers 10h15, selon les dernières informations communiqué par les autorités, il n'y aurait aucun mort à l'heure actuelle. 

Ce matin, vers 8h45, les deux terroristes auraient essayé de voler une voiture à Montagny-Sainte-Félicite ; ils ont été reconnus formellement par une personne à ce moment. Une course poursuite a duré une vingtaine de kilomètres et s'est achevée à Dammartin-en-Goële. La Peugeot 206 volée s'est arrêtée dans les locaux d'une entreprise d'imprimerie et ils seraient retranchés dans cette entreprise. La ville est située à proximité de Crépy-en-Valois, où les deux terroristes présumés avaient été localisés hier. Les forces de l'ordre sont en train de converger vers l'imprimerie et si une décision d'assaut devait être donnée, ce serait à François Hollande de la prendre.

Vendredi 9 janvier 2015 à 06h33 : Les frères Saïd et chérif Kouachi sont ils cernés près de Longpont ? La question était posée ce matin dans un flou généralisé, entretenu par la police, probablement pour ménager son effet de surprise. La poursuite de la traque des auteurs présumés de l'attaque de Charlie Hebdo, dans la campagne picarde au petit matin, maintient le flou.

Vendredi 9 janvier 2015 à 01h33 : Introuvables et peut être même déjà évaporés. Toutes les questions sont permises après la longue traque infructueuse de la police, qui a semblé chercher activement Saïd et Chérif Kouachi, les deux principaux suspects de l'attaque de Charlie Hebdo sans succès, dans l'Aisne, ce jeudi. L'opération a été suspendue peu après 23 heures et les principales unités (celles du GIGN et celles du RAID) sont rentrées dans la capitale. Après avoir été identifiés dans une station service du département en début de journée, Saïd et Chérif Kouachi ont été traqués au peigne fin dans une zone comprise entre Villers-Cotterêts, Soissons et Longpont. Mais ils n'ont pas été interpellés.

Jeudi 8 janvier à 23h46 : Les "gros bras sont partis". L'opération est bel et bien suspendue pour la nuit dans l'Aisne. Le RAID ainsi que le GIGN seraient repartis en toute fin de journée en direction de Paris, selon RTL, où un "cortège policier" a été aperçu peu après, sur le périphérique, par le Parisien. De nombreuses équipes seraient à cette heure de retour dans la capitale, comme si elles avaient jeté l'éponge. Les gendarmes, via plusieurs unités, et plusieurs hélicoptères sont toujours en activité dans la zone de Longpont et de sa forêt, où Saïd et Chérif Kouachi ont été localisés pour la dernière fois, a priori à pied. Le quotidien francilien indique qu'un dispositif policier est maintenu "au cas où" depuis 23h15.

Jeudi 8 janvier à 23h21 : Selon CNN, Saïd et Chérif Kouachi étaient interdit de vol aux Etats-Unis depuis plusieurs années. une information qui met de nouveau en cause les services français et leur traitement des deux profils. De son côté, Bernard Cazeneuve a déjà confirmé que les deux frères Kouachi avaient bien été surveillés par les services de police, mais qu'"aucun élément" ne permettait l'ouverture d'une enquête judiciaire avant l'attaque de Charlie Hebdo.

EN VIDEO - C'est une opération policière de grande envergure qui est menée par près de 3 000 policiers dans plusieurs villes de France.

Jeudi 8 janvier à 22h16 : En quittant la zone de Longpont centre, les forces de police n'ont peut-être pas fini pour autant leur traque dans la zone. Selon France Info, le secteur fait toujours l'objet d'une opération. Les recherches pourraient se poursuivre du côté de la forêt de Longpont. "Les recherches se poursuivront toute la nuit s'il le faut" a déclaré une source policière un peu plus tôt dans la soirée. Cinq hélicoptères sont toujours mobilisés.

Jeudi 8 janvier à 21h55 : Fin de l'opération à Longpont. L'opération de police s'est terminée dans la commune de Longpont. Aucune interpellation n'a eu lieu. Une opération de police était en cours dans les environs de la commune de l'Aisne depuis une heure environ. Les forces de police ont tenté de quadriller la zone, où pouvaient se trouver les deux terroristes présumés, avec des chiens. L'opération viendrait de prendre fin sans que Saïd et Chérif Kouachi aient été trouvés. Les deux hommes circuleraient désormais à pied dans la campagne, ce qui rendrait plus difficile leur localisation.

