11 novembre : entre commémoration et polémique

11 novembre : entre commémoration et polémique ARMISTICE DU 11 NOVEMBRE - Emmanuel Macron consacre plusieurs jours aux commémorations de l'armistice du 11 novembre 1918, sur fond de polémique sur l'état de délabrement des lieux de mémoire. Le président a évoqué ce vendredi une cérémonie exceptionnelle organisée le 11 novembre 2018. Page spéciale.

[Mis à jour le 10 novembre 2017 à 00h00]  Pour l'inauguration ce vendredi 10 novembre après-midi de l'historial franco-allemand du Hartmannswillerkopf (Haut-Rhin), consacré à l'un des plus sanglants champs de bataille de la Première guerre mondiale, Emmanuel Macron et le président allemand Frank-Walter Steinmeier ont ouvert la période de commémorations du 11 novembre.  Lors de son discours, le chef de l'État a indiqué qu'une cérémonie exceptionnelle serait organisée le 11 novembre 2018, à l'occasion du centenaire de la fin de Grande guerre.  

"L'année 2018 nous rappellera que rien de grand ne se fait sans mains tendues. J'inviterai très prochainement les présidents des pays jadis en guerre à se retrouver à Paris le 11 novembre 2018", a assuré Emmanuel Macron, qui a insisté sur l'importance du "devoir de mémoire". Le chef de l'Etat a par ailleurs annoncé qu'il se rendrait dans les territoires "meurtris par la guerre et aujourd'hui par la crise".

Les commémorations de ce  11 novembre 2017 sont quant à elle organisées sur deux jours au lieu d'un cette année. Sur fond de polémique (voir plus bas), les commémorations du 11 novembre cachent aussi des enjeux plus larges : alors que le centenaire de la Grande Guerre prend fin dans un an, il s'agit de réussir à boucler "en beauté" le dernier acte d'un centenaire bien rempli au départ, qui s'est un peu essoufflé ensuite. Les Français devraient ainsi se voir, à partir de ce vendredi, replongés dans cette période historique de la Grande Guerre. 

Le déroulé de ces deux jours teintés d'histoire a commencé ce vendredi 10 novembre, avec le rendez-vous du Président dans les Vosges, au Hartmanns­willerkopf, le nom d'un de ses massifs.  Surnommé la "montagne mangeuse d'hommes", il s'agit d'un des champs de bataille les plus meurtriers de la Première Guerre Mondiale, avec ses plus de 7 000 morts des deux côtés. Emmanuel Macron y inaugure aujourd'hui le premier Historial franco-allemand de la Grande Guerre, en compagnie du Président allemand Franck-Walter Steinmeier. Ce lieu doit permettre aux visiteurs d'en apprendre plus sur le champ de bataille, mais en mêlant points de vue allemand et français.

A quoi va ressembler la journée du samedi 11 novembre pour le président de la République ? Emmanuel Macron ravivera la flamme placée sur la tombe du soldat inconnu à l'Arc de triomphe. Il se rendra aussi au musée Clemenceau de Paris, pour y célébrer en plus du 11 novembre "le centenaire de l'arrivée au pouvoir de Georges Clemenceau" (1841-1929) aux "heures les plus sombres de la Première guerre mondiale", selon un communiqué du musée datant de jeudi. Le Président visitera ainsi l'appartement parisien de l'homme politique qui a marqué l'histoire, situé dans le 16e arrondissement de la capitale.

Un 11 novembre polémique

En amont des commémorations du 11 novembre 2017, une polémique est également née : des anciens combattants réunis dans des associations s'apprêtent à boycotter les cérémonies organisées pour rendre hommage à tous les morts pour la France ce samedi. La raison ? Ils ont "honte" de la nécropole nationale de Montdidier (Somme), dans laquelle reposent 7 500 combattants aux sépultures en triste état : "ferraille apparente, croix de guingois, tombes les unes sur les autres, plaques d'identité descellées..." relate Orange Actu. "Nos soldats sont morts deux fois. Une fois au champ d'honneur et une fois ici" a ainsi taclé Gérard Karolczak, président de la section locale du Souvenir français, auprès du Courrier Picard.

