Selon une étude récente de l'Insee, les Français à temps complet travaillaient en moyenne 41 h par semaine en 2007. Et vous ? Quels horaires faites-vous ? Qui en décide ? Trouvez-vous que vous travaillez trop ?
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Dur dur d'être prof des écoles
Blandine Claeyman
, Lambersart
le 08 août 2008
Quelle profession exercez ou exerciez-vous ?
Professeur des écoles.Combien d'heures par semaine travaillez-vous en moyenne ? Quels sont vos horaires ?
Sur mon lieu de travail 24h par semaine mais quand je rentre chez moi le soir, ma journée est loin d'être terminée : préparation des cours du lendemain, corrections, recherches...Êtes-vous libre de vos horaires et votre organisation ?
Non ! Je n'ai pas mon mot à dire en quoi que ce soit. Les réunions sont imposées et on en a des tonnes ! Et à partir de septembre, on va galérer car avec la suppression des cours le samedi matin pour les élèves, ce sont encore les profs qui vont trinquer ! 108 heures annuelles à faire en plus du reste !Prenez-vous la totalité vos éventuels RTT ou des vacances auxquelles vous avez droit ?
Oui et malgré les détracteurs de l'éducation nationale, je pense que je les mérite amplement.Avez-vous l'impression de trop travailler ? Pourquoi ?
Oui, je n'ai plus le temps d'avoir des loisirs et quand je rentre chez moi, je dois encore et toujours penser à l'école. J'aimerais faire comme beaucoup de gens: rentrer chez moi et ne plus penser à mon boulot jusqu'au lendemain !
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Erwan De Langle
Je suis instit depuis 8 ans, je termine une année de congés sabbatiques où j'ai travaillé comme ouvrier ostréicole en Bretagne, gestes répétitifs, effort physique parfois extrêmement éprouvant, et bien, je le dis à tous les "c.. Nards" qui viennent donner des leçons aux profs quant à leur supposé conditions de travail chanceuses, je suis cent fois plus reposé de travailler comme un forcené de la mer que de tenir une classe toute l'année. Que tout ceux qui ont un avis tranché sur la question fassent comme moi: faites l'expérience, on en reparlera après.
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Hana Jjjjjj
Elle se paie notre tête celle là ! Je travaille en maternelle pa en tant que instit mais j'aide les atsem et les institis font que dalles c'est les atsem qui font tout j'ai honte pour elles vu leurs paie de vraix fegniantes ! Ce n'est pas une blague venez donc voir ! En primaire il y a plus de travail mais c'est loin d'être le bagne les instits font ce qu'ils veulent à l'heure qu'ils veulent certains corrigent les cahiers et exercices pendant la crecré ! Et si vous avez la même classe depuis des année chaque année c'est le même programme donc il y a pas vraiment de preparation serieux !
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Malinali Malinche
Il y a beaucoup de gens parmi les personnes qui ont réagi que estiment que les enseignants sont des privilégiés. Cela a peut-être été le cas il y a une quinzaine d'années, mais ce n'est plus le cas maintenant. Beaucoup supposent des avantages sans connaître ni la réalité quotidienne du métier, ni le stress permanent, ni la charge réelle et quotidienne de travail. Ceux par exemple qui évoquent le métier en prenant le mauvais exemple des professeurs de sport qui ne ramènent aucune copie à la maison sont manifestement de mauvaise foi. Un paquet de copie me prend en moyenne 4 heures de correction. Je suis lente ? Peut-être, parce que je fais bien mon travail et chacun a son rythme. Cela veut dire que dans un trimestre, quand les élèves ont 3 devoirs par classe, je dois trouver 12 heures par classe de temps en dehors de mes heures de cours pour les corriger, ce qui fait 60 heures de correction par trimestre minimum. Et je n'ai pas parlé du temps de préparation, car il est sans limite. Certains cours me prennent plus de temps que d'autres, mais je ne prépare jamais un cours en moins de 2 heures. Ce n'est pas rare que je prenne 4 à 5 heures. Pour ma part je ne me "repose jamais sur mes cours" et cela depuis plus de 17 ans de carrière. Pour la bonne raison que les programmes changent en moyenne tous les 4 ans (et beaucoup trop souvent, contrairement à ce que les "autorités pensent"), car quand on se sent "à l'aise avec un programme, souvent il est modifié. Et c'est dommage car quand on le maîtrise bien, c'est là que l'on devient efficace. Je travaille pour ma part sans cesse. Et les fameux "deux