Fusillade à Toulouse : la piste de l'attentat n'est pas écartée

FUSILLADE TOULOUSE - Les auteurs de la fusillade qui a éclaté hier soir dans le quartier de La Reynerie à Toulouse auraient été vêtus de "niqab" et de "djellabas". La piste de l'attentat terroriste n'est pas écartée.

[Mis à jour le 4 juillet 2017 à 16h12] Après Marseille, Toulouse. Une fusillade a éclaté un peu après 21 heures hier soir lundi 3 juillet dans le quartier sensible de La Reynerie, faisant un mort et six blessés, dont deux graves. Pour le moment, "il n'y a pas d'élément terroriste" précise la préfecture de la ville, qui n'écarte cependant à ce stade de l'enquête "aucune piste". La manière dont se sont déroulés les événements fait plutôt penser à un règlement de compte qu'à un attentat terroriste, même si le doute demeure.

Un ou plusieurs individus armés auraient déboulé sur une place du quartier classé "zone urbaine sensible" - en moto ou en scooter selon les différents témoignages recueillis par la presse locale - et auraient ouvert le feu à plusieurs reprises, avant de prendre la fuite. Des témoins racontent aussi que les auteurs des coups de feu "portaient des vêtements traditionnels musulmans, de type djellabas".

Le journal local La Dépêche rapporte une version différente des faits : "le tueur vêtu d'un niqab est arrivé à proximité de sa cible en poussant une poussette de sorte que sa victime n'a pas vu arriver le danger. Il a ensuite sorti son arme de type kalachnikov et poursuivi l'homme de 27 ans qui s'enfuyait. Ce dernier est mort sur place. Sept hommes qui se trouvaient à proximité ont été blessés dont deux grièvement." La préfecture de Toulouse, qui a déployé un important dispositif de sécurité sur les lieux du drame, ne confirme pas ces informations pour le moment. 

Un témoin, qui a réussi à filmer la scène et a confié sa vidéo à la police, devrait permettre de reconstituer les faits rapidement et de faire avancer l'enquête, selon la rédaction de France 3 régions. En 2016, le quartier de La Reynerie, qui appartient à l'ensemble citadin plus vaste du Mirail, situé dans le sud-ouest de Toulouse, avait déjà été le théâtre de deux fusillades meurtrières, faisant également penser à des règlements de compte. Un mort et un blessé étaient alors tombés sous les balles.

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