Fermetures de casernes, 54 000 personnels militaires et civils en moins : l’Armée n’échappe pas aux réformes du gouvernement. La Défense est-elle pour vous un secteur prioritaire ? Partagez votre avis avec les lecteurs de L’Internaute.
Selon vous, l'armée est-elle un secteur prioritaire pour la France ? Pourquoi ?
Oui, l'Armée doit être une priorité. Ne rééditons pas la période des années 1930. Dotons-nous des armes modernes, les seules à pouvoir assurer notre sécurité. De plus, nous possédons des territoires Outre-Mer qu'il faut pouvoir défendre le cas échéant. De ce point de vue, un deuxième porte-avions me paraît être une nécessité, même si cela est très cher.
Priorité au renseignement, effectifs réduits mais plus mobiles… A quoi devrait ressembler, selon vous, l'armée française du XXIe siècle ?
Le renseignement tous azimuts est une nécessité absolue dans le contexte actuel du cyber terrorisme. Il faut que ceux qui le pratiquent sachent qu'ils sont surveillés en permanence et qu'ils peuvent être à tout moment interceptés où qu'ils se trouvent. Il faut donc des moyens rapides d'interventions capables d'être envoyés en n'importe quel endroit de la planète. En résumé, il faut une Armée très bien renseignée, dotée de moyens performants d'intervention dont les effectifs soient adaptés aux vrais besoins. Ne perdons cependant pas de vue qu'il est nécessaire de maintenir une ossature traditionnelle avec des moyens toujours à la pointe du progrès. Retenons la leçon du Général de Gaulle et son livre "Au fil de l'épée". C'est de notre responsabilité d'assurer l'avenir de nos enfants et petit enfants.
Vous-même ou quelqu’un de votre entourage est-il touché par cette réforme ? Racontez-nous.
Non je ne suis pas touché par les restructurations de notre Armée. Mais celles-ci, sont comme toutes les autres (économiques notamment, les charbonnages, l'acier, etc... ) difficiles à vivre pour ceux qui sont touchés. Mais c'est toujours l'intérêt supérieur de la Nation qui doit être pris en compte. Bien entendu, il faut apporter le maximum de compensations aux collectivités concernées, dans la limite des moyens de la Nation.