Disparition de Maëlys : l'avocat du suspect livre de nouveaux éléments

MAELYS - Alain Jakubowicz, l'avocat de Nordahl Lelandais, contredit la version des faits donnée par le procureur. Il assure que des témoignages n'ont pas été pris en compte et fournit un autre éclairage sur l'affaire.

Affaire Maëlys : les dernières infos

  • Maëlys a disparu le 27 août à Pont-de-Beauvoisin. Le seul suspect dans l'affaire, Nordahl Lelandais, a été entendu à nouveau jeudi dernier par trois juges d'instruction. Il nie tout en bloc, mais a été mis en examen pour "meurtre".
  • Au coeur de l'enquête et des charges contre Nordahl Lelandais, une photo prise par une caméra de vidéosurveillance, la nuit de la disparition de Maëlys de Araujo, à 2h47. Le procureur estime que le film montre la voiture de Nordhal Lelandais, avec à bord un être humain "de petite" taille", qui pourrait être Maëlys.
  • L'avocat de Nordhal Lelandais conteste cette version. Il estime que la "silhouette blanche" ressemble plus à celle d'une femme adulte et conteste qu'il s'agisse de la voiture de son client. Il a par ailleurs donné de nouveaux éléments venant contredire les faits avancés par le procureur : la fillette n'aurait pas disparu à 2h45 comme il l'affirme, puisque des témoins ont assuré l'avoir vue après 3h à la salle des fêtes.

Affaire Maelys : dernières infos en direct

22:47 - Les collègues de la mère de Maëlys lui ont offert des RTT

FIN DU DIRECT - Employée dans un hôpital de Pontarlier (Doubs), la mère de la petite Maëlys, Jennifer de Araujo, va bénéficier de la solidarité de ses collègues. Ces derniers, par le biais de Lydie Lefebvre, déléguée syndicale au centre hospitalier intercommunal, et avec l'accord de la direction, peuvent désormais lui faire don de RTT. "La direction a donné son accord. Un problème technique a visiblement retardé la mise en place de cette action, mais la note de service est tombée le 9 novembre", a expliqué mi-novembre Mme Lefebvre auprès du journal Le Dauphiné Libéré. Et de préciser : "Chacun donnera ce qu’il veut, ce qu’il peut, ça peut être une RTT, une demi-journée de RTT, même une heure de travail pour certains. Et ça restera confidentiel."

21:48 - Disparition de Maëlys : ce que dit le procureur, ce que dit l'avocat du suspect

Jeudi dernier, le procureur de la République a fait le point sur ce que l'enquête avait établi, selon lui. Voici la chronologie des faits survenus la nuit de la disparition de Maëlys, telle qu'il l'a rapportée : les gendarmes considèrent que la fillette a disparu à 2h45. A 2h46, Nordhal Lelandais - comme il le reconnaît - a mis son téléphone en mode avion. Il affirme qu'il a agi ainsi pour garder sa batterie. A 2h47, le véhicule considéré comme le sien par les enquêteurs a été filmé par une caméra de surveillance à Pont-de-Beauvoisin, avec à bord une "silhouette frêle de petite taille". A 3h24, une autre image de la voiture a été captée par la vidéosurveillance, mais cette fois-ci, la "forme humaine" côté passager a disparu. A 3h25, Nordhal Lelandais a désactivé le mode avion de son téléphone. Il l'a ensuite réactivé à 3h57 et a remis son téléphone en fonctionnement normal à 7h06. France Info indique que les enquêteurs sont de plus en plus persuadés que c'est entre 2h45 et 3h25 que Maëlys a été tuée. Alain Jakubowicz, l'avocat du suspect, oppose une autre version des faits : la chronologie indiquée ne tient pas, Maëlys n'était pas dans cette voiture, rien ne permet de dire que cette voiture est celle de Nordhal Lelandais :

20:51 - Pour l'avocat du suspect, la "silhouette blanche" à bord de la voiture n'est pas Maëlys, mais une adulte