L'Aisne : nouveau terrain de chasse

Jeudi 8 janvier à 19h30 : Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a pris la parole depuis la place Beauvau en fin de journée. Il a déclaré que Saïd Kouachi avait été "formellement reconnu" comme "agresseur" dans l'attentat qui a visé Charlie Hebdo hier. L'autre suspect, Chérif Kouachi, serait selon lui "violemment antisémite" selon les témoignages reçus.
Jeudi 8 janvier en fin après-midi et dans la soirée : le GIPN effectue des perquisitions à Corcy et à Longpont (Aisne). Selon plusieurs journalistes sur place, le camp de base des autorités est situé à Soissons (Aisne). Chaque habitation est fouillée. Les habitants sont priés de n'ouvrir à personne. A la nuit tombée, la traque se poursuivait, notamment à Corcy, d'après France-Info.

Jeudi 8 janvier, dans l'après-midi : la police et les gendarmes envahissent les alentours de la commune de Crépy-en-Valois dans l'Oise. La zone de recherche semble se concentrer dans une zone assez vaste de 20 km sur 15, comprise entre l'Aisne et l'Oise, autour de la N2. L'endroit est plutôt champêtre et boisé. Paris se trouve à une soixantaine de kilomètres au sud.

Jeudi 8 janvier, vers 10h30 : un gérant d'une station-service située près de Viller-Cotterêts (Aisne) affirme avoir été braqué par les deux terroristes toujours en cavale. Il assure les avoir formellement identifiés. Les forces de l'ordre se déploient aux alentours de la commune picarde.

La traque a commencé à Reims

Dans la nuit du mercredi 7 janvier au jeudi 8 janvier : Hamyd Mourad, un lycéen présenté comme le complice des deux terroristes présumés, se rend au commissariat de Charleville-Mézières (Ardennes) "pour s'expliquer". Il jure ne pas avoir pris part à l'attaque parisienne. Il est placé en garde à vue mais "aucune charge" n'est retenu contre lui, selon Le Monde.

Mercredi 7 janvier, tard dans la soirée : le nom des deux suspects a fuité. Les forces de l'ordre investissent Reims. Des perquisitions sont effectuées dans plusieurs autres villes comme Pantin, Gennevilliers, Strasbourg ou encore Charleville-Mézières, mais c'est bien dans la capitale champenoise que la police est la plus active. Après une confusion de plusieurs heures, aucun raid n'aura pourtant lieu. Un appartement d'un immeuble du quartier de la Croix Rouge a été investi par le RAID puis laissé à la police scientifique. On ignore si les suspects se trouvaient alors sur place.

Mercredi 7 janvier, quelques minutes après l'attaque : les suspects abandonnent leur véhicule, une C3 noire, Porte de Pantin, dans le XIXe arrondissement de Paris. Ils braquent alors un automobiliste rue de Meaux et s'emparent de sa Clio grise. La police perd leur trace.

Mercredi 7 janvier, aux alentours de 11h30 : l'attaque. Les terroristes pénètrent dans les locaux de Charlie Hebdo, situés dans le XIe arrondissement de Paris. Après avoir fait un carnage au sein de la rédaction, une fusillade s'engage avec des policiers sur le boulevard Richard-Lenoir, à deux pas du siège du journal satirique. Le bilan est lourd : 12 morts et 4 blessés grave. Cabu, Charb, Wolinski, Tignous, Honoré... Les pertes parmi les dessinateurs et contributeurs du journal sont inestimables. Leur mort ainsi que celle des autres victimes choque tout le pays et le monde entier. l'atteentat est le pire depuis les années 1960 en France.

La traque des deux suspects de l'attentat de Charlie Hebdo

La traque de Saïd Kouachi et de son frère Chérif Kouachi, les deux suspects dans l'attentat contre Charlie Hebdo, dure maintenant depuis plus de 24 heures. Une traque faite de nombreuses fausses pistes et d'autant de rebondissements, de Paris à Villers-Cotterêts, en passant par Pantin ou encore Reims. Suivez sur cette page, heure par heure, les informations disponibles sur les deux frères Kouachi, leur position et le dispositif policier.

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