mois de vacances" que nous reproche sans complaisance, on se les paye en réalité, pour les ignorants qui osent nous stigmatiser de "pleurnichards " mais qui ne tiendraient pas deux jours dans un collège et un lycée. Car nous sommes sensés être des cadres A de la fonction publique et il nous manque 2 mois (juillet et août) qu'on ne nous paye pas. Alors on commence à en avoir assez qu'on nous bassine avec ces deux mois de soi-disant vacances qu'on se paye nous mêmes. Dans les années 50 on a indexé notre salaire sur 10 mois répartis sur 12. Quand aux rtt, les profs de lycées et de collège on n'en a pas. On nous fait faire sans cesse des heures sup non payées sous prétexte qu'on a des "iso " (une prime qui ne bouge pas depuis des lustres). On n'a pas de tiquets resto, on n'a pas de 13ème mois, on n'a pas d'arbres de Noëll pour nos enfants. On nous demande de remplir des cahiers de textes et des bulletins sans nous donner des ordinateurs personnels. Du coup on se retrouve à les acheter sur nos fonds propres et à les entretenir sur nos fonds également, idem pour les cartouches d'encre etc... Et j'en passe. Ces gens qui nous envient n'ont pas le quart de nos diplômes, semblent ignorer que l'on a passé des concours, pendant qu'eux sans doute n'ont pas pris la peine de travailler pour les passer ou n'avaient pas les diplômes pour les présenter. La réalité du métier, il n'y a que les enseignants qui la connaissent. En tout cas, la réalité de la mienne ce sont des levers à 2 heures du matin pour terminer des paquets de copies ou des cours à terminer, si bien que parfois mon horloge interne est complètement détraquée et j'en suis actuellement aux sommifères pour la remettre en marche. Le problème est que les gens veulent entretenir le mythe du prof, "super métier de flemmards" parce que ça les arrange bien, mais ces donneurs de leçons qui veulent nous expliquer notre travail- qui souvent s'avèrent incapables de gérer leur unique ado, se permettent de nous reprocher parfois d'être en difficultés devant 34. La société est ingrate, injuste, est devenue odieuse face à ce métier difficile qu'elle ne veut pas reconnaître comme tel et continue à proférer des faussetés parce que ça l'arrange bien. Moi, effectivement, je cherche à le quitter, alors si c'était si bien, je resterais. Dès que j'aurai une opportunité qui correspondra à ma formation, je quitterais sans regrets ce métier difficile et épuisant pour mes nerfs. Métier, pris en étau entre une société ingrate et injuste et des enfants difficiles et souvent mal éduqués à cause de parents démitionnaires qui comptent sur nous pour tout faire sans être reconnaissants. Enfants qui ont maintenant tous les droits parce que l'on a consciencieusement retiré au professeur tous ses droits à lui. Le métier n'est plus "comme avant " pour ceux qui le croient encore et la plupart préfère "fantasmer" sur sa réalité que d'écouter ceux qui la vivent. Je les invite donc, ces gens, à venir faire cour dans mes classes. Ils réaliseront que cela demande une importante énergie. Une dépense nerveuse permanente, on est sans cesse remis en question, jugé, soupesé. On n'a pas le droit d'être malade, car les médecins aussi pensent que l'on est des tire-au-flanc, toujours à l'affût d'un arrêt. Alors si vous l'enviez tellement notre statut, passez le concours ! Devenez professeur, allez-y, voyons !
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Etudiante L1
Vous savez, je suis étudiante en 1ère année de lettres à l'université et je souhaite vraiment devenir professeur des écoles. Mais c'est pas très cool ce que vous dites pour les étudiants comme moi qui veulent le devenir. J'ai réalisé des interviews avec des enseignants en école public et privé, j'ai eu de la chance de tomber sur des personnes qui sont passionnés par leur métier et qui m'ont transmis les valeurs de cette profession. Le fait de transmettre un savoir aux enfants, d'être au contact avec eux, de les amener plus loin, de les donner envie d'apprendre... Tout ceci, ce sont des côtés positifs, ne réalisez pas des interviews si c'est pour vous plaindre et dégouter les autres s'il vous plaît. Ce n'est pas facile, mais rien n'est facile. Moi je me bats pour décrocher ce métier plus tard qui nécessite maintenant 5 ans d'études avec un concours à la fin que l'on doit obtenir ! Au sinon on a juste notre licence ! Et que peut-on faire avec ceci ? Encore un Master si on change de direction. Quelle impasse ! Vous ne croyez pas ?