Le 11 novembre, quelques jours après le changement d'heure d'hiver et la toussaint, 315e jour du calendrier (316e lors d'une année bissextile comme en 2016), est aussi un jour férié à valeur de fête nationale, dédié à la commémoration de l'armistice 1918. Cette journée rend aussi hommage à tous les morts pour la France en vertu de la loi du 28 février 2012. Par ailleurs, le 11 novembre fait également référence à la fête de Martin, saint-patron des Francs depuis 507. Dans cette page spéciale, Linternaute.com vous en dit plus sur la date du 11 novembre commémorant l'armistice 1918 et tous les faits qui lui sont liés, leur origine, leur histoire et leur signification.

Histoire du 11 novembre

Eté 1918. Si le traité de Brest-Litovsk a permis à l’Allemagne, en provoquant la reddition de la Russie, de concentrer son armée sur le front de l’Ouest, les offensives allemandes de juin et juillet 1918 ont été un échec et le renfort des alliés (Américains et Britanniques) lui sera fatal. Dès le mois d'août 1918 débute une offensive franco-britannique qui ne s'arrêtera plus. Dans ses mémoires, Erich Ludendorff, alors général en chef des armées allemandes, parle de la date du 8 août comme d'un "jour de deuil de l'armée allemande" : il sait à ce moment-là que la guerre est perdue pour de bon. Le recul des forces allemandes commence alors, avec de lourdes pertes sur tout le front franco-belge. Dès septembre, l’Etat-Major allemand fait savoir à l’empereur Guillaume II qu’il n’y a plus d’espoir de gagner la guerre. Mais ce dernier, ainsi que les chefs militaires, ne sont pas prêts à assumer la défaite : il faudra encore deux mois pour que l’Armistice soit "négociée" et signée.

Dès le début de l’automne, les armistices des fronts orientaux (le 29 septembre 1918 pour la Bulgarie ; le 30 octobre 1918 pour l’empire ottoman et le 3 novembre pour l’Autriche-Hongrie), bien que moins connus que celui du 11 novembre à Rethondes, auront de lourdes conséquences. Ils contribuent à la défaite de l’Allemagne et provoquent la chute de trois empires. Sans parler de la zizanie qu’ils créent entre nations vaincues, victorieuses (comme les Tchèques, Serbes, Roumains, Polonais) et celles qui, s’étant ralliées trop tard aux vainqueurs, ne bénéficient pas de l’indépendance (Ukrainiens, Slovaques…). Les armistices orientaux créent de toute façon une "brèche" que l’Allemagne ne sera pas en mesure de colmater. En octobre, Ludendorff démissionne et des mutineries éclatent outre-Rhin. En parallèle, le président américain Wilson est chargé de prendre en main le retour de la paix, dans la même veine que les 14 points qu’il avait proposés en janvier dans un discours choc. Des notes sont échangées avec les Allemands sur les modalités.

Le 5 novembre, une demande officielle d’armistice de l’état-major allemand parvient à la France sous forme de message morse. La date historique est finalement fixée six jours plus tard. La fin de la guerre sera actée dans un wagon stationné non loin du front et du quartier général allié.