Selon l'avocat du suspect, l'image de vidéosurveillance reconstituée sur BFM TV, et sur laquelle on apercevrait l'Audi A3 du principal suspect dans la disparition de Maëlys, avec sur le siège passager, une silhouette blanche, est très mal présentée par le procureur et dans les médias. "Ce montage photographique qui a été fait par votre chaîne est une honte !", s'est ainsi emporté Alain Jakubowicz sur le plateau de BFM TV ce lundi soir. Pour lui, il ne s'agit pas d'une silhouette de petite fille, ce n'est donc pas Maëlys qui serait dans la voiture : "C'est contraire à la réalité". "Ce n’est pas vrai que l’on distingue une enfant. On distingue effectivement une passagère qui a les cheveux longs et bruns. J’indique que la petite fille avait les cheveux relevés", dit-il, ajoutant encore : "La petite fille a une robe de petite fille de mariage comme on les connait tous avec un col rond qui descend un petit peu. Le décolleté en question est un décolleté de femme, qui est profond, qui va jusqu’à la naissance la poitrine et qui est carrée. C’est une des choses rares que l’on peut distinguer sur cette photo".

19:21 - Le procureur de la République a écarté deux témoins dans l'affaire Maëlys

Alain Jakubowicz est catégorique : plusieurs témoins affirment qu'à 3h du matin, la petite Maëlys est encore dans la salle des fêtes de pont-de-Beauvoisin. Le site de BFM TV rappelle que le procureur de la République a écarté deux témoins de l'enquête, "sans en préciser la raison". Or, l'avocat de Nordhal Lelandais s'appuie sur ces témoignages pour établir sa version des faits, notamment sur le témoignage du cousin de la mère de Maëlys, qui assure avoir vu la fillette à 3h15 lors de la fête.

19:20 - Pour l'avocat de Nordhal Lelandais, il est impossible que le suspect ait enlevé Maëlys à 2h47

C'est la ligne centrale de la défense de l'avocat du suspect pour le moment : sur BFM TV, Alain Jakubowicz a donné des éléments qui lui permettent d'affirmer que Maëlys ne pouvait pas être dans la voiture du suspect à 2h47, heure à laquelle a été prise la photo de vidéosurveillance. Selon lui, à 2h45, heure à laquelle le procureur estime que la disparition de Maëlys est actée, les grands-parents de cette dernière lui auraient parlé. "La soeur de la grand-mère confirme cette heure de 2h45 en indiquant qu'elle a regardé son téléphone portable", ajoute-t-il. "Comment cette enfant qui est vue à 2h45 par ses grands-parents, qui parle avec eux, peut être à 2h47 vue dans la voiture de Nordhal Lelandais à 800 mètres de là ? Admettons. À peine les grands-parents ont tourné le dos, Nordhal Lelandais enlève la petite Maëlys, roule comme un fou et se retrouve en ville à 2h47, ce qui est totalement absurde dans la chronologie", ajoute Alain Jakubowicz qui rapporte également qu'à 3h15, le cousin de la maman de Maëlys, en quittant le mariage, aurait croisé l'enfant. "Maëlys lui a dit 'Au revoir, fais un bisou à ta fille de ma part'". Ce témoin aurait confirmé cet épisode et l'heure à laquelle il est survenu, à trois reprises. Par ailleurs, selon l'avocat du suspect, "on peut dire avec une quasi-certitude qu'avant 3h30, personne ne s'inquiète de la disparition de Maëlys". Et le suspect, lui, est bien présent sur place : "À cette heure-là, il est dans la salle, tout le monde le voit", dit-il.

19:20 - Pour l'avocat de Lelandais, la voiture filmée par la vidéosurveillance n'est pas forcément celle de son client

Pour Alain Jakubowicz, les images n'identifient pas avec certitude la voiture de son client. D'ailleurs, Nordhal Lelandais nie qu'il puisse s'agir de sa voiture, puisqu'il y a manifestement un passager à bord. L'avocat du suspect a tenu à rappeler qu'il y avait eu "trois fêtes dans cette bourgade cette soirée-là". Elle est reconnue par qui et sur la base de quoi ? Nous sommes en plein mois d'août, des Audi A3, vous savez combien il y en a en France ?", s'est agacé l'avocat de Nordahl Lelandais sur BFMTV. Pourtant, le procureur a affirmé que les enquêteurs sont certains qu'il s'agit bien de sa voiture : "L'expertise qui a été effectuée par le laboratoire de la gendarmerie montre qu'il y a un certain nombre de points de convergence - sur la position des vignettes, sur un défaut d'éclairage de la plaque arrière, sur deux petits autocollants qui ont été ajoutés - qui montre que c'est bien le véhicule que nous cherchons", avait insisté le procureur en conférence de presse la semaine dernière.

