Renzo
A ceux qui pensent que les commerçants sont les seuls honnêtes gens, aux libéraux français sans idée et qui ne connaissent de l'innovation que le mot.
Je suis un chercheur innovant qui bosse environ 45 heures par semaines payées 35, mais je suis cadre au forfait, donc pas de problème.
1) Les 35 heures nous sont payées moins de 35, car nos salaires furent bloqués lors de leur mise place, pendant 4 ans pour ma part (ce qui fait le compte).
2) Si le projet des libéraux français est de nous rendre plus compétitifs que les chinois (c'est à dire de gagner 20 fois moins), alors je promets que cela va leur péter à la gueule.
3) Dépêchez-vous de trouver une autre idée pour nous rendre compétitifs, parce que cela va aussi vous péter à la gueule pour cette raison.
Je vous en donne une, d'idée (sympa): encourager vraiment l'innovation et arrêter de faire la chasse à la gauche, surtout aux chercheurs-inventeurs. Renseignez-vous sur les budgets de Recherche de nos voisins européens et faites une suggestion à Sarko votre ami: arrêter d'encourager les incultes et les haineux
Emmanuel
Quelle rigolade ! En regardant les différents posts, je ne vois à aucun moment une référence à ce qui faisait la raison d'être même des 35 heures : l'emploi ! Et pour cause, comme les uns et les autres l'ont remarqué, ce qui a augmenté, ça n'est pas le partage du travail, mais bien la productivité. Le volume de travail n'a pas changé, mais le temps de réalisation a diminué. Les entreprises ne se sont jamais senties obligées d'embaucher qui que ce soit, car où auraient-elles pu prendre l'argent de ces embauches ? Je dois dire que cette mesure était absurde dans un contexte de mondialisation galopante (la situation de la France n'a plus rien à voir avec ce qu'elle était lors du passage au 40 heures), et qu'elle était plus poussée par dogmatisme par un gouvernement socialiste soucieux d'aligner tout le monde par le bas et de flatter son électorat. Nous voyons maintenant où nous en sommes...
Henri Berna
Il faudrait maintenant imposer les 30 heures, voire les 20 heures de travail, et voir comment réagiraient ceux qui n'espèrent que du temps de loisir. Et savoir comment ils réagiront face à la mondialisation et à la concurrence avec des populations qui font 48 heures ou plus...
André Laffont
Dominique, as-tu pensé aux réactions économiques ou aux délocalisations.
Tu t'en fous ? Alors bravo, mais comment doit-on te classer ? Naïf, irresponsable, je-m'en-foutiste ou simplement égoïste ?
Guillaume
Il n'est pas vrai que les retards de livraison d'EADS sont dus à un manque de 3 heures de travail par semaine. Il se trouve que les retards de l'A380 sont dus à des erreurs de conception (problème de poids, câblage électrique) et de gestion de projet (ils avaient oublié que chaque avion allait être une pièce unique). Alors invoquer les 35h comme réponse à tous les maux de l'industrie française, telle que la quasi totalité des réactions le montrent sur ce site, laisse à réfléchir sur ce qui motive un tel lynchage aveugle. Une haine aussi viscérale ne serait provenir de ceux pour qui les 35h ont été une avancée sociale. On peut travailler moins et mieux dans un contexte mondialisé. Revenir au niveau des chinois ou du travail moyenageux (6jours / semaine 12 h / jour) n'est pas la solution. Nous devons développer des valeurs ajoutées et non des heures ajoutées. La vraie compétitivité est là
Californiamarc
35h payées 39h c'est le top pour les salariés. Faut-être bêtes pour être contre, non ?
Le vrai problème, c'est qu'on associe la notion de productivité avec la notion de durée de travail. Productivité n'est pas égale au nombre d'heures travaillees. Productivite = Production/Nombres d'heures. Lorsque l'on baisse le nombre d'heures en maintenant la même production, on accroît significativement la productivité. La production en France a augmenté en 2007 en travaillant moins d'heures, comment expliquez-vous cela ? La reponse : c'est la hausse de productivité !
Lisez "the four hour work week" de Tim Ferris. Bonne chance la France, ici aux US, on bosse trop
Robert Laffon
J'ai créé le centre d'Etudes du salaire proportionnel qui s'occupe de changer l'orientation du salaire et de donner à l'employé la carure d'un manager. Il ne suffit pas de baver sur le passé mais de proposer une rémunération moderne où le travail sera récompensé par une proportion du chiffre d'affaires. Ce changement de pensée ne convient surtout pas aux syndicats qui ne peuvent plus prendre l'ouvrier comme un exploité puisqu'il devient un acteur essentiel de l'entreprise.
