Audrey-Ann Lévesque
J'ai un oral de philo et je dois me prononcer contre, alors je vais vous donner une partie des arguments récolté en cour de route:
L'Opposition, Pourquoi être contre l’euthanasie assistée ?
Un peu d’histoire
- La tolérance à l’égard du suicide qui s’est développée dans l’antiquité à l’époque classique traduisait jusqu’à un certain point un mépris pour la faiblesse, la maladie et l’incapacité de jouer un rôle dans la société après un certain âge.
- Le nazisme a réintroduit en Occident la pratique euthanasique.
- Avec le procès de Nuremberg a révélé que, de 1939 à 1941, les nazis ont supprimé plus de 70 000 personnes en alléguant que leur vie était "sans valeur".
- L’ouvrage de Vivien Spitz sur les médecins nazis, Doctors from Hell.
Les religions
- L‘Église Catholique Romaine refuse à la fois l'acharnement thérapeutique, l'euthanasie active et l'euthanasie passive. "Tu ne tueras point"
- L’Islam et la doctrine musulmane est ici sans nuances: "Il est interdit de donner la mort si ce n'est pas à bon droit" (c'est-à-dire la peine de mort pour le criminel)
- Le Judaïsme a cependant une concession: le renoncement à des actes médicaux manifestement sans espoir (euthanasie passive) doit être distinguée de l'euthanasie active, laquelle est condamnée sans appel. "Le respect de la vie humaine est absolu, inconditionnel. C'est Dieu qui donne la vie. Le Talmud (compilation de commentaires sur la loi mosaïque fixant l'enseignement des grandes écoles rabbiniques) dit: celui qui détruit une vie, même d'un instant, c'est comme s'il détruisait l'univers entier. Il est donc défendu de faire quoi que ce soit qui puisse hâter la fin d'un agonisant. " Rabbin Guggenheim.
"On peut atténuer les souffrances par des calmants si ceux-ci ne hâtent pas la mort à coup sûr. " Rabbin Klug.
- Pour le Bouddhisme, la mort n'est pas la fin du continuum de l'esprit d'une personne et, en conséquence, le suicide est déconseillé. D'une manière générale, le bouddhisme considère la suppression de la vie comme un acte négatif. L'euthanasie active ou le suicide assisté sont des fautes graves, alors que l'euthanasie passive est une faute légère. Une violation de la dignité humaine
- On aura beau l'assortir des meilleures justifications du monde et la faire sourdre des plus nobles intentions, elle sera toujours un meurtre.
- Peut-être un meurtre perpétré par compassion, peut-être un assassinat commis parce qu'on veut mettre fin aux souffrances d'une personne aimée, mais un meurtre quand même.
- L'euthanasie sera toujours, en effet, l'interruption de la vie d'une personne décidée et mise en œuvre par une autre personne.
- Plusieurs estiment que l'euthanasie permet de mourir dans la dignité, comme si quelqu'un de souffrant avait perdu sa dignité.
- Mais bien sûr, tant qu’à y être, supprimons les malades, les vieux, les handicapés, les comateux, les idiots et ceux qui ne sont pas blonds aux yeux bleus, tout un programme...
Les soignants
- Le rôle de la médecine, ce n'est pas de tuer des gens.
- Et le médecin, quel qu'il soit, où qu'il soit, son rôle, c'est bien clair, et il le sait et il le fait, c'est d'essayer de traiter le malade le mieux possible.
- Le serment d'Hippocrate est clairement opposé à l'euthanasie: "Jamais je ne remettrai du poison, même si on me le demande, et je ne conseillerai pas d'y recourir."
- Légaliser l’euthanasie ne tiendrait pas compte de la diversité des situations cliniques et confinerait les médecins à un rôle de simples exécutants, ce qui est incompatible avec leur bonne conscience professionnelle.
Responsabilité pour autrui
- On invoque aujourd'hui des raisons humanitaires pour justifier l'euthanasie. Au fond, c'est par altruisme qu'on donnerait la mort.
- Comment se sentir lorsqu’on a donné la mort, par des mots ou en geste ?
(partie non finie)
L’arnaque
- Il faudrait être bien naïf pour ne pas entrevoir les abus auxquels la légalisation de l'euthanasie donnerait lieu. Quelle belle façon de se débarrasser de quelqu'un afin d'accélérer un héritage, que prétendre qu'il ou elle nous a supplié de faire le beau geste humanitaire de soulager sa souffrance en l'euthanasiant — d'autant plus désintéressé que ce fut à sa demande expresse !
- Comment ne pas anticiper la pente glissante vers la barbarie où conduit, une fois légalisée, la possibilité d'éliminer en douce, le regard clair, celles et ceux que la faiblesse, la pauvreté, les handicaps vouent à une vie jugée désormais « sans valeur » par les puissants qui en décideront.