18:18 - "Il n'est pas certain que nous réussissions à retrouver Maëlys"

Lors de sa prise de parole ce jeudi dernier, le procureur de la République, Jean-Yves Coquillat, est revenu sur les recherches menées actuellement, qui s'avèrent vaines, faute d'élément nouveau recueilli par les gendarmes ou les juges. "Le dossier est loin d'être terminé", a-t-il déclaré. Et pour cause : "Nous devons encore examiner tout ce qui peut être examiné", car "l'enfant n'a pas été retrouvée." Pessimiste sur ce point-là, Jean-Yves Coquillat a annoncé qu'"il n'est pas certain que nous réussissions à retrouver le corps de enfant".

14:29 - L'avocat du suspect n'affirme pas qu'il est innocent, mais assure que rien n'indique qu'il est coupable

Comme il l'a rappelé ce matin sur Europe 1, Alain Jakubowicz n'a pas pour tache d'établir ou non la culpabilité de son client. "Je suis avocat. [...] Je suis aux côtés d'un homme qui est désigné comme un monstre, sur la base d'éléments qui sont contraires à la réalité. On a présenté cet homme de façon injuste, qui est absolument intolérable". Lorsqu'on lui demande s'il y a bien des faits troublants pour lesquels les juges ont estimé qu'il fallait le mettre en examen pour meurtre, il répond : "Effectivement, Nordhal Lelandais a à s'expliquer sur un certain nombre de points. C'est ce qu'il a fait très complètement le 30 novembre dernier. Il a répondu à tout. Et aujourd'hui on lui reproche d'avoir répondu à tout, en disant 'quel aplomb !' parce qu'il répond aux questions qui lui sont posées. Dans quel monde sommes-nous ? On veut que la justice soit rendue sur les réseaux sociaux ?", s'est-il indigné.

12:17 - Le père du suspect réagit aux propos d'Alain Jakubowicz

Au micro de RTL, le père de Nordhal Lelandais s'est réjoui que l'avocat de son fils ait fait émergé des contradictions entre les faits présentés par le procureur et certains témoignages. Pour lui, son fils est victime d'un acharnement judiciaire : "Ça ne colle pas, il y a des trucs qui ne vont pas. On l'accuse d'avoir enlevé Maëlys alors qu'à 3h15, elle était encore au mariage. Il y a des témoins, c'est important. Il faut que ce soit pris en considération", dit-il.

12:08 - L'avocat évoque aussi le short "taché de vin" de son client

C'est l'un des éléments qui avaient été présentés comme "troublants" dans les médias lors de la mise en examen de Nordhal Lelandais : le suspect avait dit être rentré chez lui lors de la nuit du mariage, pour se changer, avant de revenir à la fête. Il a affirmé avoir taché son short de vin, l'avoir enlevé à son domicile puis s'en être débarrassé dans une poubelle publique. Ce short n'a jamais été retrouvé par les enquêteurs. Interrogé sur ce sujet sur BFMTV, l'avocat du suspect a botté en touche : "On a parlé de cette histoire de short. C'est complètement abracadabrantesque, c'est hors sujet", a--t-il fait savoir.

10:33 - Les parents n'ont "pas de doute" sur le responsable de la disparition de Maëlys

Lorsque France Info demandait vendredi dernier à Maître Rajon si les parents de Maëlys ont "encore un doute sur l'identité de l'homme qui a enlevé leur fille", il répondait : "Aujourd'hui, objectivement, pas vraiment. Je reste malgré tout prudent". Et d'ajouter : "La priorité est de savoir ce qu'il est advenu de l'enfant. Au regard des multiples éléments qui sont aujourd'hui révélés publiquement par le procureur de la République, on se dit que, logiquement, une personne pouvait nous renseigner à ce sujet. Cette personne est évidemment l'actuel mis en examen".