11 novembre 1918

​Photographie prise à la sortie du "wagon de l'Armistice" où a eu lieu la signature.  Le maréchal Foch est 2e en partant de la droite.
© Photo d'archive anonyme

Le 11 novembre 1918, le texte est signé dans le "Wagon de l’Armistice", ou plus exactement "voiture 2419D" de la Compagnie des wagons lits. Cette voiture de chemin de fer, réquisitionné par l’armée en septembre 1918 et transformé en bureau, stationnait dans un lieu isolé mais néanmoins pas trop loin de la gare de Rethondes : une clairière de la forêt de Compiègne (Oise). Les journalistes en sont alors soigneusement tenus à l’écart. Le maréchal Foch, généralissime des armées alliées et le général Weygand y reçoivent une délégation allemande envoyée par la toute récente république de Weimar. En face, un autre train sert à accueillir les "hôtes" germaniques. Autrement dit les parlementaires allemands qui viennent implorer l’armistice. D’après le Général Weygand, chef d’Etat Major du maréchal Foch qui avait choisi le lieu : "Maintes fois pendant la guerre, il avait établi dans son train son poste de commandement. C’est à son poste de commandement que les parlementaires viendraient donc se présenter à lui. La solitude du lieu assurera le calme, le silence, l’isolement, le respect de l’adversaire…". 

L’Armistice 1918 sera donc signée à l’intérieur du wagon-restaurant du train français, fameux wagon de commandement du Maréchal Foch. Le véhicule sera par la suite transformé en musée. Détruit au cours des bombardements de 1944-1945 (Adolf Hitler l’avait fait transporter à Berlin entre temps et y avait même fait signer la capitulation de la France !), une réplique en a été créée, aujourd’hui installée au musée de l’Armistice de Compiègne : il s’agit de la voiture 2439D, qui faisait partie de la même série que l’originale, réaménagée à l’identique et garnie du mobilier d’origine. Quant à la clairière de l’Armistice, elle a été aménagée en tant que lieu symbole de la paix, accessible au public… et ce dès 1922. L'architecte Mages y conçoit un vaste rond-point de 100 mètres de diamètre auquel mène une allée de 250 m de long. On y érige également une statue du Maréchal Foch, le "monument aux Alsaciens-Lorrains"  (d’Edgar Brandt) – qui commémore la récupération par la France de l’Alsace et de la Lorraine en 1919 –, des dalles de granit symbolisant le wagon des Français et celui des Allemands lui faisant face et un Musée de l’Armistice construit en 1922. Totalement détruit par les allemands pendant la Seconde guerre mondiale, ledit musée sera reconstitué en 1950.

Armistice de 1918

Signé le 11 novembre 1918, à 5h15 du matin, dans un wagon réquisitionné par l’armée française, transformé en bureau de commandement du chef des armées alliées Ferdinand Foch et stationné dans la clairière de Rethondes en forêt de Compiègne, l’Armistice prend effet sur le front à 11 heures du matin… pour une durée de 36 jours renouvelée trois fois. Il est signé de la main des plénipotentiaires allemands. Ces derniers sont des agents diplomatiques de l’Allemagne auquel leur pays a confié les pleins pouvoirs. A ce moment de la guerre, l’empereur Guillaume II vient d'abdiquer et de s'exiler aux Pays-Bas. Le chancelier, Max de Bade, a démissionné et a transmis ses pouvoirs au socialiste Friedrich Ebert. À partir de là, il n’y a plus d’échappatoire pour l’Allemagne, dont le ministre d’Etat est expressément chargé de signer au plus vite l’armistice. L’Armistice de 1918 n’est, cela dit, pas une capitulation en tant que telle. Il a en effet été signé dans l’attente d’un traité de paix définitif. 

  • Pour la partie alliée, les signataires sont : Le maréchal Foch, commandant suprême des forces alliées ; l’Amiral Wemyss, représentant britannique ; le Général Weygand, chef d’Etat-major du Maréchal Foch. 
  • Et du côté allemand : Le représentant plénipotentiaire est civil. Il s’agit de Mathias Erzberger, représentant du gouvernement allemand.
Les signataires de l'Armistice de 1918. © ABECASIS/SIPA

Les conditions de l'armistice de 1918

Les conditions imposées à l’Allemagne sont sans concession : 

  •  la remise d’une grande partie de son armement ainsi que de son matériel de transport 
  • l’évacuation de tous les territoires occupés (Alsace-Lorraine comprise) et de la rive gauche du Rhin 
  • la démilitarisation, sur la rive droite du Rhin, d’une zone de 10 kilomètres qui va de la frontière hollandaise à la frontière suisse. Ce qui permet aux Alliés de conserver trois "têtes de pont", Mayence, Coblence et Cologne (les principaux points de passage du Rhin) pour empêcher une reprise de la lutte par l’Allemagne.