- Se débarrasser de son parent parce que devenu trop encombrant pour la famille
Annie Chazarain
Oh, combien monsieur, je suis d'accord avec vous. Pourquoi vouloir abréger soi-disant la vie d'un proche malgré ses souffrances. C'est à elle d'en faire la demande et si elle n'en est pas capable, on se doit d'être là, pour la réconforter, être là jusqu'à ses derniers jours, ne pas la laisser partir seule. Mais en aucun cas essayer de faire intervenir je ne sais quel médecin pour qu'elle parte le plus vite possible. La vie ne vaut rien, mais rien de vaut la vie. Tout le monde a peur de mourir, alors un grand malade encore plus. Alors de grâce soyez patients vous les bien pensants, votre tour viendra et je ne suis pas sûr que vous aimeriez que derrière votre dos de grand malade, on décide à votre place
Monique Costa
Aux USA, où l'on applique encore la peine de mort, les condamnés bénéficient dans certains Etats d'une injection qui les expédie dans l'au-delà sans souffrances physiques. Mon pauvre grand-père, qui a toujours travaillé dur et vécu honnêtement n'a pas eu cette chance : il a agonisé durant deux mois dans d'atroces souffrances physiques et morales. Il réclamait la mort, il a voulu sauter par la fenêtre: la réponse des soignants a été de l'attacher à son lit; c'était en 1964 : la mort est venue "naturellement " ! Et nous, ses proches sommes restés traumatisés à vie. Je suis peut-être excessive mais je pense que ceux qui pensent comme vous sont inconscients ou ont des âmes de tortionnaires
Hermine
La médiatisation pas très objective (on ne dit que ce qu'on veut bien dire...) de cas récents a bien marché. Evitons donc de souffrir, puisque nous ne savons plus donner de sens à notre propre vie.
Et soyons les premiers à réclamer cette euthanasie que nous sommes si prompts à exiger pour les autres.
Pourquoi pas une grande campagne médiatique pour le port d'un document officiel de demande personnelle (à réactualiser tous les six mois... Devant deux témoins, étrangers à la famille - pour qu'il n'y ait pas de chantage ni de pressions morales - confirmant que la décision a été prise en toute liberté) de refus de soins palliatifs au profit d'un suicide "médical"
Denise Audubey
Euthanasie et IVG. Le choix de l'euthanasie n'a rien à voir avec la religion. Etre catholique pratiquante ne n'empêche pas de penser que tout être humain doit pouvoir disposer de sa fin de fin. L'en empêcher est une atteinte à sa liberté. A-t-on déjà condamné des réchapés de suicide ? Pourtant, pour eux, tout espoir n'était pas perdu... Puisque leur vie reprend son cours. Mais, lorsque la fin est inéluctable et que les médecins en ont l'intime conviction, quelle différence y a-t-il à décéder le 10 de tel mois ou le 30 ? La réponse est: 20 jours de terribles souffrances inutiles et trop souvent intolérables. Pour le patient comme pour sa famille. Il ne saurait évidemment pas être question d'accepter ce droit à l'euthanasie uniquement dans l'intérêt des familles, ce qui pourrait mener à des abus et ne peut être toléré. J'aimerais, par ailleurs, savoir quelle est la position de toutes ces âmes bien pensantes refusant l'euthanasie, face à l'IVG ? Je ne serais pas étonnée que la plupart soient en faveur de l'avortement, alors qu'un bébé bien portant, qui n'a pas demandé à mourir, est condamné à mort, uniquement parce que sa venue n'arrange pas ses procréateurs...
Quand il ne s'agit pas d'un acte intéressé, donner la mort est la plus belle preuve d'amour que l'on puisse donner, car se priver de la présence de ceux qui nous sont les plus chers, c'est nous imposer une souffrance. C'est donc tout le contraire d'un acte égoïste. Je souhaiterais seulement que le poids de cette décision, lourde à porter, ne repose pas sur les épaules des proches. Essayez réellement de rentrer dans la peau de ceux qui y sont confrontés, réfléchissez... Et vous changerez probablement d'avis
Lucia Loyer
Les seuls personnes à être contre l'euthanasie doivent être celles qui n'ont jamais souffert ou vu souffrir. C'est honteux, ignoble, scandaleux et inhumain ! J'aimerai que ces personnes ressentent la douleur 5 min seulement pour comprendre et accepter. J'ai vécu la douleur pour moi même et pour des proches et quand vous en êtes a demander "à dormir pour toujours" pour ne plus souffrir c'est inhumain de ne pas les aider. C'est devenir sadique de regarder les personnes souffrir en connaissant l'issue.
