Richard
Annick n’a sans doute pas besoin de moi pour se défendre, mais c’est le sens des ajouts qui me heurte quelque peu : « c’est votre droit le plus strict de défendre la politique censée redresser le pays…etc. ». Que signifie ? Je pense bien que c’est son droit ! Et ce n’est pas une question de « droit », ce n’est qu’une constatation de bon sens. Vous, Jean Pierre, ne le ressentez pas ainsi, mais tout simplement parce qu’on devine votre coloration politique et qu’elle ne correspond pas à la tendance du Président : tout est moche, tout est mal fait, "yaka", faudrait… Des réformes oui, mais pas comme ça, etc. En tout cas, si c’était si facile de gouverner et de faire fonctionner un pays, cela se saurait : en effet, il est toujours aisé de critiquer, mais que chacun, à son modeste niveau, examine s’il est toujours irréprochable dans sa vie, dans sa famille, dans ses responsabilités professionnelles… Quant à « prendre dans les mêmes poches », en effet je ne vois pas où le gouvernement pourrait se servir. Sachant que 25 % des contribuables supportent 75% de l’impôt, et que 50% de la masse n’en paient pas du tout, il est parfaitement clair que ce sont surtout ces 25% qui vont encore être mis à contribution pendant qu’une grosse majorité restera le bec ouvert à attendre les futures augmentations des prestations qui les font vivre, parfois, souvent même, en n’en faisant pas bien lourd… Enfin, si vous imaginez que ce sont les avantages des parlementaires et autres élus ou membres du gouvernement qui pourraient infléchir la répartition de ces « avantages » sur le plus grand nombre, vous tombez dans le ridicule le plus achevé et je vous recommande d’effectuer une petite règle de trois: le poids de ces avantages en euros par le nombre de bénéficiaires divisés par le nombre de vos ayants-droits (ou présumés tels). Mais, soyez satisfait Jean Pierre, la tendance va sans doute vous convenir, ne serait-ce qu’en abrogeant les niches fiscales qui vont permettre définitivement l’évasion des dernières fortunes et gros revenus vers des cieux plus cléments pour la rentabilité de leurs patrimoines. Nous serons alors parfaitement égaux, bien entre nous : une fois abrogés ces niches fiscales qui ne rapporteront strictement rien, le gouvernement pourra se tourner vers l’ensemble des contribuables (y compris ceux qui ne paient jamais rien) et, au titre de l’égalité, de la démocratie bien comprise, il légifèrera pour faire cracher tout le monde au bassinet, ce que je trouve très bien et très juste ! Et là, ça va rapporter gros : tellement que l’on pourra envisager de rétablir nos comptes déficitaires et nous mettre à l’abri de l’ire de l’administration bruxelloise… Je pense que c’est à ce prix et d’autres sacrifices que la France pourra s’en sortir, et nous pourrons dire unanimement : bravo monsieur le Président ! Quant à Roger qui ne voit que des amorces de réformes… sachez qu’entre le moment où la loi est votée et que les décrets d’application sont mis en place, il se passe entre 1 an et 18 mois : donc, pas d’impatience, peu à peu vous allez voir que le paysage va changer, pour le plus grand bien de tous. N’oubliez pas non plus, avant de porter des jugements définitifs, que la conjoncture économique internationale est terriblement difficile, que les caisses de la France sont désespérément vides et que la cure d’amaigrissement de notre administration pléthorique va prendre quelques temps encore avant que nous en touchions les effets. Vous verrez que les mesures prises ne sont pas des coups d’épée dans l’eau, mais bien de la chirurgie fine qui va remettre le malade sur pied. Nous sommes encore à la phase des interventions nécessaires, des traitements à appliquer, alors que certains souhaiteraient que nous soyons déjà en convalescence. La dernière fois que le budget de la France s’est trouvé en équilibre, c’était sous la présidence de Giscard…ce qui fait un sacré bail ! Un bail qui fut utilisé pour nous plonger dans cette fosse d’aisance dans laquelle nous baignons, avec, toujours, les responsables de cette catastrophe pour donner des leçons à l’actuel gouvernement… Un peu de discernement que diable !
Jean-Pierre Bernard
Très bien Madame, c'est votre droit le plus strict de défendre la politique censée redresser le pays ; le drame c'est que tous ces beaux politiciens à commencer par votre ami, prennent toujours dans les même poches ! Pourquoi, dans le cadre des retraites ce cher ( très cher) président ne modifie pas le régime retraite des parlementaires et des sénateurs, sans oublier les avantages exorbitants que les ministres et toute cette clique se sont octroyés sur notre dos ? Je veux bien que la nation doit faire un effort, mais arrêtons de nous prendre pour des gogos. Voilà Madame un infime effort que vous devez demander à votre valeureux pique-pocket. Salutations
Roger
Désolé mais s'il y a eu des amorces de réforme rien de concret: vous parlez des services minimums or, jusqu'à preuve du contraire le peu mis en place n'a strictement rien modifié et c'est bien pourquoi comme beaucoup je ne peux m'en satisfaire: les coups d'épée dans l'eau font des vaguelettes qui disparaissent très vite