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Isabelle
Les enseignants ne sont pas plus à plaindre que d'autres mais ils ont le droit de s'exprimer comme les autres sur leur ressenti. J'ai 45 ans et j'ai enseigné pendant une quinzaine d'année. J'ai 4 enfants et je me suis arrêtée pour chacun (congés parental). Je suis actuellement en disponibilité (pour ceux qui ne connaissent pas, droit à s'arrêter de travailler jusqu'aux huit ans de l'enfant pour l'élever, en perdant son poste, sans aucune indemnité, sans avancement à la retraite, normal évidemment). C'est un choix, le choix de pouvoir consacrer plus de temps à sa propre famille car le métier de professeur des écoles (comme beaucoup d'autres métiers) est envahissant quand on a une conscience professionnelle (refuser l'échec scolaire, faire aimer l'école... ). C'est un choix qui n'engage que moi (et ma famille) et donc n'a pas à être jugé. Le choix aussi de faire une pause: trop de pression, et donc je tente une reconversion. J'ai repris mes études et je suis en deuxième année de licence de psychologie par correspondance (je paie moi-même ma formation). J'aimerai devenir psychologue scolaire pour aider ces enfants que je n'arrivais pas à aider dans ma classe (quand on arrive pas à vendre son stock, ou que sa récolte est ruinée, c'est un désastre, je suis d'accord mais quand c'est l'avenir d'un enfant ? )Alors un peu de tolérance et tout le monde a le droit de s'exprimer !
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Béné Haffart
Autrefois, l'enseignant avait le respect des familles. C'est peut-être là que réside le problème... Aujourd'hui, le plus souvent, l'enseignant a tort et il est dénigré. L'enfant est passé au statut de "dieu", tous les droits, jamais tort, vénéré. Je suis enseignante dans le primaire depuis 1996. Je ne peux pas me permettre de reprendre chaque année les mêmes préparations. Pour tout dire, le programme est très vaste et en un an je ne peux pas tout couvrir de manière approfondie. Bien sûr, il y a des préparations sur lesquelles je vais m'appuyer pour l'année suivante, mais je cherche toujours à approfondir afin de m'améliorer. C'est bien la base de notre métier. Comment mieux faire, pour que cela fonctionne encore mieux en classe, que les élèves soient encore plus actifs et motivés et qu'ils réussissent. Et puis, je change d'école en raison des fermetures dans les écoles où je suis titulaire. Cette année pour me stabiliser suite à une nouvelle fermeture de classe, j'ai pris la direction d'une école de 3 classes. J'ai un ce2/cm 1 à 26 élèves et pas de décharge pour la direction. Les heures de travail ne se bornent pas aux heures devant les élèves, le travail se prépare en amont et en aval. Je ne parle pas de la direction. J'arrive à l'école à 7h30, je reste le midi pour corriger le travail du matin (je déjeune en 15 minutes maxi ), et le soir je pars à 18h00. Le soir je travaille chez moi à raison d' 1h30 à 2h00. Je ne me plains pas de mon métier, j'estime avoir de la chance. Les journées passent très vite, je ne m'ennuie pas. Etre avec ma classe, malgré les difficultés auxquelles je peux être confrontée, cela me plaît. Et puis j'ai conscience que je ne peux pas souffrir du chômage et je suis disponible pour mes enfants pendant les vacances. Néanmoins, j'aimerais changer de travail. J'aimerais avoir un métier où lorsque je rentre le soir, je n'ai rien à préparer pour le lendemain ou pour les jours suivants, pas de séance de découverte du monde, pas de dossier administratif à remplir, de dossier pour le psychologue scolaire, le médecin scolaire, la préparation des sorties scolaires, les dossiers de demande d'avs, d'équipe éducative, etc... Et où lorsque je suis en vacances, je n'ai rien à préparer pour mon travail. Mais si le métier vous tente, si vous pensez que vous êtes suffisamment patients avec les adultes comme avec les enfants, que vous avez envie de vous creuser la tête pour faire progresser l'enfant dyslexique, dysphasique, dysorthographique, dyspraxique ou dyscalculique, ou encore l'enfant hyperactif alors je vous invite à passer le concours et à devenir prof des écoles. Car de toute façon cela reste un beau métier !
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Gregory Ortiz
A tous ceux qui envient le métier d'enseignants et bavent devant autant de vacances... Le concours est ouvert... C'est bizarre hein y en a pas tant que ça qui se présentent... Y aurait-il quelque chose finalement qui vous dérange dans ce métier ?
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Sophie
C"est triste de voir ces réactions.