Bernard Crosnier
Mais bien sûr, supprimons les malades, les vieux, les handicapés, les comateux, les idiots et ceux qui ne sont pas blonds aux yeux bleus, tout un programme...
Assimilation honteuse me direz-vous,
le débat est pour moi le même que celui portant sur la manipulation génétique de l'adn humain, inacceptable
André Laffont
J'ai vu mourir des camarades dans le sud tunisien durant la guerre en janvier 1943. Nous n'avions pas de morphine pour atténuer leurs souffrances alors qu'ils perdaient tout leur sang. C'était terrible et horrible. Alors qu'aujourd'hui nous pouvons supprimer ces souffrances à nos parents ou amis, il ne faut pas que sous des prétextes religieux ou autres, une loi nous empêche d'abréger leurs souffrances.
André
Annie
Si selon vous "la mort doit venir naturellement", pour des raisons religieuses vraisemblablement ( je ne vois pas d'autre explication à cette affirmation), alors la vie doit venir naturellement elle aussi. Donc, pas de césarienne, pas de péridurale lors des accouchements, même s'ils se présentent mal. Toutes ces pratiques destinées à limiter la souffrance des pauvres humains que nous sommes ne sont certes pas naturelles et constituent un affront au biblique "tu enfanteras dans la souffrance. " La vie est "naturellement" un long cortège de souffrances physiques, de la naissance à la mort et chercher à y porter remède, en permettant par exemple à de malheureux agonisants de s'endormir sans souffrance est une mauvaise action aux yeux des culs-bénits et des bien pensants (ou qui se croient tels)
Cécile Fagotto
Je ne suis pas d'accord avec Pierre parce que pour une personne qui ne peut plus rien faire de sa vie, c'est normal qu'elle veille mourir pour arrêter de faire souffrir son entourage et lui-même : prenez l'exemple de Vincent Humbert
Michelle
Quand je pense qu'il y a encore des gens comme vous.
Je suis complètement écœurée par ce que vous dites.
Vous faites sans doute partie des chanceux qui n'ont jamais souffert et n'ont jamais vu souffrir un de vos proches.
Vous êtes lâche et vous vous cachez derrière des pseudo bons sentiments.
Je suis pour la liberté des gens qui souffrent de choisir de quitter ce monde dans la dignité.
Patience, après le passage de ce ministre qui ne fait que valider ce qu'il avait déjà dit, il y en aura un autre qui fera enfin voter une loi au droit de mourir dans la dignité.
Continuons à exiger ce droit élémentaire.
La Belgique qui est une grande démocratie a déjà sauté le pas. La France suivra, n'en déplaise aux "bien pensants"
Pepito (logroño-Espagne)
Et la dignité du malade et de sa famille. Vous en faites quoi ? Faites un tour dans un hôpital, au chevet des grands malades qui n'attendent que la mort. Restez une nuit avec ces malades et quand vous sortirez pensez aux familles qui ont arrêter de vivre pour soutenir un malade qui ne ressent rien. Pensez y, s'il vous plait. C'est beau de parler comme ça quand on n'a pas ce problème. J'espère que vous ne vous verrez jamais dans la situation d'avoir un grand malade sans espoir dans votre famille
Francis
Je n'ai pas encore vécu ce que décrivent de façon si émouvante Marie, Emile, Ginette, Robert..., enfin tous ceux qui m'ont précédé dans leurs réactions, et j'espère ne pas le vivre.
Et je n'ai rien à ajouter sinon leur apporter tout mon soutien dans ce dossier
Jean Claude Bianco
"La mort doit venir naturellement" cela me fait bondir une telle affirmation ! Vous n'êtes jamais allez faire un tour dans un hôpital avec la présence de ces gens qui souffrent et sont de véritables loques humaines et qui ont le droit de mourir dans la dignité.. C'est lamentable votre raisonnement je ne souhaite qu'une chose car dans la vie il y a des retours de manivelles c'est celle que vous ne vous trouvez pas un jour dans cette situation cela vous fera, si vous le pouvez encore, réfléchir, mais il sera trop tard. C'est avec des gens qui raisonnent comme vous que la société n'avance pas.. Mais naturellement votre existence actuelle ne vous fait peut être pas connaître les difficultés de la vie... Et de la mort car là aussi on est pas égaux.. Alors un peu de dignité S. V. P. Et de tolérance envers ceux qui souffrent et qui réclament un peu de dignité avant leur mort
Justine
Votre vie a doit être toute tranquille et sans souffrance pour que vous parliez ainsi ! Une personne saine d'esprit ne pense pas comme vous. L'euthanasie est un droit, et elle devrait être accepté lorsqu'une personne souffre atrocement !