11 novembre férié

Le choix de la date du 11 novembre n'est pas un hasard : il s'agit d'un choix "français" puisque cette date tombe pile sur celle de la fête traditionnelle du saint patron des Francs, St-Martin. Le canon s'est  donc tû à la onzième heure du onzième jour du onzième mois de l'année 1918 sur le front au Nord-Est de l'Hexagone… et par conséquent dans toute l'Europe. Les soldats sortent alors des tranchées sans crainte mais les festivités sont forcément endeuillées. À partir de 11 heures du matin le 11 novembre 1918, volées de cloches et sonneries de clairon annoncent la fin des combats sur le front occidental. Ils retentissent après quatre ans de guerre qui ont laissé une France exsangue et 1 500 000 victimes, jeunes pour la plupart. Au total, la Grande Guerre a fait plus de 8 millions de morts et de blessés. À 16h, au Palais Bourbon, Clémenceau lit les conditions d'armistice. Il salue également Alsace et Lorraine tout en rendant hommage à la Nation. 

La foule des parisiens manifeste sa joie sur les Grands Boulevards à Paris, le 11 Novembre 1918, à l'annonce de la signature de l'armistice. © STR / AFP

En 1919, le projet de l’hommage à un soldat inconnu mort à la Première guerre, symbole anonyme de tous les "Poilus" morts pour la France, est adopté par les députés français. L’année suivante, le soldat inconnu qui doit être transféré à Paris est désigné par un autre soldat à Verdun, par le dépôt sur un des cercueils d’un bouquet de fleurs. Dans la foulée, en 1920, le Parlement vote la loi suivante à l’unanimité : 

"Article 1er : Les honneurs du Panthéon seront rendus aux restes d’un des soldats non identifiés morts au champ d’honneur au cours de la guerre 1914-1918. […]
Article 2 : […] Les restes du Soldat inconnu seront inhumés sous l’Arc de Triomphe." Cela sera fait le 28 janvier 1921.

Le 24 novembre 1922, le Parlement déclare le 11 novembre "fête nationale" avec la dénomination de "Jour du Souvenir". Dès lors, le 11 novembre devient un jour férié. Le 11 novembre de l’année suivante, suite à l’idée émise par plusieurs artistes, une "Flamme du Souvenir" est allumée par le ministre de la Guerre André Maginot. Flamme sacrée qu’un "Comité de la Flamme" a depuis la tâche de raviver tous les jours au crépuscule.  Elle ne s’est jamais éteinte, même pendant l’Occupation. 

Pour la maintenir en vie, une cérémonie très stricte du "ravivage de la flamme" est observée au quotidien depuis 92 ans, toujours la même. Elle a lieu tous les soirs à 18h30. Les Associations sont conduites, en défilé, jusque sous l'Arc de triomphe, avec les porteurs de gerbes en tête puis les portes-drapeaux. Drapeau de "La flamme", clairon et tambour de la Garde républicaine sont disposés aux abords de la Dalle sacrée. La sonnerie de la Flamme retentit ; la flamme est ravivée ; les gerbes déposées. Ensuite, la sonnerie "Aux Morts" résonne, les drapeaux s'abaissent et une minute de silence est suivie. On signe le Livre d'Or, on se salue puis tous se retrouvent enfin au pied de la tombe, pour écouter les musiciens jouer "Honneur au soldat inconnu". 

Rendez-vous du 11 novembre

La "flamme du souvenir" qui ne s'éteint jamais, à Paris, sur la tombe du soldat inconnu enterré sous l'Arc de triomphe. © Wikimedia Commons.

