Tariq Ramadan : il reconnaît une relation avec une des plaignantes

Tariq Ramadan : il reconnaît une relation avec une des plaignantes TARIQ RAMADAN - L'islamologue suisse a reconnu, selon Libération, avoir eu une relation sexuelle avec l'une de ses plaignantes. Tariq Ramadan change brutalement de défense, lui qui assurait le contraire il y a peu.

L'essentiel

Tariq Ramadan, qui fait l'objet de quatre plaintes pour viols, assurait jusque-là non seulement être innocent mais également ne pas avoir eu la moindre relation sexuelle avec l'une ou l'autre des plaignantes, même consentie. Mais ce mercredi soir, Libération a révélé que l'islamologue suisse aurait assoupli sa ligne de défense puisque Tariq Ramadan "admettrait avoir eu des relations sexuelles avec la troisième femme qui a porté plainte contre lui". C'est une source proche de l'association Musulmans de France qui l'aurait confié au quotidien. La plaignante en question serait celle que les médias appellent "Marie". Cette quadragénaire vivant dans le Nord de la France affirmait il y a quelques semaines auprès des policiers avoir été victime d'une dizaine de viols de la part de Tariq Ramadan entre février 2013 et juin 2014.

En direct

17:24 - Tariq Ramadan modifie sa défense

[FIN DU DIRECT] Alors qu'il fait l'objet de quatre plaintes pour viols et une pour agression sexuelle, Tariq Ramadan avait toujours nié la moindre relation sexuelle avec l'une des plaignantes, qu'elle soit consentie ou non. Mais Libération a révélé ce mercredi soir que le prédicateur d'origine égyptienne avait consenti à avouer qu'une relation sexuelle a bien existé entre lui et celle qui se fait appeler Marie. Cette femme d'une quarantaine d'années avait rapporté des faits de viols, supposément survenus à dix reprises, de la part de Tariq Ramadan entre février 2013 et juin 2014. L'avocat de l'islamologue, contacté par Libération, a confirmé l'existence d'un lien entre la plaignante et l'accusé mais sans pour autant affirmer que leur relation était de nature sexuelle. "Il (Tariq Ramadan, ndlr) reconnaît avoir eu une relation avec elle mais elle n’était pas ce qu’elle a décrit. Il s’expliquera quand il sera interrogé par les juges", a déclaré maître Emmanuel Marsigny.

17:22 - Dernière plainte en date contre Tariq Ramadan : le récit de Brigitte (2/2)

Suite des révélations du témoignage de celle que la Tribune de Genève appelle "Brigitte" et qui aurait porté plainte contre Tariq Ramadan pour viol. Alors que Brigitte raconte s'être fait insulter très vite après leur arrivée dans la chambre, les actes de violences sexuelles n'auraient pas tardé à survenir et auraient duré des heures, en plus des gifles que Brigitte prétend avoir reçu. "Il me disait qu'il y avait deux catégories de femmes qui refusaient d'embrasser: les prostituées et les espionnes. Il m'a alors redemandé si j'étais des RG (les Renseignements Généraux, ndlr)", a-t-elle confié. "Chaque fois que je tendais la main vers mon portable, il m'attrapait la main et me disait: 'Occupe-toi de ton homme !'", complète-t-elle. Brigitte précise qu'elle n'a pas appelé au secours mais elle aurait tenté de "faire la morte". "J'avais l'espoir qu'il s'endorme pour pouvoir m'enfuir". Ce n'est qu'à 6h30 qu'elle aurait eu l'occasion de s'enfuir de cet chambre d'hôtel genevois.

17:20 - Rappel : une plainte a été déposée contre Ramadan aux Etats-Unis

Outre les quatre plaintes pour viols dont il fait l'objet en France et en Suisse, Tariq Ramadan a également été accusé aux Etats-Unis. Mais contrairement aux autres plaintes, celle-ci, révélée par Libération, n'a pas été déposée pour "viols" mais pour "agression sexuelle". Alors qu'une enquête a été ouverte outre-Atlantique, les faits présumés, rapportés par le quotidien français, font état d'une rencontre dans un hôtel entre la plaignante, une Américaine de confession musulmane, et Tariq Ramadan. Ce dernier aurait  "placé son pénis dévêtu" contre la poitrine de sa victime présumée. 

16:42 - Nouvelle plainte contre Tariq Ramadan : le récit glaçant (1/2)

Voici le récit des faits - révélés par la Tribune de Genève - qu'avance la dernière femme qui a porté plainte contre Tariq Ramadan. Celle que le média suisse appelle "Brigitte" et Tariq Ramadan se seraient retrouvés dans une salle de dîner d'un hôtel genevois. C'est alors que l'islamologue aurait mis en place un plan pour faire monter Brigitte dans sa chambre, ce qu'elle avait refusé au préalable. Tariq Ramadan aurait réclamé une planche et un fer à repasser au réceptionniste et son accompagnatrice du soir l'aurait aidé à monter le matériel dans sa chambre. "M. Ramadan s'est baissé pour brancher ou débrancher un appareil. Je me trouvais alors derrière lui (…). Au moment où il s'est redressé, son visage s'était transformé. Il m'a alors basculée sur le lit (…) et est tombé sur moi", raconte Brigitte dans l'enquête de la Tribune de Genève. La situation aurait alors complètement dérapé. "Je n'ai pas crié, de peur qu'il me frappe. Il s'est mis à m'insulter (…) J'ai eu peur de mourir. J'étais terrifiée et paralysée", confie-t-elle.