Moi je travaillais dans le privé et je suis maintenant prof des école. Je suis plus fatiguée c'est vrai. Mais parfois c'était super dans le privé je prenais le petit café du matin en discutant, le temps de m'arréter et de me reposer dans la journée. Le soir je rentrais je n'avais aucun soucis sur la journée du lendemain, a part quelques clients penibles mais vite oubliés. Mais je voulais garder mon poste et pour cela je n'avais aucune garantie certains clients me faisaient peur car ils avaient perdu leur travail. Alors j'ai décidé d'être prof des ecole. J'ai repris le chemib de la fac 4/5 ans en gardant des enfants en travaillant dans des camping... Puis j'ai passé le diplôme iufm puis conconours 2 ans. J'en ai bien bavé en j'ai pleure certain soir. Mais j'ai réussi. Alors allez y les envieux car c'est bien de cela qu'il s'agit. Au boulot. Oui j'ai le droit de rentrer chez moi certains soirs et de ne pas travailler. Oui mes 26 heures je les fait non stop alors je peux me reposer. Tant pis si cela ne plait pas à tout le monde. Pauvre chéri ne vous reposez pas vous si vous le souhaitez et craché sur ceux qui se reposent quand ils le peuvent. Oui j'aime mon métier mais je n'ai pas honte de dire qu'il m'arrive de ne pas travailler d'arrache pieds. Et je ne me fait pas de soucis pour certains d'entre vous qui reprochent au prof tout le mal de la terre, vous ne ratez surement pas les occasions de vous reposer. La jalousie fait dure vraiment n'importe quoi, moi mon rêve c'est de trouver un travail où on vit convenablement sans trop s'épuiser. Et c'est votre désir aussi. Mais c'est vrai on travaille sur de l'humain et non de la machine. C'est plus ennuyeux de laisser un pauvre gosse sur le carreau que trois commandes... Il y a des métiers à responsabilité et d'autres non. La fatigue n'est pas la même. Mais je n'irais pas dire à quelqu'un qu'il ne fait rien dans son travail sans connaitre ce qu'il fait, c'est blessant et bête. Cela ne montre pas une grande ouverture d'esprit. Au lieu de pleurnicher sur les "avantages" des autres essayer vous meme de trouver les votres et si cela ne vous conviennent pas changer de travail. C'est pas si simple... Alors essayer d'obtenir les avantages qui vous interessent. Ne devrions pas tous commencer par là. Chercher ce qui nous convient le mieux pour ne pas envier les autres les chanceux qui ont des jobs si sympas...
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Aze Aze
Il ne faut pas tout mélanger. Dans le primaire il y a de tout. Ca va de la classe unique (cad tous les niveaux + la direction) à une simple classe. Il y a des écoles ou les élèves ont un niveau correct et où ils sont sérieux mais il y en a d'autre où il y en a la moitié en difficulté (voir +). Pour info ma femme est directrice avec cm2, cm1, ce2 avec 27 élèves dont certains sont en grande difficulté ce qui multiplie les niveaux (car les instits sont obligés de différencier contrairement aux profs), elle fait en moyenne 70h par semaine (soit 400h de plus que moi dans l’année ) et travail au moins la moitié de ses « vacances ». En plus il faut supporter les parents qui s’ils faisaient leur boulot éduqueraient leurs enfants (c’est de pire en pire) afin qu’ils soient plus sage et aient de meilleures résultats. Personnellement je travaille dans le privé, c’est beaucoup plus tranquille (même avec la « pression ») et les salaires sont bien meilleurs. On a le même salaire mais je ne suis qu’à bac+ 2 (elle est à bac+ 5). Les personnes qui disent que les instits ne foutent rien devraient déjà commencer par passer le concours (s’ils ont le niveau). Autre info sur les décharges de direction: jusqu’à 3 classes à 0j de décharge, c’est très illogique car qui dit 3 classes dit multi -niveau donc plus de boulot. Ne mélanger pas tout. C’est sur que quelqu’un qui à juste une classe de petite section c’est beaucoup plus tranquille, c’est quand même au moins 45h de travail dans la semaine pour un prof qui fait sont boulot correctement.