Marie-Laure Mahmood-Dubois
Au nom de quoi, l'on aurait pas le droit de bénéficier d'une mort digne ? Si c'est une question de religion, cela me fait bien rire, cette invention créée par les hommes, a des fin de pouvoir et de richesse... Rien a voir avec la croyance. J'ai vu mon frère hurler de douleur, demander à mourir, comment peut-on refuser d'aider quelqu'un dans un cas pareil. Il est bien entendu, que si une loi enfin serait mise en place, il faut absolument bien l'encadrer afin d'éviter les dérapages
Robert Crot
Je voudrais bien vous voir à la place de quelqu'un qui souffre atrocement et qu'il sait qu'il n'y a plus d'espoir, à part souffrir un peu plus !
Personnellement, je n'ai pas peur de la mort, juste de la manière de mourir
Michel Leclerc
C'est quoi naturellement ?
C'est sûr que notre brave poilu, plus que centenaire, est mort naturellement.
Réfléchissez avant de dire ce que vous dites. Mon père est décédé à 61 ans d'une leucémie et je l'ai entendu demander la mort, entre hémorragies ou infections très graves.
Comment est mort Grégory Lemarchal ? Il a été endormi pour ne plus souffrir et ne s'est pas réveillé.
Mettez vous dans la peau des malades incurables et souffrant physiquement et moralement
Angie D'Agen
Mais, vous n'avez tout simplement pas de coeur ! Je suis entièrement d'accord avec Ginette, Marguerite, Emile Delplanque et Marie. Comme le précise Emile, vous n'avez jamais dû voir des malades dans ces états tels que tous les jours, l'infirmière (j'en suis une) enlève au bistouri les chairs mortes, et sans parler de l'odeur... Et vous osez dire que la mort doit venir naturellement ? Vous pouvez dormir tranquille parce qu'il existe des services de soins palliatifs, Si je pouvais, je rirais en entendant dire que tous les moyens pour lutter contre la douleur sont mis en oeuvre ! La morphine ? Des gens souffrent l'horreur, même sous morphine, parce qu'il y a des doses à ne pas dépasser. Si on a le coeur de les dépasser, on est dans l'illégalité, et ça prend le nom d'euthanasie ! Et vous maintenez que la mort doit venir naturellement ? Et la dignité humaine, qu'en faites-vous ?
Votre vie a dû être un long fleuve tranquille...
Ginette Bertorelle
Pauvre homme que vous êtes ! Vous ne devez pas savoir ce que c'est de souffrir. Et le jour où ça vous arrivera, vous changerez d'avis ! On voit la paille dans les yeux des autres mais pas la poutre dans les siens. Je plains votre entourage de votre manque de lucidité !
Marguerite
Vous ne respecter pas la décision de la personne qui décide de mourir. C'est de l'intolérance. Laissez à chacun la liberté de décider pour soi même
Francoise Brancy
Je suis d'accord avec les deux dames qui sont pour l'euthanasie en cas de maladie très grave et incurable surtout si le malade reste conscient et le demande aux médecins il ne devrait pas y avoir de problèmes. Au cas où le malade souffre mais n'est plus conscient ou ne peut plus parler ni écrire il y à dilemme. Pour le premier cas cela éviterait également beaucoup de traumatisme chez les proches qui voient au fil des jours, des mois souffrir un être cher. Dans les hôpitaux il arrive que la famille ne vienne presque plus voir les malades car elle ne peut plus supporter d'entendre le malade les supplier parce qu'il veut mourir
(je l'ai vu lorsque j'étais bénévole il y a de nombreuses années dans une clinique privée. )
Emile Delplanque
Et vous faites quoi lorsque votre grand-mère que vous adorez commence à pourrir vivante et qu'elle hurle de douleur malgré des injections régulières de morphine ? Et qu'elle nous supplie tous, ses enfants, petits-enfants, de la laisser partir rejoindre l'homme qu'elle a aimé toute sa vie, notre grand-père, mort 20 ans plus tôt ? Où est le "naturel" dans le cas d'un corps qui pourrit vivant, dont les peaux partent toute seules ? D'une chair qui se met à puer ? Allez donc rejoindre Mme Boutin. Nous, on a organisé son départ, dans la joie et l'amour, et elle nous a dit merci. Jamais je n'oublierai son sourire quand elle m'a embrassé. Je crois que là où elle est allée, elle m'a aidé plus tard à vaincre cette tumeur au cerveau inopérable à priori
Marie Chevallier
Cela se voit que vous n'avez jamais souffert dans votre vie, si vous voyez quelqu'un dans votre famille qui souffre atrocement, là vous réagirez certainement autrement, sinon vous n'êtes pas humain