Bien sûr la mise en place d'un tel système demande une ouverture d'esprit qui est difficile à inculquer
Robert Laffon
Je vous soumets l'enquête que je viens de lancer pour vous donner un moyen de sortir de cette spirale de l'exploitation de l'ouvrier par les patrons.
Centre d’etudes du salaire proportionnel, à Castres
Monsieur le Directeur,
Le CESP, entreprenant une enquête sur les salaires d’un point de vue de la proportionnalité de la masse salariale par rapport au chiffre d’affaires de toute entreprise en allant jusqu’à l’Etat, serait votre obligé si vous aviez l’amabilité et le temps de remplir le questionnaire ci-joint en partant d’un chiffre d’affaires 100.
Nous connaissons votre peu de disponibilité et nous apprécions votre participation à cette enquête.
Nous vous remercions sincèrement de nous apporter votre contribution, par un copier-coller à notre adresse mail
cdedsp @ orange. fr.
Nous vous prions d’agréer Monsieur le Directeur, l’expression de nos sentiments respectueux
Robert Laffon
Enquête en pourcentage
Votre type d’activité : …
Nombre d’employés : …
Chiffre d’affaires : …. 100
Charges sociales : …. %
Salaires totaux : …. %
Dépenses énergie : …. %
Si un pourcentage vous pose des problèmes, veuillez en rester au pourcentage des salaires.
En vous remerciant, nous saurons vous faire connaître le résultat de l’enquête
Didier
Pour François :
Les patrons sont des créateurs de richesses peut-être, mais que feraient-ils sans les ouvriers ? Je suis toujours convaincu qu'une "boite" sans patron peut fonctionner, mais pas sans ouvriers
Francois
Il n'y a qu'en France ou l'on peut lire des propos aussi surrealistes sur le temps de travail. Vous etes en retard de deux siecles, quelle mentalite etriquee ! Je vous predis des lendemains qui dechantent car la mondialisation va ecraser vos petits discours sans aucune consistance. Dans aucun pays au monde on ne parle des entrepreneurs et patrons comme des exploiteurs, ce sont des createurs de richesses. Sans eux, le pays periclite ! En avez-vous conscience ? Il n'y a la que jalousie et ignorance
Pier Gardon
Ouvrez les yeux et ne prenez vos références que dans des documentaires et non fictions. Rares sont ceux qui ont profité des 35h elles ne correspondent pas une sociétè de consommation ceux qui préfèrent le temps libre à l'argent et en ont les moyens ! Seuls eux en sont heureux. Les 35 oui Oligatoires non
André Laffont
35 heures, c'est une perte importante de compétivité des entreprises, avec 35 heures payées 39, il aurait fallut 35 heures payées 35.
Cette perte de compétivité a amené du chômage et les délocalisations.
Si vous êtes content de cette situation, ne venez pas pleurer de la perte de votre pouvoir d'achat. Ouvrez les yeux et regardez les pays limitrophes. Qui a adopté les 35 heures ? Niet, personne et ils se portent mieux que nous.
Lucien David
Merci Franck pour vos remarques. D'autant plus que les 35h ont permis aux entreprises d'annualiser le temps de travail et les employés l'ont "payé" en heures supplémentaires non rémunérés (les objectifs sont restés les mêmes). Eh oui comme je fus celui qui proposa la flexibilité, adaptabilité, modulation… en cela il n’y avait rien d’extraordinaire. Nous avons fait le test dans 2 ateliers (grands) qui se trouvaient confrontés aux pics saisonniers habituels en de nombreuses filières ainsi qu’aux divers décalages en matière de tâches selon les postes de chacun et responsabilités. Les uns au studio de création, les autres à la mise en œuvre des nouvelles collections, prototypes, essais tous ceux-ci indépendant des raisons commerciaux, comptables, de fabrication ainsi que de logistique. Bien entendu pour livrer pour une bonne mise en place des produits sur les lieux de vente il faut être au bon poste au bon moment. Voyant les ouvrières à leur poste hors saison, en période creuse… je proposais tant aux patrons qu’à celles-ci un autre choix : aller voir leur petite famille pour les unes ou uns, prendre le temps de leurs envies comme sport, sorties, loisirs, bricolage ou plus simplement shopping…e t d’être au four un peu plus lors des coups de feux habituels.