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Gilbert Grandjean
Il ne me semble pas que la majorit� des enseignants passent leur temps � se plaindre, en tout cas pas plus que les autres professions, mais ils semblent les plus d�nigr�s, au nom de clich�s �cul�s, v�hicul�s sans vergogne par trop de leurs concitoyens, quand ce n'est pas par leur gouvernement, voire leurs propres ministres (All�gre, Chatel et compagnie). Mais, rassurez-vous, la bataille s'ach�ve: leur situation globale s'est tellement d�grad�e qu'� l'heure actuelle bien peu d'�tudiants pr�sentent les concours, que le professeur comp�tent va bient�t devenir une denr�e rare, sinon introuvable, et que vos enfants sont d'ores et d�j�, en cas d'absence de leur professeur, tr�s souvent confi�s � des vacataires recrut�s � titre temporaire sous statut priv�, sans formation p�dagogique et sous-r�tribu�s. Belle victoire obtenue de guerre lasse par la stupidit� humaine associ�e � la manipulation politique et dont les jeunes g�n�rations et la nation feront tr�s bient�t les frais ! Le probl�me en France, c'est que chacun ne voit que ses difficult�s et jalouse ceux qui leur semblent mieux lotis, sans avoir la moindre notion de ce en quoi consiste leur m�tier, et comme l'enfant est devenu un tr�sor � prot�ger � tout prix, y compris du mal-�tre, de l'effort et des incertitudes propres � la condition humaine, on interdit � l'�cole d'oeuvrer � sa maturit� (l'enfant au centre, et condamn� � l'enfance � perp�tuit�), et le professeur, tout naturellement, est devenu coupable de tous ses �checs et de toutes ses frustrations. Se sentant honni, l'enseignant n'a plus d'autre choix, selon sa force de caract�re, que de c�der � toutes les pressions (sur les notes par exemple, d'o� le bac au rabais), de s'enfermer dans un r�le de moine soldat incompris promis au harc�lement de tous mais fier de r�sister, de c�der � la d�pression ou de quitter ce m�tier pr�tendu de r�ve (combien de d�missions, parfois tr�s pr�coces sur lesquelles les statistiques minist�rielles gardent jalousement le secret ? ). Je serai pour ma part bient�t en retraite, mais si je conserverai le souvenir attendri de beaucoup de mes �l�ves, je peux vous affirmer que je n'aurai aucun regret de ce qu'est devenu ce m�tier ni de la stupidit� pontifiante de certains ministres et des contestations �puisantes de trop de parents d'�l�ves, qui, eux, passent leur temps � se plaindre et � nous traiter en boucs �missaires de leurs propres insuffisances �ducatives
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Nathalie H
Aïe , Aïe , Aïe ... Je suis professeur des écoles, 13 ans d'ancienneté et toujours une moyenne de 45 heures de travail par semaine, des vacances sans lesquelles ce métier serait infaisable, quand ce sont des vacances, parce que nous travaillons une partie de ces vacances, et les mercredis ? Corrections, bulletins, préparation des jeudi et vendredi, projets,... (quand nous ne sommes pas en "animation pédagogique" ou en réunion), les journées avec 28 /29 ou 30 élèves demandent une incroyable énergie (je le sais, j'étais ingénieur informatique dans un beau bureau avant de passer le concours pour ce beau métier... Quelle bêtise, j'étais payée correctement, pas épuisée en permanence), les programmes changent tout le temps, aucune routine, impossible de refaire les mêmes choses d'une année sur l'autre, encore faudrait-il avoir le même niveau ! L'été ? Mais on n'est pas payés l'été ! Notre salaire est réparti, c'est ce qu'on peut appeler "du chômage technique". On ne cotise pas aux assedics , donc coincés dans un système, et oui, je veux quitter l'éducation nationale, dont les conditions d'exercice sont de plus en plus difficiles et dont le boulot n'est pas reconnu, il suffit de lire vos réactions... Mais on n a droit à rien, bien sûr. Beaucoup de métiers sont difficiles. Mais se faire taper dessus sans arrêt est invivable. Marre
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Nathalie H
Et surtout... Vous en connaissez beaucoup vous des métiers où on n'a pas le temps d'aller aux toilettes dans la journée ?
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Philippe J
J'ai été professeur des écoles durant 10 ans... Pour être franc, je suis bien content d'avoir quitté l'Education nationale... Je gagne mieux ma vie dans le privé et n'ai plus de préparations à faire lorsque j'arrive chez moi le soir. Je respire enfin ! 6 h dans une classe sont bien plus épuisantes que 12 h à traiter des dossiers dans un bureau ! Croyez-moi ! Quant à ceux qui doutent, je les invite à prendre en main une classe durant 1 mois... On en reparlera après !
