Harcèlement, niveau en Français… Les preuves en chiffres que l'école va mal

Harcèlement, niveau en Français… Les preuves en chiffres que l'école va mal Renforcement des inégalités sociales, affaiblissement du niveau, cyberviolence... L'école de 2017 va mal sur de nombreux points. Voici, en chiffres, ce sur quoi le système scolaire "peut mieux faire".

Un jeune Français sur dix en difficulté de lecture, un collégien sur cinq touché par la cyber-violence, 18 erreurs en moyenne dans une dictée de CM2 ou encore la moitié des élèves absentéistes concentrée dans 10 % des lycées... Alors que le nouveau ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer a présenté ce mardi son "école de la confiance" et les réformes prévues (voir ci-dessous), le système scolaire français souffre dans de nombreux domaines. A partir des notes d'information de la DEPP (Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance), le service de statistiques de l'Education nationale, Linternaute.com vous livre dans ce dossier les chiffres "noirs" de l'école en France de nos jours :

Les bons points de l'école d'aujourd'hui

L'école (publique et privée) n'a pas que des tares, loin s'en faut. C'est aussi ce que prouvent certaines des données de la DEPP. Pour ne citer que quelques bons points (retrouvez-en plusieurs autres en naviguant ici), la scolarisation en milieu ordinaire des enfants en situation de handicap a très fortement progressé depuis la loi de 2005 ; la forte baisse du redoublement au cours des vingt dernières années a globalement eu un impact positif sur la réussite des élèves aux examens futurs ;  moins d'un élève sur dix rentre "en retard" en CM2 et le taux de scolarisation des enfants de deux ans progresse, notamment en zone d'éducation prioritaire (+ 1,5 point à la rentrée 2016).

Ce qui change pour la rentrée scolaire 2017

Mardi 29 août 2017, le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer a annoncé les principales nouveautés de la rentrée pour les quelque 12 millions d'élèves et 800 000 enseignants de l'Hexagone :

  • la possibilité pour les communes de revenir à la semaine de quatre jours 
  • 12 élèves par classe en CP et CE1 en éducation prioritaire
  • des évaluations systématiques en maths et français au début du CP et de la 6e
  • le rétablissement possible des classes bilangues supprimées d'un tiers avec la réforme du collège 2016
  • la possibilité pour les établissements de revenir aux parcours européens et à l'option latin renforcée
  • pour les EPI (enseignements pratiques interdisciplinaires), un nombre d'EPI et des thématiques assouplies
  • le lancement du programme "devoirs faits" avec des études dirigées à partir de la Toussaint pour les collégiens volontaires, en théorie animées par des professeurs mobilisés en heures supplémentaires, 10 000 jeunes en service civique, des associations et des assistants d'éducation
  • la généralisation de stages gratuits de remise à niveau sur une semaine pour les élèves de CM2 en difficulté avant d'entrer en 6e ; dans le cadre de l'éducation prioritaire et pour les maths et le français
  • une concertation sur le baccalauréat dès 2018 en vue d'une réforme profonde de cet examen d'ici 2021

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