Ce fut tester et ça a marché. Des marchés furent pris aux concurrents d’ici et d’ailleurs… mais la catastrophe arriva avec une certaine Martine qui dénatura, ne connaissant rien à la vie du terrain, ce que salariés et patrons - qui triment et connaissent, usent, construisent, voient l’aval, le temps réel et l’amont - avaient construit
Lucien David
Bernard, Franck, Dominique, Jean, Renzo et à tous…La France et ses 35 heures délocalise et, comme Bernard le montre, ferme ses entreprises, ses usines, perd sa compétitivité face au reste de l’Europe et du monde. DMC aujourd’hui, EADS et ses retards de livraison (manque 3 heures par semaine), ses enseignants et autres assimilés qui allègrement pointent de 16 à 28 heures selon le statut et s’accaparent des vacances sur le dos du reste des contribuables avec des résultats parmi les plus mauvais d’Europe et pour le plus grand mal de nos bambins.
Un peu d'équité envers ceux (la majorité) qui n'ont pas ces privilèges: les indépendants, artisans, commerçants, libéraux, chercheurs, créateurs, innovateurs, qui ne comptent pas heures, loisirs ou vacances… Et si afin de gommer cette discrimination une taxe sur ceux qui profitent des 35 et des RTT était instaurée au profit de ceux qui triment dur… Pardonnez cet écart impossible, juste une boutade qui pourrait chez nos voisins pragmatiques paraître un juste retour de manivelle
François
(A l'attention de Bernard)
"Soyons solidaires" de la part d'un patron ! Le paroxysme de l'hypocrisie ! L'était-il, lui, solidaire, quand les rapports de revenus avec ses salariés étaient de un à quinze, ou même plus ? ! Sa boîte aurait-elle coulé s'il avait vraiment fait preuve de "solidarité" ? Mon écoeurement après une telle remarque m'interdit d'en dire davantage... Le patronat en se comportant ainsi, en parlant ainsi, ne fait qu'affermir son attitude d'exploitant
Laurent
Mon cher Lucien David, si vous travaillez plus que 35h, c'est que vous voulez gagner plus, c'est bien connu. Les 35h ne coûtent absolument rien à vos professions: elles sont payées par les employés qui en jouissent. D'ailleurs ceux-ci font vivre les très honnêtes commerçants de ce pays, d'autant plus qu'ils ont du temps libre pour acheter, ou aller voir leur médecin à une heure raisonnable pour lui. Je regrette toutefois que vous n'en bénéficiez pas; peut-être les 50h, pour vous, bientôt ? Attention: vous gagnerez moins... C'est un choix
Lucien David
Les 35 heures ne nous ont rien apporté de positif. Bien entendu je ne parle pas de la minorité de salariés qui en jouissent sur le dos de la France qui travaille de 40 à 60 heures par semaine à leur place.
Professions libérales, artisans, commerçants, indépendants, disons la France qui n'en a jamais vu la couleur
Renzo
Je ne vois qu'une solution pour vous (nous) départager : tous patrons (mais toujours plus ou moins, je n'ai pas trouvé mieux) ! Le système coopératif ou, au minimum, un intéressement assez individualisé et non négligeable, par conséquent. Plus de classes ! ... Dans ce pays qui ne leur a (presque) jamais permis de se rassembler, recréons le dialogue pour reconstruire et prospérer. (Rêvons un peu... ). Bon, mais les 35h dans tout cela ? Je me présente un petit peu : je suis cadre encadrant (manager pour un Anglo-saxon). Je rappelle aux patrons qui en bavent (c'est vrai) qu'un bon manager doit motiver correctement ses employés pour qu'ils ne réclament pas "moins de boulot". Difficile mais pas impossible. Je rappelle aux employés qui en bavent (c'est vrai aussi) que la réduction du temps de travail coûte cher et rend leur boite moins compétitive donc fragile, à moins que, effectivement, on finisse par bosser 4h pour rien, ce qui est n'importe quoi. Je réagis aussi sur mon expérience, ni bonne ni mauvaise, ailleurs. Je dis que cette loi ne doit plus être changée, car je n'ai pas honte d'être Français et d'avoir d'autres idées - et un autre mode de vie - que les capitalistes classiques du monde entier. Nous pouvons montrer la voie alors ne baissons pas la tête devant les moqueries des envieux - et je vous jure qu'ils le sont tous, Américains en tête, par simple peur de la contagion "des 35h"
Pierre
Il n'y a qu'en France où ce discours est tenu. Il suffit de voyager un peu pour comprendre qu'avec votre mentalité le monde va nous écraser sans aucun état d'âme et nous deviendrons un vieux pays sous-développé avec le niveau de vie du Maroc par exemple. Merci à tous ceux qui par leur énergie et leur talent enrichissent la France et eux-mêmes...
Jean
Essayons de raisonner par l'extrême :
Imaginons que nous abaissions le temps de travail à 10h par semaine. Cela serait-il une avancée sociale ?