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Céline
Personne ne dit que le métier de professeur des écoles est le métier le plus difficile qui existe, simplement que les difficultés sont là comme dans n'importe quel emploi. La virulence avec laquelle vous descendez les profs est insupportable, nous ne sommes quand même pas des bons à rien payés à rien faire ! J'ose penser, mais peut être est-ce utopique, que pour beaucoup d'enseignants la mission est importante, et la responsabilité est grande. Les semaines ne font pas 24h mais bien 35 minimum comme tout le monde, car si le programme reste le même, chaque année les élèves changent et s'adapter est indispensable, donc en effet le travail ne s'arrête pas à la sortie des classes. Alors oui on a des vacances, et les mercredis, et c'est une chance indéniable, mais les professeurs ne sont pas des fainéants qui volent leur salaire, on a un travail comme tout le monde, et comme tout le monde, certains jours c'est difficile de se lever parce qu'on ne sait pas trop comment va se dérouler la journée, si on va pouvoir emmener les élèves là où on veut, parce qu'on a face à nous des enfants, des êtres pensants aux réactions imprévisibles, et c'est également ça qui fait que certains autres jours on rentre le bonheur au ventre ! Pouvoir et savoir enseigner est une chance, un cadeau dont il faut faire bon usage, et à tous ceux qui nous insultent à moitié, ou complètement d'ailleurs, dites moi... Qu'est ce qui vous empêche de passer se fichu concours pour nous rejoindre puisque notre métier est le plus facile et le plus rentable au monde ? La plupart d'entre vous êtes probablement fâchés par un prof qui un jour vous a fait subir sont excès de zèle, du coup on en prend tous pour notre grade, mais tous les agents immobiliers ne sont pas des charlatans, tous les banquiers ne sont pas des voleurs, tous les flics ne sont pas des ripoux , tous les avocats ne sont pas des menteurs.. Et tous les profs ne sont pas des imposteurs ! : ) bonne journée à tous
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Emma Tzigar
J'ai lu avec beaucoup d'attention vos avis sur les profs. J'aimerais que l'on fasse la différence entre les profs de maternelle et primaire et ceux de collège et lycée. J'ai sept enfants qui ont de 6 à 20 ans. Certains de mes enfants ont eu le ou les mêmes instits et j'ai pu constater que les enseignants reprenaient à la virgule près le même programme d'une année sur l'autre. Mêmes poésies, mêmes leçons, mêmes exercices, mêmes évaluations etc donc pour la préparation des leçons je dis ok pour la première année mais ensuite bof ! De plus j'ai constaté également que beaucoup d'instits corrigent les contrôles en classe pendant que les élèves sont en récré ou qu'ils sont occupés. Mes gamins faisaient et font encore en primaire les contrôles le matin, et ont les notes le soir donc pas de correction ou très peu à ramener à la maison. J'ai été moi même enseignante pendant 10 ans (j'ai arrété car famille très nombreuse ! ) et j'arrivai parfaitement à tout gérer avec 4 enfants au moment où je travaillais. Donc se plaindre que c'est difficile parfois d'accord mais que c'est trop dur je dis non. Il existe des métiers bien plus durs croyez-moi. Je pense qu'enseigner en lycée ou collège est plus complexe qu'en primaire
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Gilles
Ce que vous disent les profs ce n'est pas que leur métier est plus difficile que les vôtres chers détracteurs, et que ce n'est pas le plus difficile. Il est clair qu'un agriculteur, qu'un cadre, qu'un employé, qu'un ouvrier... Doit répondre à des objectifs de travail très intense avec une pression énorme en raison de la culture de résultat à la mode de nos jours. Non ce que l'on vous dit simplement c'est que c'est un métier difficile. Il est vrai qu'en se bornant à faire des photocopies de bouquin, en corrigeant à la va-vite, en ressortant les mêmes cours chaque année sans essayer de s'adapter aux élèves permet d'avoir du temps libre. Les vacances sont bien sûr dans n'importe quel métier les bienvenues. Elèves et profs en profitent pour se reprendre et souffler un peu (les vacances de décembre permettent aux enfants d'évacuer de la pression très intense en cette période). Mais vous apprendrez que beaucoup de profs sont passionnés par leur métier (la preuve: mangez avec des profs vous allez voir ils ne parlent que de ça) ce qui engendre beaucoup de travail, de pression et que l'on se sent blessé lorsque les critiques fusent à notre encontre sans aucune justification ni pertinence. Pour ma part j'ai envie de voir vos enfants réussir, j'ai envie de partager mes passions... Et c'est pour cela que ce n'est plus un métier que j'exerce et qu'enseigner fait parti de ma vie de tous les jours. Cependant, je ne me plains pas car je l'ai choisi. Essayez donc de comprendre avant de critiquer et vous verrez, bien souvent cela permet d'y voir plus clair. Et n'oubliez pas que les pouvoirs publics sont bien contents de voir les gens divisés plutôt que groupés. Bien souvent on ne connaît pas le fond du problème lors de manifestations, on ne nous montre jamais de classes très difficiles lors des rentrées scolaires. Où sont donc ces classes dépourvues de matériel, où les élèves sont en échec scolaires, où les bâtiments sont dégradés à priori elles n'existent que dans l'imagination des profs qui y exercent. Alors chers collègues, ne nous plaignons, nous n'en avons à priori pas le droit car comme le dit le film, on fait le plus beau métier du monde ! Un prof passionné
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Amélie Pruvot
Ceux qui pensent que le métier de prof des écoles est facile, ne savent pas de quoi ils parlent. Il est facile pour ceux qui ne font pas bien leur métier d'enseignant, et il y en a. Mais le travail, pour ceux qui ont une conscience professionnelle, est énorme et demande beaucoup de sacrifices. Vos amies qui passent leur temps à faire des activités avec leurs propres enfants, ont bien de la chance, mais pas leurs élèves. Il ne faut pas parler de ce que l'on ne connaît pas, se baser sur des idées toutes faites, on apprend çà aussi à l'école
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D. Y.
