Attentat aux Champs-Elysées : révélations chocs sur Adam Djaziri, auteur présumé

CHAMPS ELYSEES - Selon LCI, Adam Lofti Djaziri, disposait d'un arsenal important, dans la voiture qui a servié à la tentative d'attentat des Champs-Elysées, mais aussi à son domicile...

[Mis à jour le 20 juin 2017 à 12h54] Si l'on en croit les dernières révélations de LCI, la tentative d'attentat sur les Champs-Elysées hier aurait pu virer au carnage. La chaîne d'info indique ce mardi que Adam Lofti Djaziri, l'homme tué par les gendarmes hier sur l'avenue parisienne, et principal suspect, disposait de plus de 9 000 munitions, deux bonbonnes de gaz de 13 kilos, un pistolet automatique, une carabine, un sac tactique, un ordinateur portable et deux CD de prêches dans sa voiture. Le véhicule avec lequel il a foncé sur un fourgon de gendarmes stationnés sur les Champs-Elysées, probablement avec l'espoir de provoquer une explosion.

LCI indique aussi à la mi-journée qu'Adam Lofti Djaziri faisait l'objet d'un mandat d'arrêt tunisien pour des faits de terrorisme depuis 2014. "Il s'était également rendu trois fois en Turquie entre janvier et août 2016 sans être inquiété", indique la chaîne du groupe TF1. Les informations sur l'auteur présumé de l'attentat à Paris raté sur les Champs-Elysées se succèdent depuis l'opération de police menée au Plessis-Pâté, dans l'Essonne, hier soir. Le père et l'épouse d'Adam Djaziri ont été placés en garde à vue. Son oncle était attendu ce mardi dans les locaux de la police judiciaire pour être entendu.

Adam Djaziri possédait aussi un arsenal à son domicile

Adam Djaziri possédait aussi un arsenal à son domicile. "De nombreuses armes à feu, des barils de poudre, des talkies-walkies et des détecteurs de mouvements" ont aussi été découverts lors de la perquisition. Il faut dire Adam Djaziri, bien que fiché "S" depuis 2015 pour radicalisation, disposait d'une autorisation de détention d'arme car il pratiquait le tir sportif. Ainsi, il disposait de neuf armes connues des autorités, dont trois de catégorie B, soumises à autorisation - des pistolets Sig-Sauer 9mm et Glock 9mm ainsi qu'un fusil de type kalachnikov. Les six autres armes, de catégorie C, étaient soumises à déclaration. "Personne ne pouvait se satisfaire" de cette situation, a convenu mardi sur RMC/BFMTV le Premier ministre Edouard Philippe, à la veille de la présentation en Conseil des ministres d'un nouveau projet de loi antiterroriste. La première autorisation avait été délivré à Adam Djaziri "avant le signalement", a affirmé le Premier ministre.

L'AFP rapporte que fin novembre 2016, dans le cadre d'une demande de renouvellement, la préfecture de l'Essonne avait sollicité la gendarmerie pour mener une enquête administrative sur Adam Djaziri, selon une source proche du dossier. Comme il était fiché S, les gendarmes en charge des investigations, s'étaient adressés à la DGSI qui a considéré qu'il n'était pas opportun de lui retirer ce permis.

Attentat des Champs-Elysées : ce qu'il faut savoir

RAPPEL DES FAITS - Un fourgon de gendarmerie a été percuté par une voiture, sur les Champs-Elysées, à Paris, ce lundi 19 juin 2017, vers 16 heures. L'hypothèse d'un attentat contre les forces de l'ordre est privilégiée. La section antiterroriste du parquet de Paris a ouvert une enquête en flagrance, confiée à la SAT et à la DGSI. Le conducteur, qui était armé, a rapidement été maîtrisé. Une bonbonne de gaz et une kalachnikov ont été retrouvées dans son véhicule. Le secteur du théâtre de Marigny a été entièrement bouclé pendant plusieurs heures hier.

L'AUTEUR - Le conducteur du véhicule qui a foncé sur le car de police serait un Français d'origine tunisienne de 31 ans, né dans le Val-d'Oise. Adam Lofti Djaziri, tel serait son nom selon France 2, était fiché S. On lui reproche ses nombreux allers-retours en Turquie, qui selon lui était lié à son travail : négociant en or. Il avait également été constaté que plusieurs de ses proches étaient jugés radicalisés. Par ailleurs, son nom apparaît dans le fichier Agrippa qui recense les possesseurs d'armes en France.

LE BILAN - Le choc du véhicule contre le fourgon visait manifestement les gendarmes, mais il n'a fait aucun blessé. Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a cependant indiqué que l'auteur de l'attaque était mort.

LA REVENDICATION - L'acte n'a pour l'instant pas été revendiqué. Mais le mode opératoire peut rappeler en plusieurs points les attentats jihadistes qui ont frappé le territoire ces derniers mois. Les forces de l'ordre ont déjà été visées sur les Champs-Elysées en pleine campagne présidentielle. L'attaque avait fait un mort, le policier Xavier Jugelé, tué par balles.

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