A l'opposé est-ce bon de travailler 60h par semaine ? Je crois que ni l'une ni l'autre n'est bonne.
Alors où est la limite ? à 39h ? à 35h ? Honnêtement, je ne pense pas que l'une ou l'autre soit une bonne ou une mauvaise solution. Les 2 me paraissent être bonnes. Ce qui est mauvais est de passer d'une société basée sur les 39h à une société à 35h comme ça, d'un coup de loi. C'est ça qui est mauvais.
De plus, si je prends l'exemple de mon entreprise : les anciens sont aux 39h avec RTT et les nouveaux sont au 35h sans RTT.
Mon patron a pris cette décision par une simple constatation : les 2 produisent la même chose ! L'un fera 38-39h avec un boulot qui s'apparente plus à du flannage après 17h lorsque les nouveaux sont partis. Et les nouveaux font 35-36h stressés par une charge identique à leur collègue (anciens).
Résultat ? Pour un résultat identique, les anciens bénéficient de RTT pendant que les nouveaux courent après la montre...
Regardez bien et vous verrez que ceux qui défendent les 35h sont les "anciens" fatigués de la vie alors que les jeunes en pâtissent par un stress plus important dont la seul façon de s'en sortir et de faire les 4h supplémentaires gratuitement pour leur patron.
Alors 39h + RTT ok, mais pour tout le monde alors
Didier
Merci pour votre clairvoyance d'esprit, je suis 100 % en accord avec vous, et la réponse que vous avez faite à Bernard est d'une extrême pertinence
Dominique
Bernard,
Je suis désolé de ce qui vous est arrivé, et votre attitude envers vos employés vous honore, néanmoins j'estime qu'on a pas le droit de se plaindre de ce qu'un employé fasse juste son boulot, point, et qu'il quitte le navire en cas de souci, car si le navire avait prospéré, si votre affaire avait généré des millions, je doute fort que vous auriez partagé à votre retraite le gâteau final en part égales avec vos employés... Ils auraient juste continué à toucher leur salaire habituel et c'est tout. Je suis contre la confusion des genres : un employé reste un employé. Pour info, je suis aujourd'hui à mon compte (sans employé), et si un jour je dois embaucher je ne demanderai pas la lune à mes employés, car ce ne seront pas mes associés
Franck
Je suis tout à fait d'accord avec vous. La vision de Bernard me semble bien réductrice et ne montre qu'un cas particulier. D'autant plus que les 35h ont permis aux entreprises d'annualiser le temps de travail et les employés l'ont "payé" en heures supplémentaires non rémunérés (les objectifs sont restés les mêmes). Et les salaires ont stagné pendant plusieurs années. Oui les 35h ont profondément changé la société et les mentalités !
Bernard
Dominique, c'est facile de penser que tous les salarié(e)s sont des exploités(e)s, sûement ! Mais vous qui critiquez les employeurs en permanence, créez une entreprise, et vous verrez que ce n'est pas toujours aussi évident que vous le pensez ! Bien sûr, quand vous rouspétez contre les patrons (tous voyous), eux au moins ils vous donnent à manger et eux ont pris des risques en créant une entreprise ! Et trop de ces entreprises disparaissent dans les 5ans après leur création, avec tous les problèmes qui vont avec. Mais là, ce n'est pas votre problème…
Bien sûr que serait une entreprise sans salarié(e)s ? Certainement pas grand chose, mais s'il n'y avait pas d'employeurs, que feraient les ouvriers ? Alors les uns et les autres sont indispensables envers l'autre. Et j'en sais quelque chose, ayant été artisan, puis chef d'entreprise durant un peu plus de 20 ans. Et comme trop d'anciens patrons, je paye encore les dettes suite à ma liquidation, mais là, les ouvriers qui ont bien travaillé avec moi ne sont plus là. Ils s'en sont bien moqués quand je me suis retrouvé seul devant les tribunaux à essayer de sauver leurs emplois et mon entreprise ! Ils ont presque tous quitté le navire, sans aucuns remords.
Et je peux le comprendre, ce n'est pas leur vie qui était en jeu, juste la mienne. Car déposer le bilan, ce n'est pas un plaisir. Pourtant, j'ai reclassé quasiment tous ces ouvriers, ce qui me semblait la moindre des choses. Et les 35h n’ont rien arrangé dans cette situation. Alors cessons de passer notre temps à pleurnicher sur notre sort, et soyons solidaires, car l'un sans l'autre, on n’est rien ! Sur ce, bonne chance à tous ceux qui créent et à ceux qui contribuent à faire grandir nos entreprises