Ah ! Jalousie, jalousie, quand tu nous tiens... Je constate que ceux qui se plaignent sur ce forum ont un métier difficile. Certes. Mais, est-ce vraiment une raison pour agresser ce professeur qui fait son travail. Pourquoi un professeur n'aurait-il pas le droit de se plaindre ? Parce que que la majorité d'entre-vous l'aurait décidé ? Vous, qui êtes si à plaindre changez de métier, devenez professeur. Nous verrons alors comment vous réagirez face à un travail quotidien qui n'a rien de facile si ce n'est dans votre imagination
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Marie-Laure Clement
Éducation nationale 1950/2008, un autre monde ! Témoignage. Le ministre de l’Education Nationale en visite dans un collège "ambition réussite" s’est vu réclamer par les syndicats de l’Education Nationale, encore plus de postes, encore plus de moyens ! Pour garantir la réussite des enfants ? Ce collège de 400 élèves était pourtant doté de 100 postes de salariés, professeurs et encadrement ! Élève de 1951 à 1957 à la Maison des Pupilles de Remoncourt 88800, nous avions comme encadrement : un directeur, une secrétaire, deux instituteurs, deux surveillantes d’internat, une cuisinière. Soit 7 adultes pour 60/70 enfants ! Pas de femme de ménage ni de service. Tâches qui étaient assurées par les élèves. Avec une discipline toute militaire. Résultats : 100% de réussite au fameux certificat d’études primaires, avec en plus, le premier du canton (Vittel), cela sur 6 ans. Il faut savoir que 50 % des élèves ayant, à 11/12 ans, réussit l’examen d’entrée en 6e, ses résultats au cep montrent la redoutable efficacité de l’époque. Méthode Freinet, activités extra scolaires : sports, ateliers, cinéma, théâtre et bien sûr, chorale. Avec, en plus, les travaux d’intérêts généraux : ménage, charbon, corvée de patate, jardin, six jours d’éducation de 6h30 à 21h30… Pour comprendre l’état d’esprit de l’époque, la Maison des Pupilles ressemblait au pensionnat des Choristes à Fond de l’Etang, la propreté en plus et la nostalgie en moins. En 1960, il y avait 220 jours de classe. Il y en a 170 aujourd’hui. Si l’on adopte la semaine de 4 jours, il y en aura 140 ! (Travailler moins pour apprendre moins ? ). A la décharge de nos enseignants de 2008, les jeunes élèves sont souvent de grands enfants attardés, élevés dans un cocon. Ils ne connaissent de l’existence que le confort, la sécurité et l’assistanat permanent. Ils sont immergés dès leur naissance dans le monde virtuel de la télévision, du cinéma et désormais des jeux vidéos. Ils sont imprégnés d’utopies humanitaires et dégoulinent de bons sentiments… Et ils seront donc brutalement confrontés à de dures réalités : l’échec scolaire, les sélections pour l’accès aux grandes écoles. Et surtout, l’hyper sélection à l’emploi, le tout aggravé par la situation économique de la France, pénalisée par nos trop lourdes charges, législatives, réglementaires et fiscales. Faible et désarmé, notre pays doit faire face à la concurrence mondiale….. Le choc est terrible pour notre jeunesse et cela produit forcément des traumatisés en veux-tu, en voilà ! … » Ce qui explique les peurs, le rejet de la mondialisation. La fascination pour les emplois dans les fonctions publique où 70 % des jeunes aspirent à faire carrière, ce qui va créer une nouvelle génération de frustrés ! Ceux qui seront refusés ! Ceux qui, recrutés sur concours s’estimeront sous employés avec leurs parchemins. Rappel : Nombres excessifs des fonctions publiques : Jack Lang et les syndicats dénoncent la "saignée" sans précédent de 12 000 postes au sein de l’Education Nationale et prévoient une dégradation dramatique de la qualité de l’enseignement. Avec 7 millions d’emplois publics et 1, 3 millions à l’Education Nationale, cela fait un pourcentage de réduction insignifiant. Nous avons 20/30 % de fonctionnaires de plus que la moyenne européenne. Un professeur pour 10/11 élèves.