15:06 - Tariq Ramadan : la robe qui pourrait tout changer

Parmi les éléments fournis aux policiers par Marie, la plaignante avec qui Tariq Ramadan aurait reconnu avoir eu une relation, il y aurait une robe tâchée du sperme de l'islamologue. Une analyse ADN a tout de suite été ordonnée et les résultats ne sont pas encore connus. Mais il semblerait que c'est cet élément qui ait poussé Tariq Ramadan à avouer l'existence d'une relation entre lui et Marie. L'avocat du théoricien est monté au créneau et a anticipé les résultats. "Si l’analyse démontre qu’il s’agit du sperme de Tariq Ramadan, cela ne signifie pas qu’elle a été violée comme elle le prétend", plaide Emmanuel Marsigny auprès de 20 Minutes.

14:50 - Henda Ayari se sait "surveillée"

L'une des plaignantes de Tariq Ramadan, Henda Ayari, avait fait savoir sur Twitter qu'elle se sentait "surveillée" depuis sa plainte pour viol envers l'islamologue. Elle aurait été victime de vandalisme sur son véhicule et d'un vol ayant pour origine son dépôt de plainte.

14:22 - L'une des plaignantes de Tariq Ramadan a été agressée

Alors qu'elle a porté plainte pour viol contre Tariq Ramadan, celle que les médias appellent Marie se serait fait agresser dans son immeuble. Un événement qui serait lié, selon elle, à son dépôt de plainte contre l'islamologue suisse. Marie aurait été "agrippée et tirée par derrière jusque dans la cage d’escalier" par "deux hommes masqués et gantés", selon les mots employés dans la plainte remise au commissariat et relayés par Libération. Les deux hommes auraient roué de coups la quadragénaire et lui auraient versé de l'eau sur le corps. "Celui qui m’étranglait  m’a alors dit : 't’as de la chance (…), la prochaine fois, ce sera de l’essence'", a-t-elle également rapporté aux policiers.

14:01 - Qui est Emmanuel Marsigny, l'avocat de Tariq Ramadan ?

D'abord représenté par Maître Yassine Bouzrou et son associée Julie Granier, Tariq Ramadan, mis en examen pour viols, a changé d'avocat depuis la fin du mois de mars et s'est attaché les services d'Emmanuel Marsigny. Ancien associé du grand cabinet Metzner, ce natif de Picardie a plaidé dans de nombreuses grandes affaires comme celle des emplois fictifs de la ville de Paris ou encore dans la tentative d'assassinat de son confrère, Karim Achoui. Spécialiste des dossiers dits "sous-tension" tels que l’affaire de l’Angolagate, mettant en cause Pierre Falcone dans la vente d’armes en Angola, c'est désormais un tout autre challenge qui attend l'avocat âgé de 47 ans qui a reconnu ce mercredi auprès de Libération que Tariq Ramadan avait bien "eu une relation" avec l'une des femmes qui l'accusent de viol.

12:26 - Un coup dur pour les soutiens de Tariq Ramadan ?

Si Tariq Ramadan a bien avoué avoir eu une relation sexuelle avec Marie, qui rapporte des faits de viols, ce serait un coup dur pour les soutiens de l'islamologue. Ces derniers soutenaient jusqu'à présent que Tariq Ramadan, qui aurait donc trompé son épouse si les révélations de Libération sont confirmées, a toujours mené une vie exemplaire, à l'image des conceptions de l'islam qu'il préconisait. L'éclatement au grand jour de la prétendue double-vie de Tariq Ramadan marquerait "la fin d’une hypocrisie", selon un ancien proche de l'accusé qui s'est confié à Libération.

12:20 - La quatrième plainte pour viol de Tariq Ramadan

Alors qu'il aurait admis avoir eu une relation sexuelle avec l'une de ses plaignantes, Tariq Ramadan a tout récemment fait l'objet d'une quatrième plainte - en Suisse cette fois - pour viol, comme l'avait révélé la Tribune de Genève. Une femme suisse d'une quarantaine d'années aurait rapporté des faits de viol, de séquestration et de violences physiques auprès du Ministère public de Genève. Les faits présumés remonteraient à 2008, soit avant tous les faits rapportés par les autres plaintes.

12:07 - Tariq Ramadan peut rester en prison

C'était une requête du théoricien suisse. Tariq Ramadan, qui souffre d'une sclérose en plaques, avait exprimé le besoin d'être soigné hors de prison, lui qui est toujours détenu à la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis. Mais les expertises médicales sont tombées, son traitement n'est "pas incompatible avec la détention", a-t-on appris via l'AFP. Tariq Ramadan avait appuyé sa demande en disant souffrir également d'une neuropathie mais selon le rapport des juges d'instruction, aucun élément "ne permet de retenir le diagnostic de neuropathie périphérique des membres inférieur".