10:19 - Affaire Maëlys : "Le silence est une stratégie perdante"

Comment interpréter les dénégations du suspect face aux images du véhicule identifié comme le sien par les enquêteurs ? "Ça dépend de chaque cas, mais lorsque le silence s'établit, cela veut dire qu'il y a déjà des doutes" explique sur BFM TV le général Bertrand Soubelet, ex-directeur des opérations de la gendarmerie. "J'ai vu dans ma carrière un certain nombre de suspects qui s'enfermaient dans le silence alors même que nous avions des preuves y compris par images, où ils étaient reconnaissables, ils poursuivaient leur dénégation et ne disaient plus rien. [...] Le silence est une stratégie, au tribunal c'est une stratégie perdante".

09:48 - "Ce n’est pas vrai qu’on distingue une enfant" (dans la voiture de Lelandais)

Alors que des images captées par des caméras de surveillance montreraient une silhouette semblable à celle de Maëlys, l'avocat de Nordahl Lelandais réfute en bloc. "Ce n’est pas vrai qu’on distingue une enfant, on distingue une passagère. Le décolleté est profond, carré, il est celui d’une femme, jusqu’à la naissance de la poitrine… Et non pas un col rond comme celui de la robe de Maëlys", a déclaré Maître Jakubowicz.

09:34 - A 2h45, Maëlys aurait été vue en train de jouer au foot

Selon l'argumentaire de l'avocat de Nordahl Lelandais, principal suspect dans l'enquête sur la disparition de Maëlys, plusieurs témoins auraient vu la petite fille en train de jouer au foot à 2h45, heure supposée de sa visite dans la voiture de M. Lelandais. "Qu’on vienne m’expliquer comment cette enfant vue à 2 h 45 en train de jouer au foot peut être dans la voiture de Nordahl Lelandais au même moment ?", s'est interrogé l'avocat.

08:39 - A quelle heure a disparu Maëlys ?

C'est l'autre grande question soulevée par Alain Jakubowicz, l'avocat de Nordahl Lelandais. Alors que le procureur de Grenoble avait affirmé jeudi dernier que Maëlys avait disparu vers 2h45 lors de ce mariage du 27 août, Me Jakubowicz a formellement contesté cette déclaration sur le plateau de BFMTV hier soir. Selon lui, qui dit se baser sur le dossier, plusieurs témoins ont aperçu la fillette après 2h45. Le dernier témoin à l'avoir vue, un cousin de la mère de Maëlys, affirme avoir dit au revoir à la fillette à 3h15 exactement, avant de regagner son domicile. Nordahl lelandais, après s'être absenté plusieurs fois du mariage, était quant à lui encore présent à ce moment là. Il n'aurait quitté les lieux qu'après 3h30 et non "précipitamment" comme l'ont rapportés enquêteurs et médias selon son avocat.

08:20 - Maëlys se trouvait-elle dans la voiture de Nordahl Lelandais le soir de sa disparition?

Nous reprenons ce direct consacré à l'affaire Maëlys au lendemain du coup de sang d'Alain Jakubowicz, l'avocat de Nordahl Lelandais, sur BFMTV. Parmi les questions clés soulevées par l'avocat, celle de la présence ou non de Maëlys dans la voiture du suspect numéro 1 reste entière. Maëlys est-elle montée dans la voiture de ce trentenaire, désormais mis en examen pour meurtre. Ce dernier, confondu par l'ADN de la fillette retrouvé dans son véhicule, a du admettre que Maëlys était montée quelques secondes dans son Audi A3 dans l'espoir d'y trouver un chien. A-t-il emmené de gré ou de force Maëlys loin du mariage ? Une image de vidéosurveillance reproduite par BFMTV la semaine dernière semblait l'attester. Pour Alain Jakubowicz, cette image n'est pas conforme çà la réalité.

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