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Armelle
Par pitié. Ne nous faites pas pleurer ! J'ai des amies comme vous prof des écoles, qui m'avouent l'indécence de se plaindre ! Qui tous les mercredis ont le plaisir de faire un tas d'ctivités, toutes les 6 semaines ou presque, partent en vacances et vos presque 2 mois d'été ne vous laissent-ils pas le temps de récupérer ? Il faut changer de métier si vous le faites à contre cœur surtout pour nos petits enfants chéris ! Je suis à mon compte, je viens de prendre une semaine de vacances, je ne peux faire plus, si j'avais su, j'aurais fait comme vous, profiter du système ! Je travaille souvent 10 H par jour ! Je vis dans l'angoisse permanente des charges sociales, des salaires... De toutes ces responsabilités ! Et dans ma rue habitée par plusieurs enseignants je les entends rénover leur maison, je les vois cumuler des emplois : Magasin au nom de leur femme, club de plage, centres de vacances, moniteurs... Alors vous entendre vous plaindre. J'ai vécu dans un lycée, j'ai aussi des amis prof de gym, intendant ! Je sais ce qu'il en est de l'éducation nationale !
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Evelyne
Je rêve ! Les maitresses d'école... Pompeusement nommées prof des écoles... Osent se plaindre ! Oui c'est très dur de travailler 24 h par semaine... Pendant combien de semaines dans l'année ? Et la préparation des cours et la correction de devoirs ? Je me marre... Tous les ans les mêmes cours alors on reprend les notes de l'an passé... Et les devoirs à corriger ? Toujours les mêmes à corriger les yeux fermés ! Moi je dis qu'une chose.. Venez dans le privé et vous verrez que vous avez la belle vie... 35h par semaine.. Enfin sur la paye.. Parce qu'en réalité c'est 39h / 45 h par semaine quand tout va bien ! Et le stress permanent... Pas moyen de l'oublier à la maison... Non les enseignants... Votre métier est sûrement difficile de nos jours avec les quartiers à risques et les parents dépassés... Oui ça je le reconnais... Mais ne venez pas vous plaindre de vos heures de travail !
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Lionel Sermet
Bien sûr que les enfants en bas âge ce n'est pas de la tarte, mais avec quels avantages colossaux en retour ? Allez faire 35 heures dans le privé pour 1 000 euro ou 70 heures en étant agriculteur ou petit patron. Vous retournerez avec grand plaisir chez ceux ayant 20 ans d'espérance de vie à la retraite, pas de cotisation chômage à verser, 5 jours d'absence annuelle sans justification aucune, et bien sûr, 17 semaines de congés annuelles...
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Cecile
Je vois que certains ne connaissent pas la vie des profs ! Tous les métiers ont leurs avantages et leurs inconvénients ! Il faut savoir qu'à partir du moment où on est en contact avec le public, c'est pas facile. J'étais cette année parent référent d'une classe de 6e et croyez-moi c'était pas facile de gérer pour les profs les problèmes des élèves quand sur 25 vous en avez environ 1/4 qui ont de graves difficultés scolaires (dyslexie, faible niveau, difficultés à comprendre car un peu lent... ), il fallait que les profs essaient d'adapter leurs cours (tout en respectant le programme) afin que tous les élèves puissent suivre. Quand aux réunions, je sais que le collège de ma fille a eu une journée pédagogique le 2 mai pendant que les élèves faisaient le pont. Les profs étaient au boulot. Alors arrêtons de leur en mettre plein la gueule à nos profs car s'ils n'avaient pas été là à un moment de notre vie, on ne pourrait pas faire ce qu'on fait aujourd'hui
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Christianne Angulo
Ce monsieur Prof des écoles devrait venir dans le privé, commerçant, agriculteur et tant d'autres, il se rendrait compte qu'un commerçant travaille beaucoup plus que lui en heures de présence sur le lieu de travail, et quand il arrive chez lui le soir vers vingt heures c'est son esprit qui continue à travailler et essayer de résoudre les problèmes qui se sont accumulés, tout ça pour un salaire de minable, un travail qui n'est pas sur, les clients qui ne payent pas, et les congés alors, il est loin d'avoir 15 jours par ci 15 jours par là et deux mois en été. Que lui faut-il de plus à ce monsieur professeur des écoles. Il faudrait qu'il regarde autour de lui et ne pas voir que son nombril !
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Jean-Louis Mercier
Mon Dieu... Les enseignants... Quelle misère ! Et les travailleurs de la terre, les travailleurs à la chaîne et... Les chefs d'entreprises, quelles aubaines tous ces gens qui n'ont rien d'autre à faire que d'attendre le bénéfice de leur travail... Sans soucis aucun, simplement pour le plaisir de vivre. Oh ! Oui, les enseignants sont très à plaindre... Seulement les enseignants, bien sûr ! ...
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