05/04/18 - 14:40 - Trois femmes assurent être menacées suite à leurs plaintes pour viol contre Tariq Ramadan

Première à avoir porté plainte contre Tariq Ramadan pour viol et agressions sexuelles, Henda Ayari demande aujourd'hui une protection policière, relaie Franceinfo, pour elle ainsi que les deux autres femmes ayant témoigné contre l'islamologue. Les trois femmes font, selon L'Express, l'objet d'une "campagne de harcèlement en ligne", qui "aurait été orchestrée par une cellule de crise réunie autour de l'islamologue". Henda Ayari a d'ailleurs porté plainte contre X pour "menace et insulte" dès novembre dernier. Par ailleurs, l'une des plaignantes dans l'affaire Tariq Ramadan, "Marie" (prénom modifié), a en outre, pour rappel, porté plainte le 25 mars dernier pour violences volontaires après une agression qu'elle considère comme des représailles : la mère de famille âgée de 45 ans dit avoir été agressée par deux hommes samedi 24 mars dernier, en bas de chez elle, entre 22h et 23h, lesquels l'ont selon elle menacée d'actes encore plus graves à venir. En réponse aux accusations de harcèlement des plaignantes, l'avocat de Tariq Ramadan, Me Marsigny, évoque un déchaînement d'insultes "humain et compréhensible", car, justifie-t-il dans l'émission "C à vous" du 15 mars dernier, sur France 5, "Il y a des gens qui considèrent que le procès qui est fait à Tariq Ramadan est un procès injuste".

05/04/18 - 12:40 - #Rappel : L'accord financier entériné par un jugement public à hauteur de 27 000 euros

C'est par l'intermédiaire d'un jugement public que l'accord financier entre Majda Bernoussi et Tariq Ramadan, s'élevant à 27 000 euros, a été entériné en mai 2015, à Bruxelles, selon l'AFP. Une information confirmée par Luc Hennart, président du tribunal de première instance de la ville, à l'agence France Presse, après les révélations parues sur Mediapart et Le Vif. Pour rappel, Majda Bernoussi n'accusait pas Tariq Ramadan de viol mais de relation destructrice et d'emprise psychologique, des accusations qu'elle portait sur internet. M.Hennart a confirmé auprès de l'AFP que l'accord "prévoit que Majda Bernoussi retire ses publications sur le web et cesse d'en publier de nouvelles, moyennant une somme d'argent donnée par Tariq Ramadan".

05/04/18 - 12:30 - Retour sur la confirmation par la justice belge de l'achat du silence d'une femme par Tariq Ramadan

La double révélation a eu lieu ce mercredi. Selon la justice belge, l'intellectuel musulman Tariq Ramadan a bien passé un accord en 2015 avec une femme belge originaire du Maroc, afin qu'elle stoppe toute révélation publique concernant leur "relation". Ce faisant, la justice de Belgique a confirmé l'information publiée conjointement ce mercredi 4 avril par Mediapart et l'hebdomadaire belge Le Vif quant à la transaction financière nouée en Belgique entre une femme et l'intellectuel musulman afin que celle-ci cesse de s'exprimer sur internet sur la relation que Tariq Ramadan aurait entretenue avec elle. La personne aurait également accepté de supprimer certaines publications déjà mises en ligne et dans lesquelles elle évoquait le comportement "destructeur" dont aurait fait preuve l'islamologue avec plusieurs femmes, en échange de 27 000 euros au total. La justice belge aurait quant à elle validé l'accord financier en février 2015. La femme qui serait concernée s'est confiée à Paris Match sur les "violences sexuelles" subies au cours de sa première rencontre avec l'homme. "J'étais à la fois révoltée et sous son emprise", confie-t-elle, en indiquant que Tariq Ramadan, l'aurait cette fois-là mordue au niveau du bras, et ce "jusqu'au sang".

15/03/18 - 15:41 - "Comme je suis le diable, la parole qui m’accuse est forcement la parole de l’ange", dit Tariq ramadan

L'ancien professeur s'explique longuement. "Je ne pense pas qu'il s'agisse d'un complot. [...] Je pense qu'en fait, c'est dans le climat de l'affaire Weinstein, une femme qui livre un nom et ceux qui m'ont toujours eu dans leur viseur, ceux dont j'étais l’ennemi y ont vu une aubaine extraordinaire et s’y sont jetés tête baissée en pensant : ‘Voilà, on va le finir'", dit-il. Tariq Ramadan estime que les médias n'ont pas cherché à savoir qui était la première plaignante. "Comme je suis le diable, la parole qui m’accuse est forcement la parole de l’ange, une parole d’évangile". Et d'ajouter plus loin : "J’ai appris sur les amis, les gens qui sont proches, les soutiens, j’ai aussi appris sur les ennemis, sur leur capacité à aller très loin, très bas dans leurs accusations et à savoir comment se tenir".

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