Attentat de Paris, 13 novembre : Macron au bord des larmes au Bataclan

Attentat de Paris, 13 novembre : Macron au bord des larmes au Bataclan ATTENTAT PARIS - Emmanuel Macron a eu du mal à refréner ses larmes devant le Bataclan, face aux familles des victimes, deux ans après les attentats du 13 novembre à Paris. Les vidéos des commémorations laissent transparaître une forte émotion...

[Mis à jour le 13 novembre 2017 à 15h08] Deux ans après les attentats survenus à Paris et en Seine-Saint-Denis, les commémorations ravivent le souvenir douloureux du drame qui a fait 130 morts. Stade de France, Petit Cambodge, Carillon, La Bonne Bière, Comptoir Voltaire, La Belle Equipe... Emmanuel Macron et Anne Hidalgo ont rendu ce lundi un nouvel hommage aux victimes, dans les différents lieux de la capitale frappés par les terroristes il y a deux ans, en présence d'autres personnalités politiques, dont François Hollande. Devant le Bataclan, où les terroristes avaient procédé à un véritable carnage, tuant 90 personnes lors du concert des Eagles of Death Metal, l'émotion du chef de l'Etat était palpable. Serrant un proche des victimes de l'attentat dans ses bras, Emmanuel Macron, qui a choisi de ne pas s'exprimer pour cet événement, a eu bien du mal à contenir ses larmes (voir la vidéo ci-dessous).

Mais l'émotion et la compassion n'étaient pas les seuls sentiments au rendez-vous pour ces commémorations effectuées sous le signe de la sobriété, comme l'année dernière. Deux ans après les attentats du 13 novembre 2015, Michael Dias, fils de Manuel Dias, seule victime du Stade de France, a exprimé sa colère en refusant de serrer la main du président de la République. Absent des commémorations, ce dernier a publié une tribune dans le HuffingtonPost, dans laquelle il fustige le "mépris" d'Emmanuel Macron envers les victimes. "Le président de la République agit envers les victimes du terrorisme comme avec les plus défavorisés de notre pays, d'une façon tout simplement méprisante et inacceptable", écrit Michael Dias, citant notamment la suppression du Secrétariat d'Etat aux victimes, mais aussi la réduction des aides à certaines catégories de victimes et plus largement "la stigmatisation des plus précaires". 

De son côté, le Premier ministre, Edouard Philippe, est intervenu sur France Inter, pour notamment rappeler que le pays était encore visé par le groupe terroriste Daesh. "La menace endogène reste très élevée. Quand je dis que la menace endogène reste très élevée, ce n'est pas simplement une clause de style. Elle est effectivement élevée, j'espère que tout le monde le sait et que tout le monde en a conscience", a-t-il dit.

Attentat de Nice

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