Rage en France : un enfant entre la vie et la mort

Rage en France : un enfant entre la vie et la mort RAGE EN FRANCE - Un enfant de 10 ans, qui a contracté la rage, se trouve dans un état critique, dans un hôpital lyonnais. Existe-t-il un risque de contamination en France ?

[Mis à jour le 11 octobre 2017 à 10h55] Originaire de Chasselay, dans le Rhône, un enfant de 10 est actuellement hospitalisé dans un état critique, son pronostic vital étant engagé. Le garçon, âgé de 10 ans, a été contaminé par la rage, en jouant avec un chien au Sri Lanka, lors d'un récent voyage. Il a développé une encéphalite et a été victime d'une défaillance cardiaque. Il a été mordu mi-août sur une plage par un chiot, dans le sud de l'île, la blessure superficielle de l'enfant n'avait pas inquiété les parents. Ce n'est que le 4 octobre que le garçonnet a été hospitalisé, les premiers symptômes n'étant apparus que plus d'un mois plus tard. 

Un soixantaine de personnes, qui ont été en contact avec lui depuis son retour du Sri Lanka, ont été identifiées, elles vont être prises en charge pour des mesures de prévention d'urgence. Théoriquement, la transmission interhumaine de la rage est possible, par contact avec de la salive d'un malade, mais c'est extrêmement rare. Contactée par L'Est Républicain, le Dr Anne-Marie Durand, directrice de la Santé publique à l'ARS, a assuré qu'il n'y "aura pas d'autre cas" que le jeune garçon.

La rage a disparu de France depuis près de 100 ans

La rage provoque plus de 55 000 décès par an dans le monde, selon l'agence nationale de sécurité sanitaire, l'Anses. Les autorités considèrent que la maladie a été éradiquée en Europe depuis plusieurs décennies. Aucun cas "autochtone" de contamination de la rage chez l'homme n'a été signalée en France métropolitaine depuis 1924. "Afin d'éviter tout risque de réintroduction, la situation de la rage en France fait l'objet d'une surveillance permanente", précise l'Anses. 21 décès humains dus à la rage sont survenus en France depuis 1970, mais "tous faisaient suite à une contamination hors du territoire français métropolitain par une souche "classique" de virus rabique", indiquent les autorités.

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