Dieudonné : "Ça n'est pas drôle d'être antisémite"

Dieudonné : "Ça n'est pas drôle d'être antisémite" Le polémiste Dieudonné s'est défendu d'être antisémite ce mercredi 28 janvier, lors de l'ouverture de son procès pour provocation à la haine raciale et injure à l'égard du journaliste de France Inter, Patrick Cohen.

[Mis à jour le 28 janvier à 19h56] Dieudonné a assuré ne pas être antisémite devant le juge ce mercredi, mais le procureur a requis une peine de 300 "jours amende" contre lui. Si le tribunal suit ces recommandations, le polémiste aura le choix : soit payer 30 000 euros d'amende, soit passer 300 jours en prison. Dieudonné a livré son explication devant le juge, au sujet des propos qui lui valaient, ce mercredi 28 janvier, d'être poursuivi pour provocation à la haine raciale et injure. Le polémiste avait eu ces mots, au sujet d'un journaliste de France Inter : "Moi, quand je l'entends parler, Patrick Cohen, j'me dis, tu vois, les chambres à gaz... Dommage". Une phrase intégrée à l'un de ses spectacles et qui avait suscité l'an dernier l'indignation de la classe politique.
Pour la première fois devant la justice, devant le tribunal correctionnel de Paris, Dieudonné a donné ses arguments pour tenter de se justifier. "J'ai été insulté par Monsieur Cohen, je lui réponds sur le terrain de l'humour", a-t-il dit, ajoutant : "Il faut être malhonnête pour essayer de trouver dans cette réponse une incitation à la haine". Sur un plateau de télévision, le journaliste avait jugé qu'il ne fallait pas inviter Dieudonné à la télévision, car le polémiste était "un cerveau malade". Une "référence à des vieux poncifs caricaturaux sur l'homme noir" a déclaré Dieudonné au tribunal.

L'humoriste, qui a fait monter sur scène le négationniste Robert Faurisson, s'est défendu d'être un antisémite. "Je ne suis pas antisémite, parce que ça n'est pas drôle d'être antisémite". Dans l'un de ses derniers spectacles, il avait eu une autre phrase, pas très éloignée de celle-ci. "Je ne suis pas antisémite. Déjà, j'ai pas le temps...". Et dans le spectacle Le Mur, il tenait un autre propos qui peut être mis en perspective : "Je n'ai pas à prendre parti entre les juifs et les nazis. Je n'étais pas né, je ne sais pas qui a provoqué qui, qui a volé qui. Mais j'ai ma petite idée". Une phrase que Dieudonné considère comme un trait d'humour, mais qui lui doit aussi d'être poursuivi. L'humoriste encourt un an de prison et 45 000 euros d'amende.

EN VIDEO - Pourquoi Dieudonné est-il devant le tribunal correctionnel de Paris :

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