En France, la commémoration de l’Armistice – autrement dit de la fin d’une Grande Guerre qui devait être la "Der des Ders" - prendra par la suite une place importante dans la vie nationale, avec des gerbes déposées chaque année, à quelques jours de la Toussaint, fait du hasard, au pied des monuments aux morts de chaque commune ce jour de la "Fête du Souvenir".  Des plaques commémoratives sont également installées dans les lieux publics. 

Le dernier poilu français, Lazare Ponticelli, est mort en 2008. Le 11 novembre 2011, Nicolas Sarkozy, alors président de la République, décide de rendre également hommage à 13 militaires français morts en Afghanistan, autrement dit aux "derniers soldats en date morts pour la France". À l’image du Memorial Day américain. Trente-six ans plus tôt, en 1975, le président de la République Valéry Giscard d’Estaing avait déjà proposé le regroupement d’un hommage de tous les morts de toutes les guerres le 11 novembre, sans succès. En 2012, le nouveau président de la République François Hollande honore la mémoire de l’ensemble des soldats français décédés en opération sans distinction de guerre (il porte bien sûr le traditionnel Bleuet de France à la boutonnière) et respecte le rituel habituel : dépôt d’une gerbe tricolore au pied de la statue de Georges Clémenceau (symbole de la victoire de la Grande Guerre) ; Champs-Élysées remontés escorté par la Garde républicaine ; passage des troupes en revue sur la place Charles-de-Gaulle puis recueillement sur la tombe du soldat inconnu surplombée de l’Arc de triomphe. Néanmoins, un sentiment diffus de "trop de commémoration tue la commémoration" est né en France depuis la fin du XXe siècle, couplé avec la disparition des témoins directs de la Première guerre… reléguée aux pages des manuels d’Histoire.

Une gerbe de fleurs est déposée sur la tombe du soldat inconnu le 11 novembre 2014. © FRANCOIS MORI / POOL / AFP

11 novembre et traité de Versailles

L'Armistice de 1918 mettant fin aux hostilités, il fallait encore mettre foin à la guerre. La signature du Traité de Versailles a lieu le 28 juin 1919… à Versailles. Il condamne lourdement l’Allemagne. "Diktat" sera le terme employé pour désigner ce Traité imposé aux Allemands sans négociations par les vainqueurs de la Première guerre mondiale. Ce traité mettant fin à la Première Guerre mondiale est signé dans la galerie des Glaces du château de Versailles, entre l'Allemagne et les Alliés. Il a été préparé par les vainqueurs, le Français Clémenceau, le Britannique Lloyd George, l'Italien Orlando et l'Américain Wilson. Il impose notamment à l'Allemagne, la restitution de l'Alsace-Lorraine, la création du "couloir de Dantzig" donnant à la Pologne un accès à la mer, la limitation du potentiel militaire et le versement de 20 milliards de marks-or. En Allemagne, ce "diktat" sera  donc vécu comme une humiliation et fera naître un sentiment de revanche.

11 novembre et Saint-Martin

Saint-Martin est saint patron de la France. La tradition chrétienne veut que "Quand Clovis attribua sa victoire de 507 à la protection de Saint-Martin et Saint-Hilaire, Saint-Martin devint alors le saint patron des Francs. Les Mérovingiens furent imités ensuite par les Carolingiens et plus tard par les Capétiens qui se déclarèrent "abbés laïcs de St Martin de Tours".

Pont ou week-end du 11 novembre

Egalement appelé Jour du Souvenir, le 315e jour de l'année (316e en cas d'année bissextile comme cela a été le cas en 2016) peut entraîner un "pont" du mois de novembre, weekend prolongé à la clé pour les salariés comme pour les travailleurs indépendants. En 2017, le jour férié du 11 novembre n'en sera pas vraiment un puisqu'il tombera un samedi. L'année d'après, le 11 novembre sera un dimanche.

France / Allemagne

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